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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 21:52

Jeudi 30 octobre 2008.

4me jour du voyage.

2ème jour du trek.

Du village de Pharding  jusqu'à la petite ville de Namche Bazar.

Première journée dans ce massif du Khùmbu. Les paysages de montagne changent à chaque minute. « C’est le départ du trek… »

Une belle journée qui va nous permettre de commencer à pénétrer dans ce massif prestigieux.

Le réveil est matinal. Les nuages ont disparu, le ciel est parfaitement clair. Avant de déjeuner, nos bagages sont descendus sur la cour centrale et pris en charge par nos porteurs. Il fait frais dans ce fond de vallée encore à l’ombre. Le thé nous est rapidement servi et nous devons attendre un peu pour avoir le reste du déjeuner.

Vient alors le moment du départ. Les charges sont réparties sur les dos de nos porteurs qui entament aussitôt leur effort. Ils n’ont pas l’air très nombreux.

Il est 7h environ et nous sommes à 1090m. Le cœur du Khumbu est encore loin mais nous avons bon moral. Aussitôt que nous sommes prêts, notre longue caravane se met en marche en prenant le sentier central qui traverse le village.

Bien évidemment nous nous contentons pour ces débuts, de marcher le plus lentement possible. Avec le sac léger et dans cette ambiance de rêve, tout le monde progresse sans difficultés. Les nuages nous cachent les sommets mais avant de les voir, il nous faut apprendre la patience, vertu éminemment népalaise et laisser tomber notre précipitation d’occidentaux angoissés.

Nous traversons ainsi les dernières maisons de Pharding ou je me souviens avoir campé en 1996 avec Fernand, Yan, Daniel. Nous franchissons alors la Dosh Cosi grâce à une longue passerelle pas trop haute. Gérard, Eliane et Maryse l’a franchissent sans hésitation. 

Petit à petit, chacun, aidé par ce sentier large et régulier prend son rythme, regarde les paysages, admire ses premières photos et règle son pas sur l’ensemble du groupe qui avance tranquillement derrière les sherpas.

Nous passons ensuite devant une conduite forcée qui doit alimenter  une micro centrale située plus bas. Nous prenons un peu d’altitude pour arriver à Totok puis à Benkar petits villages tout en longueur. Le sentier s’élance à travers la forêt, en prenant peu à peu de l’altitude. Nous empruntons une nouvelle passerelle pour arriver à Jorsale, porte d’entrée du Parc National.

Là, c’est la grande foule, tout le monde doit passer à cet endroit incontournable pour se faire tamponner ses permis de trek et d’ascension. Je  n’ai pas encore vu les nôtres et je suppose qu’Amar les a bien en sa possession. En tous cas, après un bon quart d’heure, nous franchissons tête haute, le passage.

Le sentier plonge alors fortement vers la rivière pour une belle descente qui nous fait perdre un peu d’altitude.

« -Serge ! Au retour, on reprend le même itinéraire ?

-Heu, normalement oui.

-Et bien, cette descente là,  quand il faudra la remonter, au retour, on risque d’en baver… »

Nous traversons une brève mais magnifique zone humide regorgeant d’oiseaux, de fougères géantes, de fleurs magnifiques…

Nous suivons maintenant le fond de la rivière. Le sentier certainement malmené par les crues de la mousson est mal marqué se divise souvent en plusieurs parties. Face à nous se dresse une formidable montagne au sommet de laquelle on distingue des drapeaux à prières. Je n’ose pas trop l’affirmer car le dénivelé est important mais c’est bien  là que ce loge Namche Bazar, terme de notre  journée.

Nous franchisons alors le Larja Dobhan, passerelle superbe et impressionnante. Il y a beaucoup de mode à cet endroit, qui monte et qui descend, des bêtes et des hommes, des nepalais et des européens qui se croisent et se suivent. Pas le moindre geste d’énervement de la part de qui  que ce soit et tout notre groupe franchit cet obstacle sans dommage mais pas sans émotion.

A partir de cet endroit, la problématique est simple, il nous reste 600 mètres de dénivelé à gravir par un sentier raide, poussiéreux, fréquenté. Ceci, bien évidemment sans forcer du tout.

Chacun se lance un peu inquiet dans ce premier défi et tout le monde y parvient sans trop de dommage. Montée boisée avec un ciel toujours couvert et voilà presque brutalement, les premières maisons qui apparaissent, modestes et sans confort. Nous dépassons le poste de police vide et rentrons dans la ville par la ruelle du marché.

         Je retrouve avec émotion cet endroit magique, perdu au milieu de ses montagnes. Je pense à Daniel, à Fernand, à Gilberte mes amis népalais pour toujours.

         Nous suivons tranquillement notre sherpa jusqu’à un magnifique lodge à 4 étages qui nous est presque entièrement consacré avec chambres, douche et salle à manger de l’autre coté de la rue.

Notre groupe arrive et trouve aisément ses marques. Pour les choix des chambres, les paires et les couples se forment spontanément sans difficulté.

La pièce commune, accueillante, est bien évidemment appréciée par tout le monde. Nous y trouvons un mot de Michel passé là, il y a quelques jours qui nous conseille de nous méfier de la qualité hygiénique des mains du jeune serveur de la maison…

Pour le moment, tout va bien et nous sommes bien en phase avec les horaires prévus. Personne ne semble en difficulté, ce qui est rassurant pour la suite.

Comme nous n’aurons pas besoin de toutes nos affaires d’alpinisme pendant le trek, nous proposons à Amar de laisser ici ce matériel afin de réduire d’autant la charge à porter. Ce sera là un bon calcul, judicieux et solidaire qui fonctionnera à 92% puisque nous les retrouverons plus tard, en bon état, à l’exception notable des crampons de Guilaine que nous ne reverrons jamais. Malgré ce couac, ce fût une idée généreuse, de Véronique, Jean François et d’autres

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