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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 17:29
     Rouler à vélo dans les Pyrénées Orientales en cette fin de décembre, semble être de la folie douce, si j‘en crois l’opinion générale, entendue par ci par là. C’est pourtant ce à quoi je vais me risquer pendant ces 3 jours d’hiver. Pour cela, j’ai invité deux personnes avec moi: Véronique mon amie et Pierre mon fils âgé de 18 ans.
    Quelques heures d’autoroute depuis nos domiciles respectifs et nous arrivons à Port-vendres pour une première nuit dans un gîte d’étape idéalement placé à seulement quelques dizaines de mètres du port et du centre ville.
    Nous découvrons une ville désertée par les touristes, aux rues balayées par un vent froid et dissuasif. Le gîte nous oppose une résistance inattendue avec une porte fermé à clef, sans sonnette. Avec l’aide d’une commerçante du quartier, nous parvenons tout de même à pénétrer dans les locaux et à nous y installer, nous ne verrons le propriétaire que plus tard dans la soirée. Le gîte est vide et froid mais aussitôt, nous le trouvons bien accueillant.
     Après un bref passage sur le port qui nous procure quelques pizzas, nous dégustons, au gîte, notre premier repas bien arrosée par une première bouteille de vin. La soirée s’écoule alors normalement entre repas et préparation de la nuit. Nous sommes déjà heureux d’être là, d’être ensemble et nous supposons que nous allons vivre une nouvelle aventure cycliste hors du commun. Soudain, pour achever cette soirée, alors que je sors par hasard dans la cour intérieure du gîte une surprise de taille me tombe dessus. A quelques mètres au-dessus de moi, au milieu de la cour, m’apparaît une personne de sexe féminin visiblement âgée de quelques années de plus que moi. Au premier coup d’œil son costume m’étonne: un court manteau, volumineux, lui recouvre le haut du corps, ses jambes sont entièrement nues malgré la température ambiante bien fraîche. Je suppose qu’elle porte un petit short, mais au fond, je n’en sais rien. Je demeure interdit pendant quelques secondes, interloqué. Je comprends cependant assez vite la situation, cette dame est visiblement une prostituée qui habite là et qui vient de terminer sa journée de travail. Pour ne pas être désagréable, tout le monde a droit au respect et à la considération, j’entretiens avec elle une conversation totalement décalée pendant quelques minutes. En plus de vingt ans passés à courir dans les montagnes, à dormir dans gîtes et refuges, c’est bien la première fois que je suis confronté à cette situation. J’en serai quitte pour un bel étonnement.
    La nuit de cette première journée sera aussi calme et douce qu’espéré. 10 janvier 2009.

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