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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 12:50


"Il y a des cyclistes qui ne reculent devant rien !
Le récit m'a beaucoup plus et l'idée était vraiment originale.

J'ai passé un bon moment de lecture.

Une aventure unique car au Ladakh,

tout le monde y va maintenant, même nous " AJ.

  http://www.sudouest.fr/2010/11/23/140-kilometres-en-tandem-sur-la-future-a-65-246344-4723.php

 


L’autoroute A65 qui reliera bientôt,

dans quelques semaines,

la ville de Langon en Gironde

à celle de Pau

dans les Pyrénées Atlantiques,

est bientôt terminée.

Pour en être bien certain,

nous l’avons parcouru,

à tandem,

presque, intégralement

en ce dernier

samedi 6 novembre 2010.

 

 

P1060936 

            C’est devant la gare de Langon que nous montons sur notre tandem Lapierre, une belle bête qui nous a déjà aidé à traverser les Pyrénées, la Suisse et bien d’autres endroits de montagne. Mais aujourd’hui, au programme, pas de col, pas de lac, pas de montée terrible et interminable, non simplement une longue course presque plate sur une route large, impeccable et étrangement déserte et sileP1060906ncieuse.

 

            Nous roulons pendant quelques kilomètres sur la Route Nationale jusqu’à ce qu’elle rencontre ce formidable ruban d’asphalte et de béton que l’on appellera sous peu « l’autoroute A65 ». Les abords sont déjà grillagés, les carrefours sécurisés mais il reste par ci par là, nombre de passages accessibles. Pour pénétrer sur le chantier, nous prenons bien garde de ne pas franchir de passage interdit par un panneau ou par une barrière, nous ne sommes pas là pour braver la loi mais simplement vivre un moment unique qui ne sera plus jamais possible dans quelques semaines.

            Et hop, nous voilà en quelques secondes sur l’asphalte. Aussitôt, nousP1060913 roulons frénétiquement.  Cela fait plusieurs mois que nous pensons à ce moment, nous allons tout faire pour bien en profiter. Nous sommes absolument seuls. L’autoroute file à travers la forêt. Nous allons la suivre pendant plus de 140 kilomètres. Autour de nous tout n'est que calme et douceur. Pas un bruit n’arrive à nos oreilles. Nous avons le temps de bien admirer ce paysage extraordinaire de la grande forêt des Landes. Nous dépassons Bazas dont nous apercevons, au passage, logiquement quelques bœufs gris, placides et nonchalants. Le temps depuis ce matin reste couvert, doux et calme, pas de soleil, des conditions idéales pour faire du tandem. Devant nous, le ruban d’asphalte, impeccable, continue sa route vers la sud frôlant quelques maisons.

            Contrairement à ce que l’on croyait, le terrain n’est pas plat, nous nous heurtons à quelques bonnes rampes Le coup de pédale devient plus dur, plus difficile. Nous montons. Notre rythme d’avancée ralentit, une inquiétude nous étreint: Aurons nous le temps d’arriver avant la nuit? Heureusement, nous cessons de monter et pouvons rapidement retrouver une bonne vitesse de croisière. Les cyclistes le savent bien, c’est plus facile de rouler quand on descend que quand on monte… P1060919

            Dans l’immense ligne droite de Roquefort, le paysage se fige. De chaque coté de l’autoroute des pins à perte de vue. Un silence presque total presque parfait nous enveloppe. Nous en profitons au mieux en roulant sans inquiétude sans angoisse. Ici pas de carrefours à redouter, pas de véhicule à laisser passer, pas de nid de poule, pas de plaque d’égout, pas de trottoir à éviter. Mieux, on peut même rouler à contre sens sur la partie gauche de la chaussée. Le danger est nul. Ce qui n’arrivera plus jamais jusqu’à la fin des temps…

Nous avons même le temps d’apercevoir de nombreux passereaux qui profitent de ce samedi matin pour descendre vers le sud et avons aussi la joie de passer tout près de plusieurs  perdreaux rouges que nous surprenons sur la future Bande d’Arrêt d’Urgence.

Mais les panneaux ne sont pas encore tous installés, nous ne savons donc pasP1060918 exactement ou nous sommes. Pas d’inquiétude cependant, nous ne sommes pas perdus, il nous suffit de rouler, droit devant nous, pour comprendre, un peu plus loin, pour savoir un plus tard, l’endroit ou nous sommes, le paysage que nous voyons.

            Soudain, de part et d’autre de la chaussée, des ouvriers apparaissent sur les bas-côtés. Ils travaillent aux grillages de clôture qui verrouillent les abords de l’autoroute. Nous nous saluons joyeusement. Ils travaillent un samedi matin, merci à eux.

P1060927            Arrivés à hauteur de Villeneuve de Marsan, nous profitons de la voûte imposante d’un pont pour faire une bonne halte réparatrice. L’endroit est lui aussi calme et silencieux. Nous sommes environ à la moitié de notre effort et nous devons absolument recharger nos batteries et remplir nos réserves. Moment de qualité, attendu, indispensable qui nous permet d’être optimistes pour la suite de note aventure. Il ne nous reste en effet plus que 75km environ à parcourir…

            Rapidement le paysage change fortement: les pins disparaissent, les zones cultivées nous entourent, les maisons apparaissent. L’autoroute se met alors à tracer de vastes virages sur la droite, sur la gauche, qui nous permettent de traverser vallées, collines, d’éviter villages et route nationale. Le chantier est en voie d’achèvement avec tous les abords rabotés à la pelle mécanique et au bulldozer. Bien des traces de travaux, bien des tronçons de l’ancienne route nationale ont déjà disparus, ce qui est somme toute une bonne nouvelle.

            Soudain je reconnais le paysage de la plaine nord d’Aire sur Adour. Nous sommes surpris d’être déjà arrivés là. Quelques ponts, quelques derniers kilomètres de plat et nous retrouvons la déviation de Aire et la circulation automobile. En serrant les fesses, en appuyant bien fort sur les pédales nous franchissons ce dernier obstacle.

            Le calme et la solitude retrouvés, il ne nous reste plus qu’à traverser leP1060935 long plateau qui relie Aire à Garlin. Là, ce ne sont plus les pins qui nous entourent mais des paysages typiquement béarno –landais avec ces immensités de champs de maïs et de canards. Nous espérons que le bruit du futur trafic ne traumatise pas tous ces palmipèdes si utiles à l’économie locale. Sur cette dernière partie, tout est déjà en place, les grillages, le terre plein central, les panneaux, les lignes sur le sol...

 P1060944           Hélas, nous devons quitter l’autoroute pour ne pas risquer d’y être pris par la nuit. Nous prenons la sortie «Thèze», sous les yeux étonnés des organisateurs d'une course cycliste organisé le lendemain. Revoilà le réseau départemental avec ses risques son charme et ses paysages. 19 km plus tard nous arrivons sur les crêtes de Buros alors que tombe la nuit.  

            Entre Langon et Buros, ces deux communes de l’Aquitaine, suivant ce parcours unique en tandem, nous avons admiré 167km de paysages naturels, magnifiques, divers et attachants…       

          Merci à tous ceux qui nous ont permis de vivre cette journée exceptionnelle.

P1060961P1060959

 

            Serge  Capdessus.                                                      Baurech. 15 novembre 2010

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commentaires

STEPHANE 17/01/2011 14:07



à qui voulez vous faire croire qu'il n'y avait aucun panneau d'interdiction de pénétrer sur ce chantier.Votre mauvaise foi n'a d'égal que votre mauvais esprit transgressif.


Le Conseiller Principal d'Education


S.AUBRY


 



COLLANGE 21/11/2010 09:04



Très interressé par ce reportage car "a la recherche de nouvelles sensations " , mais malheureusement restreint au niveau budgetaire , je souhaiterai connaitre le prix du péage.Merci a vous !!!!