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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 16:49

Vendredi 31 octobre 2008.

5me jour du voyage.

3ème jour du trek.

Journée d’acclimatation et de repos à Namche Bazar.

 

Quand sonne le réveil, nous goûtons avec délice à ce bonheur unique de se retrouver dans un lodge, perdu au cœur du Népal en train de faire l’un des plus beaux treks du monde… Quelques instants plus tard, nous sommes réunis, pour un petit déjeuner bienvenu. Nous traînons un peu à table, aujourd’hui, rien ne presse.

Vers 9h nous quittons le lodge pour une première marche, pour un premier effort en altitude dont la seule fonction est d’envoyer un signal fort à notre cerveau afin qu’il entame dare dare, la fabrication des globules rouges dont nous aurons grand besoin plus tard.

L’itinéraire que nous empruntons, grimpe furieusement vers le haut du village. Visiblement le plat, ici, on ne connaît pas.

Les paysages de terrasses et de forêts sont aussi variés que magnifiques mais malheureusement et contrairement à ce que j’avais affirmé auparavant, le ciel, chargé de nuages et de brumes, rend invisibles les grands sommets.

         Nous arrivons, d’un bon pas en haut du cirque de Namche Bazar et nous suivons le sentier qui remonte doucement jusqu’à une ancienne base militaire reconvertie en musée de l’alpinisme. Cet endroit est connu comme étant le premier point de vue de l’Everest. Je me souviens encore de l’émotion qui avait traversé notre groupe en 1996 quand nous avions eu cette chance. Cette année, pas d’émotion excessive, c’est mauvais pour le cœur, les nuages noient tout et l’on ne voit rien. Je commence à être inquiet, ne va t’on pas me traiter d’escroc ? de bandit? Non, rien de fâcheux ne se produit. Dès qu’Aimé et Eveline ont tout compris de ce musée, nous repartons, laissant derrière nous la carcasse d’un énorme hélicoptère de fabrication soviétique qui s’est crashé là pendant la période de guérilla.

Nous traversons gentiment quelques champs cultivés sans culture apparente, ce n’est pas la saison.

Nous suivons pendant quelques centaines de mètres le sentier principal qui nous mènera demain vers le monde de l’altitude et soudain, au détour d’un virage, voilà que notre sherpa monte sur le talus. Nous abandonnons alors le sentier pour grimper alors fortement à travers une petite végétation arbustive presque piquante, jusqu’en haut de la pente.

Le ciel reste toujours nuageux et bouche la vue mais vers le bas, la vue de la vallée se dégage bien. Notre caravane s’étire de plus en plus. Et sous l'effet conjugué de la pente et de l’effort, des écarts importants se creusent entre nous. Nos amis les sherpas ferment la marche et personne ne songe à faire demi-tour.

Et voici les lodges et hôtels de Syangboche, village occupant le plateau situé juste au-dessus de la Namche Bazar. Pour arriver à ce point, nous avons fourni un effort rude et exigeant mais récompensé par l’arrivée dans ce site étonnant. Notre équipe se regroupe au fur et à mesure des arrivées devant un lodge luxueux. Assis sur le mur qui entoure cette cour nous restons à cet endroit inattendu pour souffler et récupérer un peu. C’est un moment de calme et de bonheur qui ressemble au Népal tel que nous le rêvons depuis des mois.

Au moment de partir, nous constatons, que Véro et Aimé ont disparu, certainement pour prendre des photos de l’après-crête.

Pas inquiets pour deux roupies, nous les abandonnons là et entamons la descente sur Namche en passant par les pentes Nord, raides mais faciles qui nous ramènent sans difficulté jusqu’à notre lodge. En chemin, nos amis nous rejoignent.

Nous mangeons dans le restaurant du lodge et profitons de cette dernière après-midi pour faire nos derniers achats, locations, envois, avant le grand saut vers le haut et l’isolement. La palme revient à Thomas qui va se battre longuement avec tournevis et multiprise pour louer du matériel de haute montagne chez un loueur étonnant.

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Serge Capdessus - dans voyages
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