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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 16:34

 

Mardi 11 novembre,

JOUR 4 : Gokyo 4750m – Renjo Pass 5340m – Lengdeng 4470m

 

Date Heure

de départ

Total Temps

Total

Asc. m

Moyenne

Asc. m/h

Total

Desc. m

Moyenne

Desc. m/h

Altitude

maxi

Altitude

mini

Arrivée à

11/11 à 6H50

3h11

634

260

19

120

5340

4738

Renjo Pass

11/11 à 10h44

3h10

30

100

999

500

5374

4399

Lengdeng

11/11 Total

6h21

664

 

1018

 

 

 

Cumul 1682m

 

Au petit matin,  peu de trekkers partent vers le Renjo Pass. C’est tant mieux ! Chacun apprécie cette solitude, avance à son rythme, laissant l’itinéraire se dévoiler entre pierrier, glace, dalles et marches taillées. Derrière nous le spectacle est époustouflant : l’Everest… juste en deçà : la moraine du Ngozumpa glacier, telle  une gigantesque autoroute en construction…  les lodges de Gokyo se devinent dans la brume, les sommets se reflètent dans le lac …

Au col : cri de l’Everest Yahouuuuu !

Nous sommes les seuls,  une halte silencieuse et contemplative s’impose : c’est la dernière fois que  nous voyons l’Everest d’aussi près. Mais deux jeunes français, chacun voyageur solitaire, arrivent au col, l’un après l’autre. Avides de parole, ils nous saoulent avec leurs aventures… Certains s’isolent plus haut.

La descente est raide : un interminable escalier à marches régulières, emprunté par les yaks. L’étape est rude pour ceux qui viennent de Thamé ! Un trekker autonome, épuisé et chargé,  s’informe de la distance à parcourir jusqu’au col. Difficile de lui avouer tout ce qu’il lui reste encore d’ascension… Plus bas,  nous traversons un "base camp": une vraie poubelle ! Pause écologique. On se met à rassembler les déchets. Les porteurs et les sherpas nous aident. Jean-Paul trouve même un  fond de bouteille de whisky pour mettre le feu.

A Lengdeng : lodge sommaire, apéro au Pastis ! Kadjig n’a pas oublié la commande : un dessert car c’est l’anniversaire de Jean-François ! Il a même droit à des cadeaux : 1 twix, 1 carambar et un tee-shirt du Gokyo Ri.

Mercredi 12 novembre

JOUR 5 : Lengdeng 4470m – Thamé - Thengpo 4350m

 

 

Date Heure

de départ

Total Temps

Total

Asc. m

Moyenne

Asc. m/h

Total

Desc. m

Moyenne

Desc. m/h

Altitude

maxi

Altitude

mini

Arrivée à

12/11 à 8h05

6h03

134

140

722

280

4389

3800

Thamé

12/11 à 14h09

2h02

498

320

0

0

4350

3800

Thengpo

12/11 Total

8h05

632

 

 

 

 

 

Cumul 1354m

 

Le programme prévoyait une "étapette" de descente jusqu’à Thamé. En fait, ce sera une vraie étape jusqu’à Thengpo.

A Thamé, nous retrouvons Cook. Il nous a quittés à Gokyo, il est redescendu à Namché Bazar pour préparer l’expédition. Surprise !!! Il nous apporte une missive du groupe. Le Népal est incroyable… A la seconde lecture, nous découvrons qu’il manque deux signatures. Que leur est-il arrivé ???

Dawa, notre guide, nous propose de partir en début d’après-midi pour Thengpo. Nouveau départ précipité. Il faut préparer rapidement un sac pour trois, vérifier le matériel de montagne. À qui sont ces crampons ? Qui a oublié sa poignée Jumar ? Les cordes fixes, les pieux sont-ils prévus ? Les tentes ? Et le piolets ? Ils n’y sont pas ! Introuvables ! Ils sont sur les yaks ! Non, ils seraient dans un autre village ! Lequel ??? Organisation népalaise…

Sylvie recharge le groupe en pharmacie, ça peut être utile… Nouvelle séparation 

Aucun trekker dans cette vallée encaissée. La sente de plus en plus étroite est envahie par les bruyères… rien à voir avec les larges sentiers de la vallée de Gokyo ou de Lobuche. Les sommets enneigés dominent. La brume gagne la vallée. Nous avons perdu de vue guides et porteurs,  deux femmes nous interpellent et nous guident: nous ne sommes plus sur le bon sentier. Dhanyabat ! Nous traversons plusieurs kharkas. Depuis deux heures, nous avançons seuls dans la brume. Toujours pas de porteurs !  Au-dessus de nous, un couple providentiel avance, leur dhoko chargé de branchages. Je leur cours après  pour demander notre chemin : "Thengpo ten minuts". Ouf! Nous cheminons côte à côte, brefs échanges, larges sourires. Ils nous indiquent le karkha. Les yaks sont déjà là. Nos chemins se séparent, eux continuent encore plus haut, vers un no man’s land…

A l’arrivée, comme un  présent, la brume se disperse, le Pachermo est ENFIN en vue. Depuis le Renjo Pass, nous le cherchons de vue. Séquence émotion !

Pas de campement pour cette nuit, il reste des places dans un dortoir du lodge. Pour les nuits prochaines, je négocie une place dans une tente des garçons, hors de question que je dorme seule dans une tente à plus de 5000m d’altitude ! Non, je n’ai pas peur du yéti ! Mais du mal des montagnes. Le jeune aspirant-guide français, présent dans le lodge, le confirme, mieux vaut ne pas dormir seul à cette altitude. Il  arrive du Rolwaling, il a marché plus de 12 heures de marche (et à quelle vitesse ?)… Vu son état de fatigue, on imagine la journée, on est admiratifs. Il nous informe sur les conditions au col et nous conseille sur les camps de base : pas question de monter directement jusqu’à 5600, comme nous le propose Dawa, nous installerons deux camps.


JOUR 6 Thengpo 4350m– camp de base 4850m

 

 

Date Heure

de départ

Total Temps

Total

Asc. m

Moyenne

Asc. m/h

Total

Desc. m

Moyenne

Desc. m/h

Altitude

maxi

Altitude

mini

Arrivée à

13/11 à 8h39

2h50

568

280

25

200

4850

4280

Camp de base

 

L’équipe s’affaire à répartir les charges entre les porteurs et les yaks : matériel cuisine, carburant, matelas, tentes, nourriture, équipement montagne, tiens les piolets sont là ! Toute cette logistique déployée pour cinq français et un sommet ! Mais rien à voir avec l’expédition de Sir Hillary en 1953 : 350 porteurs !!!

8h30, c’est le départ vers une grande aventure, finies les lodges. L’atmosphère est sereine. La caravane s’ébranle dans les dernières landes, sous le soleil. Les cloches des yaks et les sifflements de leur guide animent la déserte vallée.  Ensuite, c’est le gris, le blanc, l’aire du minéral. Nous montons à travers éboulis, chaos de pierres, dalles. Le camp de base est installé dans une cuvette, à moins de 4900m d’altitude, avec une efficacité et une rapidité remarquable.

Pour l’après-midi : repos au soleil. Mais dès qu’il disparaît derrière les sommets, il ne nous reste plus qu’à nous glisser dans les duvets.

A la nuit tombée, une jeune française, accompagnée d’un porteur et d’un sherpa, arrive de high camp, impossible de supporter l’altitude… Et nous demain comment serons-nous ?

 

 

 

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Serge Capdessus - dans voyages
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