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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 23:03

Six jours à tandem dans le Sud des Cevennes.

Du 27 décembre 2011 au 1er janvier 2012

Gard/ Lozère/ Hérault.

24 cols gravis.

Routes et  pistes.

Tandem, sacoches, remorque.

De Lasalle à Lasalle.

 

Cévennes

Lundi 26 décembre

Après les festivités de Noël, nous regagnons en voiture et au plus rapide le village de Lasalle, prononcer « lassal » et non « lazal ». Nous y trouvons le gîte communal, restauré récemment, c’est une très coquette bâtisse en pierre. Bon accueil, encouragements et beaucoup d’étonnement sur notre projet : « des cyclistes ? nous en accueillons beaucoup, mais jamais en cette saison ! »

 

P1100928Mardi 27 décembre "La liberté, au bout du chemin"

Lasalle, Les Appenets, 68 km.

 

Départ sous le soleil et le gel, avec tout dans la « charrette », tout sauf la trousse de réparation… La montée est facile et nous réchauffe vite, nous atteignons rapidement le premier col, col de Mercou, 570m. Voici une stèle en mémoire des résistants, notre parcours en sera jonché.

 

Cette plaque est le symbole inoubliable de nos frères et fils

qui ont donné leur vie pour la patrie et la liberté

Camarades dont les noms sont gravés sur cette pierre

nous ne vous oublierons jamais.

Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie

ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie

VIVE LA FRANCE.

Fidèles à nos désirs, nous continuons vers le col voisin, col de Briontet 660m, quitte à s’engager sur une piste plus ou moins cyclable. Bonne résolution, inutile de pousser longtemps, la descente est sublime, sauvage. Le soleil réchauffe et exhale les senteurs méditerranéennes. Puis les châtaigneraies envahissent les flancs nord de la vallée Borgne, parfois une bâtisse apparaît dans un isolement intense, au nom encore plus surprenant «Château de la vallée obscure »… Le paysage est unique, façonné au fil du temps par le travail des hommes. C’est tout un passé de paysans qui est à reconstruire à coups de pédales. Parfois avec le froid vif et cinglant de ces faces ombragées, au fil des virages, nos pensées s’égarent dans le passé des maquisards, les imaginant dans le froid de l’hiver se cachant dans ces bois... Le soleil retrouvé, la route regagnée après la traversée du Gardon sur un pont ancestral, dont chaque pierre taillée, elle aussi, évoque le travail des hommes, nous filons vers Saint-Jean du Gard. C’est jour de marché, notre attelage traverse les allées et étonne une fois encore chalands et marchands.

P1100935.JPGA l’heure de la sieste, nous attaquons le col d’Uglas, 539m. Au col, inutile de perdre du temps pour la photo, une fois de plus un camping-car campe devant le panneau du col ! La longue descente vers Alès s’écourte pour un raccourci de bonne augure, qui nous permet de gagner un col imprévu, le col de la Croix des Vents, 340m, et de croiser berger et troupeau de moutons. Chacune de ces rencontres avec les traditions paysannes nous marque, rappelant certainement nos origines… mais en cette saison elles seront rares. Pour le premier soir, comme tous les autres, nous devons donner moult coups de pédales pour atteindre le gîte, toujours plus loin que prévu, toujours plus haut que prévu. Mais plus contrariant ce soir, suite à quelques confusions entre les Appens et les Appenets, nous sommes contraints à un aller-retour bien pentu… ça grogne à l’arrière !

Le gîte, dans un petit hameau, appartient à une famille d’agriculeurs-maraîchers, ils nous accueillent avec grand sourire. Nous y faisons même notre marché. Ce soir, au menu, pas de Knorr, mais une vraie soupe et un délicieux boudin aux pommes locales… C’est bien mieux qu’au restaurant !

 

Mercredi 28 décembre

Les Appenets, Pont de Montvers 65 km

Tôt le matin, nous sommes réveillés par les propriétaires qui partent au marché. D’un sommeil léger nous attendons le lever du jour. La douceur matinale est agréable et si étonnante pour la saison. C’est le propre de la région nous apprend la propriétaire, mais là où nous allons aujourd’hui c’est tout le contraire… Belle promesse !

Après une belle leçon de vie, nous quittons les lieux, se promettant d’y revenir. Facilement, nous atteignons le Col de la Baraque 631m. La descente dure plus longtemps, bois de pins, bois de chênes, changement de département, route à l’ombre puis route glaciale, un dernier pont, cette fois-ci métallique, et nous voilà au Collet de Dèze. Arrêt obligatoire pour un ravitaillement, où les cèpes séchés sont vendus à 100€le kg. Mais aucun café n’est ouvert, c’est vraiment la morte saison.

Nous reprenons la route vers les cols. Les chemins sont nombreux pour atteindre la corniche des Cévennes et la route en balcon qui nous mènera à notre gîte, nous choisissons nous semble-t-il la moins rude et n’y croisons que des chevaux et des chasseurs. Un léger détour sur une piste fermée nous permet d’ajouter un col supplémentaire à la liste, Col de Clerguemort 845m, et surtout de pique-niquer dans un endroit sauvage, ensoleillé et isolé au pied du pic de la Tourette. L’émotion est à son paroxysme quand nous apercevons au détour de ce col les Alpes enneigées et le Mont Blanc. Vraiment, ce détour valait la peine. Nous retrouvons l’asphalte et à la faveur d’une saignée dans la roche, se présente à moins d’un kilomètre le Col de Banette  846m. C’est à nouveau un séduisant détour dans la douceur cévenole.

La route se poursuit en corniche, puis remonte vers le nord, vers le frais. Nous passons sans trop les apercevoir les col de Chalsio 997m et Col de la Baraquette 996m. Il faut encore appuyer pour atteindre le Col de Malpertuis 1072m et celui de Berthel 1080m. Désormais la descente s’offre à nous, enfin presque car sur la carte IGN au 1/25000 des yeux aiguisés ont repéré un autre col, le Col des Rouvières 1119m. Le soleil n’est plus là, nous ajoutons quelques épaisseurs et quelque peu engourdis par le froid nous espérons glisser sans coup de pédales vers Le Pont de Monvert. Ainsi promis par notre hôte de la veille, la vallée est glaciale, traversée par le Tarn naissant, dominée par les Monts Lozère enneigés. La nuit tombante, les schistes et les ruisseaux dévalant accentuent la rudesse de ce climat hivernal. Nous filons sans aucune hésitation de parcours vers le gîte en traversant le Tarn sur un pont antique et étroit. Comme tous les soirs, le gîte se trouve sur les hauteurs, mais qu’importe l’essentiel est de trouver en cette fin de journée un lieu où nous sécher, nous laver, nous restaurer et bien dormir pour recommencer le lendemain. Un peu de lecture avant de s’endormir, nous informe sur le passé camisard de ce haut lieu protestantisme où la guérilla commença. Au fil de notre parcours, nous suivrons leur histoire. La nuit est ventée mais la fatigue nous endort aussitôt.

 

Jeudi 29 décembre

Pont de Montvers, Saint Germain de Calberte 66km

Temps gris, vent et froid sont au programme du matin. Nous attaquons cette troisième journée sur une petite route de montagne ni entretenue, ni fréquentée qui s’élève au-dessus de la vallée du Tarn, nous offrant un panorama exceptionnel sur les Monts Lozère enneigés, tourmentés et rosis par le soleil levant. Après la traversée de la forêt dans l’ombre mais à l’abri du vent, voici les pâturages perdus du plateau du Causse. Quelques hameaux abandonnés rappellent la vie paysanne qui a persisté des siècles durant pour disparaître aujourd’hui. Le col du Sapet 1080m est marqué par ses deux versants bien distincts, au nord la vallée du Tarn, au sud la vallée de la Mimente, au milieu desquels se dressent des menhirs. Le panorama est époustouflant, mais le vent nous chasse de cet endroit. Malgré le soleil du versant sud, nous ne réussissons pas à nous réchauffer, la descente est raide avec ses 500m de dénivelé. Le froid nous pénètre, nous fige et rend cette descente douloureuse sur ce revêtement médiocre. Nous traversons la nationale près de Saint Julien d’Arpaon et espérons réchauffer nos corps en attaquant les lacets vers la Barre des Cévennes. Peine perdue, le froid a engourdi douloureusement les pieds et chaque coup de pédale est maintenant pénible. C’est l’épreuve du jour, en cette saison, on devrait s’y attendre. Le soir, auprès du feu, on aura oublié les difficultés rencontrées mais pour le moment, il faut rouler avec. Après la forêt, nous voilà dans les prairies dégagées et ventées, le Col de l'Oumenet 899m n’est pas marqué. Avant que la faim nous surprenne dans cet effort face au vent cinglant, nous posons notre attelage au hasard de la route pour avaler rapidement une soupe bien chaude. La Barre des Cévennes est encore à 5 kilomètres de montée. C’est un village surprenant, bâti au pied d’une barre rocheuse, à l’abri du vent du nord. Mais aussi au passé très riche. Il y a la place de la Loue où d’antan bergers et ramasseurs de châtaignes attendaient un éventuel employeur. Il y a le château, le temple et l’église, avec les cicatrices des rebellions religieuses. Il y a la place de la Pourcarié, l’ancien marché aux porcs, la place du foirail… Guidé par notre curiosité, nous le traversons et le retraversons, en espérant aussi une pause café. Peine perdue en ces lieux, en ces temps, nul accueil pour les touristes. Pour ne pas nous refroidir, nous repartons vers un aller-retour et comptabiliser 3 cols supplémentaires, le Col de Solpérière 1010m, le Col des Faïsses 1004m et le Col du Rey 987m au pied de superbes menhirs. Cet endroit n’est pas seulement marqué par la préhistoire, ce fut aussi la route royale de transhumance entre le Gard et la Lozère. Aujourd’hui c’est un désert humain et animal… Le vent persiste et nous décourage d’aller découvrir à quelques kilomètres de là, l’empreinte de pas de dinosaures. Il nous reste à regagner la Barre des Cévennes et à nous laisser descendre vers Saint-Germain de Calberte. Mais la route monte encore et toujours, quelques passages en pente nous laissent un peu de répit, et dès que nous levons la tête, une remontée nous attend ! Maudit vent qui nous contraint la journée durant à garder la tête dans le guidon. A la croisée de chemins, à la croisée de bois, nous nous arrêtons au pied d’une immense stèle en mémoire des Camisards. Nous les imaginons avec leurs chemises blanches, dans la nuit, se cacher dans ces lieux austères et froids… Et c’est en repartant que nous découvrons que nous sommes à un col, Col de Fontmort 896m. Plus bas, le vent faiblit, le soleil nous réchauffe. Entre deux virages, un escalier inattendu repéré à l’avant nous arrête net, nous posons notre attelage, les marches nous mènent à des terrasses où nous apprendrons le soir même, qu’elles contiennent des ruches typiquement cévenoles : des troncs de châtaignier évidés et percés posés sur une dalle de schiste. Les terrasses, hélas très souvent abandonnées nous mènent toujours plus haut, entre châtaigniers et oliviers. Plus bas, plus au chaud, plus original, nous découvrons des mâts pour la culture de houblon… Entre deux routes, nous passons par hasard le Col de Malhaussette 602m. Puis descendons vers Saint Germain de Calberte. Comme tous les soirs, le gîte est plus haut, plus loin, dans les Calquières …



Vendredi 30 décembre

Saint Germain de Calberte, Valleraugue 68km

Le ciel est couvert ce matin donc l’air est moins frais, moins venté que ces derniers jours. Nous traversons St Germain, achetons du pain dans une boulangerie sans devanture, où le four est dans la salle de vente… comme il y a cinquante ans au Cabanial ! Nous continuons vers Saint-Etienne de la vallée Française. Des adolescents désœuvrés à bicyclette nous coursent et nous guident vers Moissac de la Vallée Française. La végétation est méditerranéenne, le froid supportable, insignifiant en comparaison de la veille. Sur le passage, nous nous arrêtons à une fromagerie où ils fabriquent un chèvre AOC, un délice. Puis nous bifurquons vers Saint-Germain de Tousque, les passages sont raides et nous passons tout à gauche. Au village, point de café, trempés par l’effort et avant de nous refroidir nous prolongeons un aller-retour pour le col de l’Exil, 705m. Entre les deux, une pause s’impose au mémorial des résistants. Après la lecture émouvante des récits de ces héros morts pour la France, nous plongeons la gorge serrée sur la descente longue et étroite. C’est une route très ancienne, de toute beauté, elle ressemble au col de Turini dans les Alpes du Sud. Au terminus, nous faisons le choix de l’itinéraire le plus court et évitons la remontée sur Saint-André de Valborgne. Ainsi jusqu’aux Plantiers, l’itinéraire est roulant, nous déjeunons au confluent de trois rivières et découvrons les marques de plusieurs inondations. Le lit de la rivière en garde de vilaines cicatrices, les ponts mais aussi les toits neufs en témoignent encore. Jusqu’au col des Traverses 833m, la pente est régulière et des plus faciles, même si la pluie s’est jointe à la partie, nous apprécions la régularité de la pente. C’est le 500ème col de Serge ! Sous l’abribus au pied d’une immense croix de Lorraine, nous vérifions la carte, le col de l’Espinas 848m, n’est qu’à quelques croupes, on se doit de ne pas rater cette occasion en ce début d’après-midi. Tantôt au soleil et sous la pluie froide, tantôt sous des rafales de vent, nous menons d’une cadence effrénée cet aller-retour. Pour gagner Valleraugue, il suffit de descendre, de traverser sans fatigue, le col de Nauguio 774m. Tout va pour le mieux dans l’équipe même si au pied de l’Aigoual tout annonce un temps hivernal. Et pourtant au village, mauvaise nouvelle : l’auberge est à 4 km en remontant vers l’Aigoual ! Rageant, maudissant, les coups de pédale s’accélèrent dans le vent et la pluie battante sans que l’objectif n’apparaisse jamais. Quand tout à coup en osant lever le casque, entre deux rafales, une immense façade rouge surgit enfin : L’auberge cévenole ! Cette façade rouge dans l’ambiance hivernale rappelle le film "L’auberge Rouge"avec Fernandel. Le bruit du vent s’infiltrant sous les portes, les guirlandes s’agitant à l’extérieur, les clients du restaurant, tout ressemble étrangement à ce film,... Serons-nous encore vivant demain ???

 

Samedi 31 décembre

Valleraugue Bréau Salagosse 40 km

Le vent nous a bercés la nuit durant et a chassé les nuages. La patronne nous affirme que nous n’aurons plus de vent à Pont de l’Hérault. En effet, le temps s’améliore, les corps se réchauffent peu à peu. Nous quittons la vallée large et fréquentée pour s’engager dans les valats, où la culture de l’oignon doux s’étage de terrasses en terrasses. Parfois sans les fils électriques, on pourrait se croire au Népal. Dans ce défilé de terrasses, nous gagnons le Col de Peyrefiche 714m sans rencontrer une âme, sauf le berger et une promeneuse en bigoudis… c’est vrai ce soir c’est fête ! Le col des Vieilles 782m se gagne facilement. Et déjà nous redescendons sur le village de Mondagout. Une pluie fine s’invite, des nuages noirs s’annoncent dans notre direction, nous traînons à repartir, mais il le faut bien. Finalement une fois sur le macadam, ces quelques gouttes paraissent moins froides et moins épaisses. Nous avançons sans problème, nos corps se réchauffent et ne regrettent à aucun moment l’abribus. Avant de descendre sur le Vigan, nous passons sans encombre le Col de Mourèzes 537m. La vallée s’élargit et la civilisation moderne marque ces lieux… des tags ornent les moindres murs, c’est désolant de prima bord. Mais bien plus désolante est la ville en cette veille de fête. Nous découvrons une ancienne cité ouvrière, une misère sociale, des jeunes désœuvrés. Tout rappelle Saint-Gaudens. Le paroxysme est atteint au supermarché. Le dénuement de cette population dans l’abondance de ces produits commerciaux, nous pousse rapidement vers la sortie. Et impuissants, nous filons vers le gîte, en longeant les usines abandonnées. Mais quelle surprise, au hasard d’un carrefour, nous croisons notre jumeau, un tandem Lapierre que deux jeunes cyclistes essaient. Nous échangeons nos impressions, partageons notre passion et les félicitons de s’adonner à ce sport. Quel contraste avec les jeunes rencontrés quelques instants plutôt ! Pour la soirée, notre gîte assure confort et calme, le minimum requis pour ce réveillon intime car nous n’attendrons pas minuit pour nous endormir.

 

 

Dimanche 1er janvier 2012

Bréau Salagosse - La Salle 70 km

Premier jour de l’année sous le soleil et à vélo, on ne peut rêver mieux pour nous deux. Ce matin, pour une fois, nous ne choisissons pas le chemin le plus court ! Nous enchaînons les kilomètres sur une ligne droite mais pas si plate que prévu, cherchant la position la plus aérodynamique. Peu avant midi, nous avons atteint St Hyppolyte du Fort, la voiture n’est pas loin mais nous préférons quelques détours pour terminer cette boucle en beauté et ajouter 4 cols, Col de Bane 414m, Col du Puech 345m, Col de  la Tourte 423m, Col de l'Aubret 295m. 

 

 

 

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Circuit en Aveyron.

Trois jours en tandem sacoches

autour de Rodez (12).

Avec Véro. 8 cols

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Trois jours en Savoie.

3 jours en tandem remorque

autour de Chambéry (73)

Avec Jean françois et véro.

6 cols.

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"Avec le brame du cerf"

Circuit tandem remorque inédit

 dans les forêts profondes

autour de Saingo.

2 cols

St Gaudens/  St  Bertand de Comminges/ Generest/ 

Col d'Aubagne/ Seich/ Nistos/ Col d'Estivère/ Sarrancolin/

Bazus Neste/ Mazouaou/ Gazave/ Nestier/

St Bertrand de C/ St Gaudens.

Temps beau extraordinaire, sans nuage.

Bivouac quelque part au fond de la  forêt de Nistos.

Plus de 30km sur piste roulante et déserte.

Forêts épaisses et sombres.

Brames nombreux et fréquents de cerfs.

Vautours magnifiques. 

115km parcourus.

Les samedi 1er et dimanche 2 octobre 2011.

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"Enfin la pluie!"

Circuit solo au depart de Lourdes.

6 cols.

Lourdes/ Col des Bescunts/ Aspin/ Argeles/ Salles/ Haugarou/ Col de Couraduque/ Col de Portet/ Col de / Haugarou/ Col de Spandelles/ Col de Besans / Arthez d'Asson/ Lestelle Betharram/ Lourdes.

Pluie le matin, temps presque sec l'apres midi.

Tres peu de monde dans la montagne.

84 km parcourus.

Le dimanche 18 septembre 2011.

 

 

 

En hommage aux morts du 11 septembre.

 

Circuit superbe

en Haute Garonne et en Hautes Pyrénées.

5 cols.

1er jour. Vendredi 9 septembre. St Gaudens/ Troubat.

2eme jour. Samedi 10 septembre. Troubat/ Mauléon Barousse/

Port de Bales/ Port de Pierrefitte/

Bourg d'Oueil / Col de Peyresourde/ Loudenvielle.

3ème jour. Dimanche 11 septembre. Col d'Azet/ Couret de Latuhe/

Azet/ Arreau/ St Gaudens.

190km.

3100 m de dénivellé.

2 nuits en bivouac.

Tandem avec remorque.

Les 9, 10 et 11 septembre 2011.

Véro.

 

 


 

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Grands cols Pyrénéens.

Espagne, Andorre, Ariège.

Circuit de 5 jours en tandem remorque.

410km.

Temps très chaud les premiers jours, couvert les deux derniers.

7 cols.

 

1er jour: Samedi 20 aout 2011. St Gaudens . St Béat. Bossost (Espagne). 57km. Nuit en camping. 

2ème jour. Dimanche 21 août 2011. Bossost. Vielha. Salardu. Port de la Bonaiga, Sort. Villamur. (Espagne). 102 km. Bivouac. 

3ème jour. Lundi 22 aout 2011. Villamur. Port del Canto. Seu d'Urgell. Canillo (Andorre). 71 km. Camping.

4ème jour: Mardi 23 août 2011. Canillo. Port d'Envalira. Pas de la Case. Col du Puymorens. Ax les thermes. Saurat. Col du Port. Col des Caougnous,. Col du Four. Massat.101km. Camping. 

5ème jour. Mercredi 24 aout  2011. Massat. Saint Girons. Saint Gaudens. 80km.

 

 

 

 

Classico Ossalois Aspois

Le 12 août 2011, circuit magnifique:

Rébénacq, Bielle, Plateau du Benou, Escot, Sarrance, Col d'Ichere, Lourdios, Asasp, St Christau, Bois du Bager, Arudy, Rébenacq.

97km

Très beau temps.

Vélo.

Avec Pierre.

 


 

Ascension du Khardung la à vélo.

5315m

Août 2011

Avec Stéphane  et Véro.

Ascension à la journée depuis Leh (Ladakh).

2000m de dénivellé

39 km de montée

22 km goudronnés et 17 km de piste.

Le réveil sonne, nous sommes déjà reveillés. Il est 6h du matin. L'hôtel est silencieux mais au restaurant tout est déjà prêt. Une petite demi heure plus tard, le petit dejeuner avalé, nous enfourchons nos machines et quittons l'hôtel. Les vélos, des VTT loués la veille, sont en parfait état. Nous remontons rapidement Leh qui s'éveille lentement. Un frisson d'émotion nous traverse le corps alors que nous attaquons les premières pentes. C'est notre premier grand col routier à une telle altitude et nous ne savons pas du tout comment allons  nous nous comporter face à un tel effort. Certes nous avons dejà gravi une trentaine de sommets de plus de 5000m d'altitude mais toujours à pied, jamais à vélo. Bien acclimatés par le trek de la quinzaine passée et l'ascension du Stok Kangri, un 6000 sans difficultés techniques, nous entamons cette belle journée que nous n'oublierons pas.

Pour trouver la bonne direction, bien sûr, pas de panneau indicateur, nous sommes au Ladahk, mais au fond, c'est simple, c'est tout droit.

C'est tout droit mais pas tout plat. Les premiers kilomètres sont faciles et aussitot spectaculaires car nous dépassons rapidement la ville et les collines qui l'entourent. Les vues sur les grands sommets de plus de 6000 m sont déjà extraordinaires. Véro reconnait aussitot le Stok Kangri et ses glaciers qui tranchent dans cet univers de désert, de cailloux et de sable. Nous, les garçons, gardons plutot les yeux rivés sur le guidon.

Autre bonne surprise, la route, dès la sortie de la ville est parfaitement balisée par des bornes kilométriques visibles et lisibles. Nous avons donc 39 km à parcourir et les premiers sont aisément avalés, ce qui nous rend optimistes pour la suite des évènements.

Par de larges lacets toujours à flanc de montagne, nous remontons une  belle vallée, large et ensolleillée. Nous croisons quelques travailleurs népalais,  veritables forçats  qui se rendent sur leur lieu de travail en marchant, un outil à la main. Nous nous saluons chaleureusement mais quel contraste entre notre vie et la leur. En tous cas, nous sommes vraiment heureux d'etre là, tous les trois pour tenter cette ascension hors normes.

Nous roulons aisément pendant les premiers kilomètres. Les difficultés viendront plus tard. De temps en temps, un écart se creuse entre nous mais cela n'est jamais grave car nous restons toujours à vue et la circulation automobile en se début de montée est quasi nulle.

Nous sommes les rois du monde, en toute modestie, bien sûr.

Soudain, dans notre dos, des bruits de moteurs retentissent: ce sont des camions militaires qui bruyants et pétaradants comme les motards de chez nous, nous doublent. Mais eux , nous saluent et nous encouragent, merci à eux, visiblement notre effort les étonne et les enthousiame.

Les kilomètres se suivent sans jamais se ressembler. Notre progression reste facile et régulière. Allons nous vers une victoire facile? Nous savons bien que non mais pour le moment tout se présente très bien. Nous rattrapons les camions militaires qui ont stoppé au bord de la route. L'excellent asphalte de la route nous permet de rouler sans difficultés mais ça aussi nous savons que cela ne va pas durer.  

 Au bout d'une vingtaine de kilomètres la route file vers le fond de l'immense vallée qui nous fait face. Un dernier effort et nous apercevons un hameau composé de quelques barraques. C'est notre premier village depuis que Leh.  Soudain face à nous, une barrière, nous devons stopper c'est le chek point attendu. Aussitot que nous mettons pied à terre, nous constatons que la fatigue nous est tombée dessus, il etait temps de s'arreter pour se ravitailler et se reposer sinon nous risquions de rentrer dans la zone rouge.

Nous posons les velos et faisons quelques pas hésitants jusqu'au café parachute local, qui est aussi le siège de la police locale.

 La fatigue nous agresse maintenant violemment, elle nous écrase et nous colle sur les chaises en plastique de ce bar étrange. Nous avons faim, soif, mal partout. Véro veille au grain et prend la direction des opérations de ravitaillement.

Demi-heure plus tard environ, soupe et thés avalés, les jambes sont toujours aussi flageolantes, nous reprenons nos bécanes. Et très vite nous déchantons ....


                                                  

 

 

 

GRANDS COLS DE GAVARNIE.

 

24 et 25 JUIN 2011.

 

Col des Tentes, Port de Boucharo, Col des Borderes.

 

160 km.

 

Temps caniculaire.

 

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LES COLS D'IRATY.

 

Week end de l'Ascension.


Parcours superbe et varié.

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1er jour. De Buros à La Pierre St Martin en pâssant par Lasseube, Oloron, Asasp, Lourdios et le col de Labays. Nuit passée dans le centre  de vacances d'Arette. Ciel couvert s'assombrissant au fil de la journée. Col de Labays et Pas de Lamayou.

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2ème jour: De la station de La Pierre St Martin jusqu'à Iraty Cize en passant par Isaba. Temps pluvieux le matin, devenant progressivement beau et sec au fil de la journée. Journée incroyablement vari!ée avec une courte mais dure montée jusqu'au Col de la Pierre St Martin. La descente jusqu'à Isaba est alors géniale d'ambiance et d'émotion. Il fait froid, on se refugie dans un bar. On remonte ensuite vers la France en franchissant 2 cols, calmes , déserts et pluvieux. Repas. Nous empruntons alors une belle piste totalement vide d'occupation humaine. Les paysages sont sauvages et superbes. Nous arrivons à Iraty (Espagne) mais pour retrouver la France, il nous faut rouler sur une piste , traverser un torrent (eau au mollet) et remonter une pente rude et assez longue (100m). Et de là, il nous suffit de suivre la piste francaise puis  la route pour arriver au camping, sauvage, de Iraty Cize. 80km environ.

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3ème jour: De Iraty Cize à St Palais en passant par les cols d'Iraty, le plateau d'Errozate, le village d' Esterrencuby et la ville de St Jean Pied de Port.

Belle journée dégagée et ventée avec des nuages sur Errozate. 85 km. 7 cols gravis.

 

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4 ème jour. De St Palais à Buros en passant par Navarrenx, Monein et Pau. Beau temps chaud et agréable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19 cols gravis. Nuits sous tente. 320 km environ.

 

 

 

TOURMALET

 

28 mai 2011.

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Randonnée à la journée, longue mais terriblement belle.

Nous quittons Buros vers 8h45, passons à Morlàas puis à Sendets. Par la RN117, traversons Nousty et Soumoulou. Filons alors vers Lourdes en suivant la route principale,  longue et plate. Traversons Lourdes, y trouvons la piste cyclable et roulons ainsi jusqu'à Pierrefitte. Nous y reprenons la route. Par les gorges, nous atteignons Luz et entamons aussitot la montée. Vers Esterre nous stoppons pour manger. C'est à partir de ce point que l'enfer commence: d'abord, c'est la montée à Barèges, ensuite  la traversée de cette ville totalement vide de tout être vivant et enfin la longue et épouvantable montée terminale jusqu'au col.

Col du Tourmalet.15h30.

Nous y sommes applaudis par beaucoup de cyclistes, à notre arrivée. Merci à eux. Après une bonne pause, nous descendons à Barèges, puis Luz et Lourdes. Il fait très bon pour rouler, il est 21h environ. Nous rentrons à Buros en passant par Lestelle, Angais et Ousse.

Arrivée vers 22h.

Temps parfait.

Une grande journée.

 

  • Distance: 193.013 (km)
  • Dénivelé positif: 2416 (m)
  • Dénivelé négatif: -2387 (m)
  • Altitude min.: 227 (m)
  • Altitude max.: 2074 (m)

 

 

LICQ ATHEREY


14 et 15 mai 2011.


Bivouac sous tente au col de Lie, le vendredi soir, beau temps magnifique.

Matin du samedi pluvieux et heureux avec un repas humide à Lourdios. Trajet en voiture jusqu'à Licq Atherey. Gite du Saison. Fin d'après midi, quelques km à tandem vers Haux, crevaison (notre première à tandem).

 

Samedi: magnifique circuit, montée à Ste Engrace, au col de Suscousse puis au col de Soudet. Roulons quelques mètres en Béarn et redescendons au col de Suscousse pour remonter sur la crête d'Issarbe et y traverser les cols de Sainte  Gracie, de Lataillade et de Hourcère. Plongeons sur Barlanes. Au pont de Blancou nous prenons une petite route raide et superbe qui passe au pied du pic d'Arguibelle puis nous rejoignons Licq en passant par le Col de La Serre et le village de Haux.

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COLS ASPOIS.


Week end de Pâques.


Les dimanche 24 avril et lundi 25 avril 2011.


Départ d'Oloron (64). Roulage  jusqu'à Arette, montée par une petite route étroite et déserte au Col de Lie, descente jusqu'au village de Lourdios  Traversée du col d'Ichère, passage au marché de Bedous puis montée à Urdos. Arrivée par les rues de l'ancien village. Repas et nuit agréables à  l'hotel des Voyageurs. Le lendemain, montée au col du Somport en suivant la route internationale quasiment désertée. Redescente sur Urdos puis retour à Oloron par Escot et le petit col de la Croix du Hourat.

Temps couvert, très agréable pour rouler.

 


 

SOULOR/ AUBISQUE

 

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Dimanche 17 avril 2011.


Parcours de 140km.


Départ de Buros, traversée de Nay, passage à Arbéost, montée au col du Soulor, traversée du cirque du Litor (quelques avalanches anciennes à traverser, rencontre nez à nez avec un sanglier...), passage au col d'Aubisque, descente effrénée sur Gourette, Aste,  puis roulage jusqu'à Rébénacq, Pau et Buros.

Magnifique temps, ciel dégagé, températures estivales.

Itinéraire très peu fréquenté, traversée entre les cols fermée à la circulation.

 

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BUROS. SAMADET


avril 2011Parcours de 100 km.

Buros, Navailles, Arzacq, Malausanne, Mant, Samadet, Pimbo, Arzacq, Maucor, Buros

Samedi 2 avril 2011.

Beau temps frais et dégagé.

Magnifique parcours avec beaucoup de très belles vues sur la campagne béarnaise.

 

 

 

 

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ISSARBE


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Vendredi 18 février, samedi 19 février 2011.

Départ Oloron-Ste-Marie, montée à la station de ski de fond d'Issarbe, transfert en barquette, descente sur Licq-Atherey.P1070539

 

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RANDONNEE DANS LES CHATEAUX CATHARES

 

Samedi 12 février 2011. 11 heures.

Nous  laissons la voiture sur le parking de l’école de Saint-Paul de Jarrat (09) à une quinzaineP1070503 de km de Foix.  Parenthèse souvenir : le 4 janvier 1990, dans cette école, par un matin froid et ensoleillé, je débutai dans l’enseignement, j’avais à peine 20 ans et aucune formation, les collègues indulgents et accueillants m’avaient rapidement  briefée.

Au fil des semaines, j’étais de plus en plus à l’aise…la jeunesse n’a vraiment peur de rien. Je découvrais la haute Ariège fuxéenne, la longueur des hivers montagnards et même, je remplaçais Gigi sans la connaître…

Ce week-end, c’est en tandem que nous allons traverser l’Ariège cathare. Ce n’est en rien un pèlerinage, juste un repérage pour le séjour Usfen de Pâques.

L’hiver n’a pas été rude, inutile de craindre la neige. Nous choisissons à notre habitude les routes les moins fréquentées, les cols les plus perdus. L’itinéraire que nous aurions aimé suivre est abandonné, faute de place en hébergement, c’est signe que le tourisme ne souffre pas de la crise. La boucle improvisée sera plus réaliste. Pourtant désormais nous pouvons rouler  tranquillement de nuit grâce à notre éclairage ultra performant.  Aussi moderne qu’un véhicule, allumage automatique ! (Pô pô pô !) Plus rien ne va nous arrêter, ni la nuit, ni les tunnels… Ah, reste encore la pluie.

 

P1070505Direction col de La Lauze (948m), dans une végétation très ariégeoise : fougères, bouleaux, hêtres. La montée n’est pas régulière, après une pente à poser le pied à terre nous filons longuement à flan, de croupes en croupes, guettant au loin le château de Roquefixade, objectif du lendemain, discutant sans perdre haleine. Sur le parcours, nous ne croisons que le facteur, c’est d’ailleurs souvent le cas. Auvergne, Lozère et Ariège se ressemblent sur ce plan !

En basculant versant Montferrier, c’est le château de Montségur qui apparaît perché sur son pog, tel un navire échoué sur un roc. Vraiment, de tous les versants, il garde cette allure altière. A la faveur de la descente, nous passons le col del Four et nous croisons dans la route en lacets le sentier des Bonhommes.

Pour remonter sur Montségur c’est plus rude, 7 à 8 % en continu pendant 6 km. Connaissant chaque virage pour les avoir passé dans toutes les conditions, sous la neige, dans un brouillard à couper au couteau, sur la neige verglacée, je ne peux annoncer aucun répit. Avant d’arriver au Prats dels cramats, des skieurs convertis à la randonnée faute de neige nous P1070515encouragent. Col de Montségur, 1059m. Quelques visiteurs descendent du château, d’autres atteignent le guichet. Depuis deux  décennies, la municipalité a installé un guichet incontournable, de telle sorte qu’il est impossible de monter voir ces ruines sans passer par la case guichet. Nous remettons alors cette visite à plus tard, Pâques certainement avec le séjour Usfen. Dans les rues raides, froides et désertes du village, nous repérons le gîte d’étape. Je remarque que les maisons de Louis, Marinette et René, les anciens du village dans les années 90, sont désormais fermées. L’épicerie de Nicolas et Jimmy n’existe plus. Seul l’hôtel Coste est toujours ouvert…

Pas de bar, pas de pause, nous continuons jusqu’à Bélesta. Quelques stalactites jalonnent les rives du torrent annonçant une descente glaciale et déjà le jour diminue. Nous prenons quand même le temps d’observer la Fontaine intermittente de Fontestorbes. Perdu ! en cette saison, le phénomène n’est pas observable. Nous sommes encore loin de l’étape fixée et la montée au col de la croix des morts (889m) prendra la fin de l’après-midi.P1070520

 

Sans hébergement, nous faisons le pari de trouver ouvert le gîte des Marionnettes à Puivert. Et pour y arriver plus rapidement, nous choisissons d’emprunter une route forestière, certainement parce qu’elle passe aussi par le col du Chandelier (855m)… Pour la piste, pari gagné, c’est un enchantement, nous regrettons de ne pas avoir pris la tente, l’endroit est propice, bucolique et la météo en notre faveur. Seul un passage de glace, nous oblige à poser pied à terre et c’est dans des éclats de rire que nous évitons la chute. Dans la nuit, guidé par notre puissant éclairage, nous retrouvons le gîte. Il est fermé, il fait nuit noire et nous sommes loin de tout… Par chance, une petite affichette annonce où trouver les propriétaires, nous sonnons et reconnaissons l’accueil qu’il nous avait déjà été présenté à Pâques.

Nous dormirons au chaud, mangerons bercés par la programmation très singulière de la radio locale: Radio Montaillou ! Et au petit matin, nous trouverons en cadeau au petit déjeuner quelques photos de nous à tandem prises l’an dernier.

 

Dimanche 13 février 2011

P1070521C’est encore une belle journée qui s’annonce, inutile de mettre les guêtres, nos petits pieds ne souffriront pas du froid. Direction Chalabre (11) par une série de petits cols, que seule la carte IGN au 1/25000 indique. Quelques signes particuliers, table d’orientation, carrefour ou croix, voire végétation, nous certifient que nous avons bien atteint le col. Col des Tougnets 558m, Col de Festes 677, Col du Buis 675m et Col table de Saint-Benoît 614m où nous retrouvons la départementale large et fréquentée qui nous mène à Chalabre.

 C’est une petite bastide du Moyen âge avec belles maisons à colombages et fortifications à la sortie de la ville. Dans une allée de platanes centenaires, une enseigne moyenâgeuse nous indique une boulangerie. Un grand perron y mène, c’est en fait une demeure bourgeoise, plafonds hauts et décorés, vitrines luxueuses. Et l’intérieur est alléchant, un endroit à éviter à vélo si on a faim ou si on est très gourmand. Les P1070530villageois endimanchés s’y empressent  pour choisir la pâtisserie du banquet dominical. Intransportable dans notre remorque, nous nous contentons de viennoiseries et de pain en forme de cœur (la Saint-Valentin est pour demain).

Après cette pause, nous empruntons une ancienne voie ferrée aménagée en piste cyclable mais aussi  éducative, le parcours est jalonné d’espèces variées, c’est l’occasion de réviser notre botanique (hellébore, frêne, chêne, bouleau, cyprès…). Nous retrouvons le tarmac à Lavelanet et pour ne pas rentrer par cette départementale fréquentée, nous faisons un détour par Roquefixade.

 

Château cathare le plus occidental, haut perché comme tousP1070534 les autres, une route en lacets permet d’y accéder, route interminable si on est affamés comme nous en ce moment. Incapables d’aller plus loin, nous posons notre attelage dans un virage à quelques centaines de mètres du village. La pause déjeuner se prolonge par une sieste dans un décor contemplatif sur le Mont du Soularac et le Barthélemy, la massif de la Frau, voilà de lointains souvenirs…

 

Le temps n’est pas de saison, mais comme c’est agréable de lézarder en bonne compagnie. Nous finissons l’étape par une visite du village, de son gîte. Pour le retable et le château ce sera en avril. Quelques nuages de brume  naissent au bord de la falaise, nous nous éclipsons vers la voiture pour rendre visite à nos amis Gigi et Fernand.

 

  

BAYONNE. PAMPELUNE. JACA. URDOS. BUROS

4 jours de randonnée avec remorque.

De Bayonne (64) à Buros (64) en passant par Oyarzun (Navarra) Jaca (Aragon) et Urdos (64).

Du 28 décembre 2010 au 1er janvier 2011.

Tandem avec remorque.

jaca-18.JPGjaca-15.JPGtandem-belate.jpgjaca-22.JPG  

 

                      Le 28 décembre 2010 par un temps magnifique, frais et ensoleillé, nous descendons du train en gare de Bayonne. La remorque est attachée et nous voilà en train de rouler sur la fameuse RN10. Les villes de cette belle cote Basque sont rapidement  dépassées, nous atteignons St Jean de Luz dont la maire s'est brillamment illustrée en Tunisie. Repas calme et serein sur le port. Nous sommes  bercés par les cris des mouettes et par les nombreux souvenirs de toutes époques qui nous reviennent en mémoire.

                   Apres avoir réfléchit et hésité, nous laissons à regret et sur la droite la route de la corniche et la maison de nos amis Michel et Josette qui habitent à Ciboure. Voici la frontière espagnole, franchie à Biriatou. La circulation est dense mais toujours sympathique. Quelques ronds points dans la banlieue d'Irun et nous prenons une petite route aussitot déserte et magnifique.

jaca-7.JPGLa montée est terrible mais courte et magnifique. Nous atteignons le premier col de cette journée.

 

 

 

 

 

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commentaires

Mesle Pierre 06/07/2011 17:51



eh behhhhhh.


Je t'envie de pouvoir faire autant de balades...Ma douce et tendre aime bien pédaler, mais hélas, pas en montagne.


Je vois que tu es content de ton éclairage (pô pô pô dit).