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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 18:32

 

            BRIANCON 

ST MARTIN DE VESUBIE.

Eté 2009.

Randonnée sans portage de bagages.


Après avoir parcouru en France,  les Pyrénées, les Alpes, la Corse, les Vosges et le Jura, nous avons voulu, en cette belle année 2009, poursuive notre traversée des Alpes. Partis en 2006 de Chamonix nous allons donc essayer de ralier les villes de Briançon (05) et de St Martin de Vésubie (06).


             Samedi 18 juillet 2009. 1er jour.

    C'est à Briançon 1290m que notre groupe fort de pas moins 21 éléments se retrouve. La quasi totalité d'entre nous arrive en train, quelques uns en voiture et aucun à vélo. C'est une première soirée de réglage  dans ce gite de Barracan, bien équipé mais pas très accueillant.


      Dimanche 19 juillet 2009. De Briançon à Brunissard. Une belle première étape pas trop longue mais déjà sportive. 2ème jour.
   Les choses à faire le premier matin sont nombreuses et pas forcément évidentes. Chacun y met de la bonne volonté et vers 9h, miracle, tout est prêt. La voiture avec remorque, chargée au maximum de tous nos sacs et de toute l'intendance, quitte le gite. Il fait très beau, nous ne le savons pas encore mais nous allons garder ces conditions météo pendant les 10 jours de notre traversée.
    Rapidement, nous laissons le village de St Pancrace et attaquons la montée en suivant d'abord une petite route bien raide, peu fréquentée et qui se transforme en piste. Heureusement, nous marchons à l'ombre, ces premières pentes sont raides et réveillent les organismes. Nous remontons maintenant le vallon de Baracan, ombragé et calme. Un rapide appel téléphonique nous rassure, la voiture est déjà arrivée.

    En un peu plus d'une heure de marche, voilà la chapelle St Elizabeth et le hameau des Ayes 1711m. Une bréve halte dans cet endroit isolé et encore habité et nous sortons de la forêt pour pénétrer dans les alpages. L'atmosphère de notre groupe est déjà souriante et détendue. Le sentier nous mène vers le col que nous devinons rapidement. Juste après avoir retrouvé la piste,  environ au niveau de l'abri communal, nous nous arretons. Il est un peu plus de midi, il fait beau, l'heure est propice pour notre principale halte- repas de la journée.
    En une heure de marche, nous parvenons sans fatigue excessive aux 2477m du col des Ayes ce qui représente pas moins de 1200m de dénivellé.  Pour une première matinée, ce n'est pas mal. Il fait toujours beau, nous avons bien le temps d'y prendre les premières photos de groupe. En toute logique, le sentier plonge alors vers le sud par les paturages pelés et désertés de l'Eychaillon, longe la base de hautes falaises gravies par de nombreux grimpeurs et nous mène au bois de Planet occupé par un vaste camping.

    Il est 16h30 environ quand nous arrivons au gite d'étape de Brunissard ou nous attendent depuis déjà un bon moment, Pierre, Rémi et la voiture. Une douche, un thé, un apéritif et hop tout le monde a récupéré de cette belle première journée.

  

         Lundi 20 juillet 2009. 3ème jour. De Brunissard à Ceillac. Une grande étape avec une après midi redoutable.
    Ce matin, le beau temps, toujours présent et la perspective d'une longue journée nous font quitter tôt ce petit hameau  accueillant.
     Au début, tout est facile, il nous suffit de descendre en traversant villages et paturages. Nous marchons à l'ombre, tout va bien. Nous traversons les villages de La Chalp et d'Arvieux mais sommes, ô surprise, obligés de remonter pendant 200m jusqu'au lac de Roue. Hâvre de calme, ombragé où nous n'avons pas le temps de nous arrêter. Une belle descente, raide à souhait, de 500m, par un sentier forestier nous mène jusqu'à Chateau Queyras, étonnante bourgade coincée entre torrent et montagne.
    Nous arrivons dans cette petite ville où randonneurs et automobilistes se disputent a route pendant quelques instants. Il y a si peu de place dans cette belle cité médiévale que Véro et la voiture n'ont pas pu nous y attendre, ayant déjà filé vers Ceillac. Mais, bonne nouvelle, le 22ème homme est là. Notre ami Gricha nous rejoint pour le repas de midi pris au bord du torrent.
    Pas le temps de boire un café, le plus difficile est devant nous, avec une terrible montée jusqu'au col Fromage, 1000 mètres plus haut. C'est une belle après midi d'efforts qui nous attend. Heureusement que la forêt est là avec ses ombrages.

    La montée longue, rude, fatigante est conforme à nos prévisions: pas moins de 4h de montée nous sont nécessaires pour arriver sur la crête du col, large et faiblement marquée. Une dernière spectaculaire traversée nous permet d'atteindre le Col Fromage 2301m.
   
Il est 17h. C'est un soulagement général qui parcours notre groupe, de Philippe à Isabelle, tout le monde est content d'être enfin arrivé.
   Pierre, Jean Luc et Rémi en profitent pour se lancer dans une course au sommet, comme en 2004: record battu avec 17mn30! Bon, très bien, mais le reste du groupe ne goûte pas à ce genre d'effort de fin de journée et préfère descendre sur Ceillac ou le gîte habituel, grand et bien équipé nous attend.
    Il est presque 18h quand les derniers arrivent au gîte. Juste le temps de se jeter sous la douche et de lancer la main vers son premier verre d'apéritif.
 

   Mardi 21 juillet. 2009. 4ème jour. Du village de Ceillac (05) 1639m au hameau de Maljasset (04) 1910m. 
    C'est une étape moins éprouvante que celle de la veille qui nous attend ce jour là mais qui nous occupera tout de même, presque toute la journée.
         "Le temps est légèrement couvert en ce début de journée? Tant mieux, nous souffrirons moins qu'hier!"
    Après avoir un peu cherché le départ du sentier, nous filons bon train sur un itinéraire bien marqué. Nous passons au pied de falaises et de cascades, l'endroit est fréquenté, magnifique.

    Quelques barres de céréales, quelques arrêts de temps en temps et notre belle caravane toujours bien regroupée, arrive en deux heures environ aux premiers lacs de Soubeyrand. Nous connaissons bien l'endroit pour, ces dernières années, y être dejà passés à plusieurs reprises. Quelques pistes de ski abiment un peu ce site encore préservé et nous voilà au lac de St Anne et à la chapelle du même nom, il est 2400m d'altitude. 
    Pour franchir dans de bonnes conditions l'obstacle qui nous fait face, Philippe entame seul la montée vers le col. Nous pensons le rattraper rapidement et bien, il n'en sera rien. C'est seulement dans le gîte de Mlajasset que nous le rattraperons.
   Notre groupe reste bien groupé et monte jusqu'au sommet de la Tête de Girardin 2876m.
     C'est sur les flancs sud du sommet que Roland, Pierre et Rémi battent en descente des records de vitesse dans d'immenses pentes d'éboulis.

    En 1h30 de descente spectaculaire et bien raide sur la fin, nous descendons sur le petit hameau de Maljasset 1910m.
    Le gîte est magnifique, original et Charles Hubert nous y sert un repas remarquable.

   Mercredi 22 juillet. 5ème jour. Du hameau de Maljasset  1910m au village de Larche 1670m.
   
Et ce matin c'est notre voiture qui nous donne bien du souc
i. Bêtement, je l'ai descendue dans la partie basse du village, défendue par une rue très raide. La voiture, même vide, n'arrive pas à remonter la pente (nous, cela va, merci).
    Bien aidé par les matinaux de l'équipe qui sont aussi des costauds et des mécanos (Jean Philippe, Bernard, Gricha, Véro...), je ramène après bien des sueurs et des émotions, et voiture et remorque et contenus à une route carossable par notre attelage.
Bernard plonge sous la voiture et le diagnostic tombe: "Attention, cela pourrait être grave, il faut absolument passer dans un garage". Pierre et Remi s'en chargeront tres bien
  Maintenant que tout est sur les roues, il nous suffit de suivre la route du fond de vallée, pendant quelques kilomètres, sous un ciel juste un peu voilé, pour atteindre un petit carrefour. Philippe nous laisse, va faire à la ville quelques courses et nous rejoindra le soir même.
       C'est alors que nous découvrons  un site magnfique. La route que nous empruntons enjambe un pont extraordinaire. C'est le Pont Vouté, construction  vertigineuse et spectaculaire. Véro nous avait bien prévenu mais nous n'osions pas la croire. Nous y prenons bon nombre de photos, certains ont même les jambes qui tremblent un peu.
    Une heure après, c'est le petit village de Fouillouse à 1907m qui nous accueille du bout du volet pour un arrêt avant la montée.
    Il nous reste alors 600m de denivellé à gravir, ce qui n'est pas insurmontable pour un groupe comme le notre, mais cela représente tout de même un bel effort.

    Le sentier remonte directement  des paturages en alternant montées et replats. Tout va bien, chacun prend son rythme comme il lui convient. Les premiers arrivent au col, les autres prennent quelques photos et bien évidemment, c'est exactement à ce moment là, qu'arrivent de gros nuages qui nous lâchent quelques minutes de pluie et quelques secondes de grêle. Nous en profitons pour sortir notre coupe vent, ce sera pratiquement le seul moment de toute notre traversée.
    Tout le monde arrive au col, un peu secoué par cette micro tornade de grêle. Col du Vallonet 2524m. Bravo à Réné, Marie, Liliane et Ursula pour leur courage. Merci à Sylvie et Jean Luc pour leur aide.  
    Sans attendre, nous filons dans le Vallonnet où nous prenons, enfin, notre repas de midi. Nous y rencontrons une curieuse expédition composée de marcheurs qui tirent des chariots sur lesquels sont assis des hommes et des femmes handicapés. Bien évidemment, nous prêtons main forte à cette expérience un peu étonnante, jusqu'au fort de Viraysse où ils stoppent.
    Nous continuons jusqu'au col de Mallemort 2528m.
      La vue est magnifique sur les montagnes alentours hérissées de nombreux forts at autres fortifications. Il fait un temps frais, très agréable. 
   Une belle descente, un peu raide au début, avec de très nombreuses marmottes, nous mène directement à Larche, petite bourgade de 100 habitants et à la voituré réparée et à un gite accueillant.   
  Larche est une petite commune, détruite en 1944 par les Allemands et reconstruite à la libération.


Jeudi 23 juillet.  Du village de Larche 1670m au hameau de Boussiéyas.
    A 5 h du matin, des ombres se glissent en dehors des lits. Ce sont 4 fous de notre équipe qui vont gravir le col de Larche, à vélo avant le début de la journée de marche.
    Le reste de l'équipe, des gens raisonnables, se  lève à une heure convenable  et prend le petit dejeuner comme prévu.        

Et vers 9h, tout le monde est prêt, les raisonnables et les fous, pour une nouvelle magnifique journée.
    Pour commencer, pendant une petite heure, notre groupe se contente tranquillement de marcher sur la route, en remontant un classique fond de vallée, fréquenté par des touristes en voiture. Le vent souffle fort et nous permet d'atteindre rapidement le terminus de cette petite route à 1923m.

Nous allons maintenant remonter le long vallon du Lauzanier. Notre caravane au complet, sauf Pierre et Rémi qui cherchent et trouveront un mécano sérieux, sympathique et honnête, s'étire tranquillement au fil de l'effort. Nous avons le plaisir de marcher dans un site pastoral encore bien vivant avec des troupeaux de moutons, des bergers et leurs cabanes. Peu à peu le paysage change : de herbeux et pastoral, il change insensiblement pour devenir rocheux  et venté. Nous dépassons le lac du Lauzanier. Le sentier forme ensuite un grand lacet sur la gauche du vallon pour progresser ensuite dans de vastes pentes d'éboulis calcaires. Les premiers Jean Luc, Bernard, Jean Philippe sont déjà arrivés.

Nous contournons d'autres lacs et atteignons sans encombre le Pas des Cavales et ses 2671m.

L'endroit fréquenté par de nombreux randonneur, est un magnifique col très marqué entre deux sommets de 2800m. D'ailleurs dans les Pyrénées, on l'appelerait "brèche". Nous y prenons, tous ensemble,  le repas de midi, assis sur des drôles d'ardoises  rouges et taillantes.

Mais c'est la descente du versant Sud qui va vraiment nous impressionner. Le sentier plonge en effet directement dans les pentes  rocheuses très raides. Ce n'est pas de l'escalade, bien sûr, mais le sentier étroit interdit tout faux pas.  Liliane se déclare étonnée par cette partie un peu délicate. Nous faisons bien attention où nous mettons les pieds, surtout que le topo nous parle de pierres lancées par le vent sur les randonneurs...

Le sentier bien tracé nous permet de laisser derrière nous ces escarpements   pour retrouver l'herbe. Il  coupe maintenant une vaste zone de paturage. Quelques cabanes en ruine, quelques puits à gypse et après une nouvelle traversée de torrent, nous arrivons au  col des Fourches 2262m. Une bonne halte nous permet de prendre connaissance des panneaux d'information sur la vie, l' histoire, la géologie de ces montagnes.

        Nous arrivons ensuite au camp des Fourches, vastes batiments militaires aujourd'hui laissée à l'abandon.  Il nous reste maintenant à couper et à recouper  la  belle route départementale, magnifiquement asphaltée,  qui descend du col  la Bonette, pour arriver au hameau de Bousieyas  1883m. Mais c'est un  gîte en mauvais état, à l'accueil moyen, à la  cuisine sommaire et aux  tarifs excessifs qui nous attend. Certains  préfèrent logiquement bivouaquer.


    Vendredi 24 juillet 2009. Du gîte du hameau de Bousiéyas à celui du village de Saint Etienne de Tinée.

    Ce matin, le beau temps continue.  Notre groupe, éclaté en 4 endroits differents, a bien dormi. Dans la fraicheur de l'ombre, nous quittons cet endroit perdu, magnifique mais vraiment pas accueillant. 

    Nous délaissons le panneau de l'arrêt de bus alors que la ligne n'exite pas, pour filer par le bas du village. En 1 h de marche agréable à l'ombre et à travers une foret claire de grands résineux, nous atteignons le col de la Colombière 2237m.

    Tout va bien, tout le monde est en pleine forme.  Nous gravissons donc la crête Est pour atteindre, nombreux, par une crête herbeuse, la Tête de Vinaigre 2394m. 

    Au sommet, comme très souvent dans la région, un ancien fort militaire maintenant à l'abandon, occupe tout l'espace.

    Une rude descente nous attend. Non pas qu'elle soit vertigineuse comme celle de la veille mais elle est haute et orientée plein sud.  Nous devons en effet rejoindre Saint Dalmas quelque 800 mètres plus bas et  pas le moindre nuage ne vient calmer l'ardeur du soleil maintenant bien haut dans un ciel sans nuages. Nous allons traverser des pentes immenses écrasées par une chaleur etouffante. La végétation change de façon spectaculaire, des arbustes des plantes, des fleurs  méditerranéennes font leur apparition.  Nous croisons quelques randonneurs qui s'attaquent à cette terrible montée en pleine chaleur. D'ailleurs, même notre groupe s'étire lui aussi sous l'effet de la chaleur en descendant le dernier ravin.

    Quand nous arrivons à St Dalmas le Selvage, village dont on comprend très bien le nom, nous sommes ravis d'y trouver une belle place dallée avec une partie centrale écrasée de soleil qui plait beaucoup à Gricha et une partie ombragée qui ravit presque tous les autres de Renée à Liliane.

    Après avoir bien apprécié l'endroit : la place et la fontaine, le magasin et la terrasse du café nous continuons à desdendre en franchissant au passage le col d'Anelle 1739m.

    Une nouvelle descente nous attend alors que nous approchons des températures tropicales.  Heureusement, nous traversons nombre de champs cultivés et de jardins, souvent bien ombragés. Les lavandes embaument le sentier.

A l'entree de St Etienne, notre groupe se regroupe spontanément pour trouver le gîte, à la sortie du village ( les gîtes sont toujours à la sortie des villages!). Nous arrivons enfin; la journée n'a pas été trop longue mais a été trop chaude, on se croirait dans le sud de la Corse. St Etienne de Tinée 1144m.

    Rémi et Pierre sont déja arrivés et essuient sous nos yeux, une volée de bois vert de la part des gérants de l'endroit, visiblement instables et caractériels. Le gîte, ancienne prison, est tout en hauteur. Chacun y trouve ses marques.

    Le soir, quand le calme est tombé sur cette grande batisse nous sortons en ville par petits groupes mais à part un magnifique terrain de football en synthétique, il n'y a pas grand chose à voir, encore moins à boire ou à manger.


            Samedi 25 juillet 2009. Du  gîte communal de St Etienne de Tinée au gite- auberge de Roya.

           Ce matin, le grand beau temps continue. Sous la haute autorité de Bernard, le chargement de la remorque est rapidement terminé.

    Nous filons vers le sud. Le sentier abandonne la route et monte sèchement dans la forêt. Un beau petit effort matinal de 500m de dénivellé nous fait atteindre le haut du plateau d'Auron.

    Nous découvrons alors par l'arrière une station de ski. Quelques lotissements sans interêt, quelques hideux ronds points et nous voilà dans le centre. Pas de neige bien sûr, mais du monde, de l'animation et des commerces. Il est onze heures,  tout cela tombe très bien et nous profitons, là encore, de l'ombre de la place centrale pour une belle pause. Ici même les cafés et les vendeurs de légumes sont sympas.

    Les réserves biologiques et humaines reconstituées, nous devons maintenant traverser les laides pistes de ski pour attaquer l'ascension du col de la journée.

    Rusée, Liliane débusque un téléphérique dont la gare supérieure semble bien placée sur notre parcours. Effectivement notre GR passe sous les cables du téléphérique de Las Donnas pour aller rapidement se cacher dans la forêt toute proche.  Nous croisons bien quelques vététistes hurlants mais cela ne dure pas longtemps.

Le reste de l'équipe préfère en découdre avec les pentes boisées et fraîches qui nous font face. La montée magnifique et agréable représente un joli petit effort de 400 mètres de dénivellé. Notre caravane progresse d'un bon pas efficace et parvient sans dommage aux 2011m du col. 
L
e sentier se retouve rapidement seul et nous avec.  Nous n'avons donc aucun mal à atteindre le col, malgré quelques lacets un peu raides: col de Blainon 2011m. La crête sommitale large et boisée permet tout le confort nécessaire à une bonne pause où, Pierre et Rémi, marcheurs du  jour, nous ont rejoint .

 

Rapidement Liliane et Geneviève arrivent en suivant la crête ensoleillée. L'endroit est magnifique de calme et nous mangeons en ragardant, de temps en temps, passer quelques vététistes sur un parcours amenagé.


    Et voilà encore une descente à assurer en plein soleil, plus courte toutefois  et un peu moins étouffante que celle de la veille.

    Voilà Roya et son ancienne école, rénovée en belle auberge où nous sommes très bien accueillis. Ecrasés par la chaleur, les très jeunes de l'équipe passent la fin de cette journée de feu couchés dans le bassin du lavoir du centre du village...

  Belle soirée dans ce bel endroit: notre apéritif est parfaitement réussi, le dîner est servi sur la terrasse encore ensoleillée... même les douches sont impeccables chaudes.

     


     

Dimanche 26 juillet 2009. De l'auberge de Roya  au gîte  communal de Roure.

Le propriétaire de l’auberge nous ayant mis en garde au sujet de la longueur de l’étape du jour, nous préférons avancer l’heure du lever. Il fait encore nuit quand le réveil nous tire du lit après une nuit agréable mais trop courte. Jean Luc et Sylvie qui ont dormi plus haut, dans le village, arrivent en voiture. Nous prenons le petit déjeuner sur la terrasse et quittons à regret cet endroit merveilleux.

         Nous descendons d’abord dans le bas du bourg pour pénétrer dans le Parc National du Mercantour. Notre étape devant être très longue nous pressons le pas en ce matin frais et ombragé pour essayer d’avaler le maximum de distance avant le déjeuner.

Remontant le vallon de Sallevielle, notre parcours nous mène d'abord dans un défilé rocheux avec des vues superbes sur les falaises - " les barres de Roya" . L‘endroit est aussi sauvage que magnifique avec ces faces rocheuses qui nous toisent de toute leur hauteur. Nous n'avons pas le temps de nous arrêter. D’un pas aussi régulier que possible, nous dépassons ce défilé, franchissons le torrent et marchons rive gauche jusqu'à une bergerie sans berger.

Nous y faisons une petite halte et repartons rapidement en traversant une vaste zone d'éboulis et blocs rocheux.  Peu à peu, l’herbe des pâturages cède la place aux cailloux et aux pierres du monde de l’altitude. Face à nous, une nouvelle falaise formidable nous barre l’horizon. Nous devons la contourner, en passant par la gauche, aidés pour cela par plusieurs lacets.  Sous l'effet de l’effort et du temps, notre groupe s'étire normalement en longueur. Il fait toujours très beau. 

       Gricha et Roland en profitent pour sauver un mouton, retrouvé  complètement ko sur le bord du sentier, probablement attaqué par un loup. Le sentier continue de bien appuyer sur la gauche, traverse un replat herbeux et marécageux et parvient au col de xxxxxxxxx  ou les premiers (Jean Luc, Rémi, Bernard, Sylvie...) nous attendent depuis dejà un certain temps. 
    Il fait toujours aussi beau, la bonne humeur est générale dans le groupe. Nous pensons avoir fait le plus gros, c'est probablement exact mais la distance encore à parcourir reste encore énorme.
    Nous nous partageons alors en deux sous groupes: Pierre Rémi et Jean Luc vont gravir la crête et le sommet du Grand Mounier et le reste de l equipe file plein sud, vers le bas de la vallée. Les trois ascensionnistes rejoindront le reste de l'equipe plus tard et plus bas.
    Très rapîdement, nous nous retrouvons sur un immense plateau calcaire, ensoleillé dépourvu d'arbres, d'herbe et d'eau. Nous pressons le pas afin de couvrir la plus grande distance possible avant la pause de midi.
    Le paysage semble immense et d'une autre latitude, tant le contraste est important entre le versant nord et le versant sud du massif. En suivant la bande des trois du regard pendant un moment, nous croisons beaucoup de personnes qui montent, certainement pour gravir ce meme sommet, un grand classique de la région.
    Après une descente au rythme rapide, nous parvenons au niveau de la forêt, quelques pentes herbeuses viennent à notre rencontre et nous stoppons au bord du chemin pour le repas de midi.
A partir de ce point, le relief recommence à se compliquer. Nous traversons ainsi un torrent, un hameau d'altitude avec voitures et bergeries mais l'heure de la descente finale n'a pas encore sonnée.  Il nous faut  traverser un vaste paturage  à vaches pour arriver enfin à la Chèvrerie de Roure.    
    Nous y opérons un regroupement genéral. Tout le monde est fatigué et comme il n'est pas possible d'acheter du fromage, nous repartons par petits groupes.    Le soleil commence à décliner quand  les derniers quittent cet endroit finalement plus accueillant que pensé initialement.

  Le parcours est alors simple: pendant un petit quart d’heure, nous suivons le torrent qui descend gentiment à travers les pâturages puis soudain, arrivés au bord du plateau, nous plongeons dans un versant haut, raide et boisé. Un contraste total.
Le sentier nous fait donc rapidement perdre de l’altitude en coupant des pentes aussi belles que sauvages. 
Chacun en profite pour accélérer le pas et achever cette longue journée. Une heure environ après le départ de la chèvrerie, nous atteignons un petit hameau, très ancien, de granges d’altitude. Beaucoup d’entre elles ont l'air abandonnées, d’autres sont en ruine mais quelques-unes sont encore habitées ou en rénovation.

A partir de ce point, notre sentier se transforme en piste, large et déserte.  Marie flane à l'arrière, Jean Paul ramasse myrtilles et mures et nous arrivons dans le petit village de Roure, accroché à flanc de montagne. Malgré l'étroitesse des rues, la remorque est là. Merci  à la conductrice. Le gite lui aussi est minuscule. Bernard et Jean Philippe se mettent immediatement au fourneaux et nous préparent une magnifique paella. Tout le monde y met du sien et l'heure espérée, le repas est servi.
La nuit, calme et douce permet à tout le monde de récuperer, certains bivouaquent dans les prés alentours.



              Lundi 27 juillet 2009. Du gite communal de Roure  au gite auberge de  St Dalmas. 10ème journée. Pour récupérer des efforts de la veille, nous descendons à St Sauveur et en remontant de vallon de Bramatin, nous arrivons à  St Dalmas.

Mardi 28 juillet. St Dalmas 1290m / St Martin de Vésubie. 11ème journée. L’étape la plus courte pour terminer notre périple. Les itinéraires sont nombreux et variés, nous choisissons le meilleur. Nuit au gîte des Champouns 1000m d’altitude. dans la proche banlieue de St Martin de Vésubie.  Un sympathique repas, bien amélioré, termine cette belle randonnée.



        Mercredi 29 juillet. 12ème journée. Nous quittons le gîte et prenons un bus pour Nice. Départ de St Martin vers 7h, arrivée sur Nice vers 8h45. Fin de la randonnée.

 

 

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Serge Capdessus - dans Montagne
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