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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 23:13

Mardi 4 novembre 2008.

9ème jour de voyage.

6ème étape de montagne.

Du village de Dingboche à celui de Lobuche. 

Encore une journée géniale de montée pour une nuit très haute.

Nous reprenons notre marche en avant pour une étape rude et magnifique qui exigera, elle aussi, un effort important.

Dès le matin, nos autorités médicales sont sur le pont: A grands coups de stéthoscope et de tchik-tchik-tension, elles examinent l’état des organismes et, au petit déjeuner, tombe le verdict. Hourrah, le feu vert est général. Marie a bien récupéré de son coup de calcaire de l’avant-veille ou alors, c’est la magie des 75 ans…  Dans les deux cas, merci Thomas.

Nous quittons le lodge. Une petite visite à Ram et nous nous coupons en deux, un groupe passe par l’hôpital de Phériche et un autre file par les terrasses au-dessus du  village.

Nous franchissons la colline qui ferme à l’Ouest, le bassin de Dengboche et nous descendons sur Pheriche, Thomas ayant un lot de médicaments à donner. Il s’acquitte fort bien de cet engagement et rencontre son confrère de garde pour cette année. Mais cette rencontre déçoit les membres de notre délégation qui trouvent ce jeune généraliste peu motivé par cette tâche exaltante. Au moment du Mercato des blouses blanches, si Thomas postule, il sera pris parce que notre docteur, c’est vraiment le meilleur.

    L’étape n’est pas terminée, loin s’en faut. Il nous faut maintenant remonter la longue plaine de Pheriche, plate, boueuse, balayée par un vent toujours froid. C’est un moment moins beau que tous les autres mais les vues sur Cholatse et Tawache y sont particulièrement belles. Nous traversons le petit village de berger de Dusa et parvenons au fond du vallon. Nous n’avons plus que la moraine frontale du grand glacier du Khumbu à gravir soit 150 m de dénivelé. Les derniers mètres sont un peu pénibles avec la faim qui nous tenaille. Les 4600 m sont dépassés.

         Le repas dans le lodge bondé où nous avions dormi en 1998 est donc bien apprécié et nous devons maintenant poursuivre notre marche en avant pour atteindre les 4910m du village de Lobuche. Cela commence à devenir sérieux. 

         La montée jusqu’à Tokh pass est visuellement impressionnante depuis le lodge placé juste au-dessous. Tout le monde attaque donc cette montée à tous petits pas. En réalité, nous parvenons tous sans difficulté au col ou sont érigés nombre de monuments en souvenir des sherpas tombés à l’Everest.

         Le ciel se couvre peu à peu, le vent est toujours froid mais l’atmosphère dans notre groupe, grâce aux blagues de Maryse et de Guillemette, est toujours joyeuse et sans accroc.

         Les derniers arrivés, les photos prises, nous nous lançons dans la dernière partie de la journée avec une longue et presque plate remontée de la vallée terminale de Lobuche. 

         Devant, Guilaine et Alain filent bon train, derrière les autres s’échelonnent sur une grande distance. Le sentier longe le torrent jusqu’à Lobuche.

         Lobuche, c’est pour moi la référence absolue de la nuit inconfortable. J’y ai dormi en 1996, sous tente, avec Yan et cette nuit là je crois que nous ne l’oublierons jamais tellement elle fut haute, froide et difficile.

         Arrivés dans le lodge, les chambres sont réparties un peu à l’arrache, la plus sombre mais au rez-de-chaussée revient à Ursula et Liliane, Jean Paul continue à dormir seul.

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Serge Capdessus - dans Montagne
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