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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 10:28
Cet été nous sommes revenus en vallée d'Aspe. 

  

 

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Groupe Usfen33

  

Lundi 19 juillet 2010.

A l'heure espérée, presque tout le monde est déjà arrivé. Nous avons donc tout le temps de nous retrouver, de nous installer et . Chacun trouve sa chambre et nous pouvons d'entamer notre premier apéritif. Pour le repas, attendu, au restaurant, pas de souci c'est Marie Hélène qui est aux fourneaux.

Mardi 20 juillet 2010.

CRETES D'ARNOUSSE.
Comme les prévisions météo de la semaine, ne sont pas extraodinaires, nous abandonnons le secteur, trop facile, d'Estaëns pour filer vers les crêtes d'Arnousse. Depuis Urdos, nous rejoignons donc en voiture le site d'Astun et prenons aussitôt le sentier qui monte au col des Moines. Il fait beau, la bonne humeur est générale, tout va bien.

En 1h30 de marche environ, nous arrivons au pied  du col,  contournons le lac du même nom par la gauche, pour aborder les pentes Sud, herbeuses et faciles de la crête d'Arnousse. Sur un minuscule névé résiduel, nous découvrons un sac à dos et des batons de ski, probablement  abandonnés par un randonneur en détresse...

Nous prenons pied sur la crête par une petite brèche pour monter jusuqu'au premier sommet de cette belle journée. Nous voila sur le Pic de Bénou. La vue est déjà tres étendue de tous cotés.

Après une petite halte, il nous faut maintenant simplement suivre le fil de cette crête. Notre caravane forte de 18 personnes  progresse sans encombre sur ce terrain spectaculaire et facile. Les monteés , les descentes, les traversées se suivent sans jamis ni se ressembler  ni etre fastidieuses.

Voilà le pic de Belonseiche.

Le temps reste ancré dans le beau et seul un peu de vent nous  empeche de nous arreter n'importe ou pour manger. Nous traversons ainsi le bien connu Pic d'Arnousse que nous avons déjà gravi plusieurs  fois, raquettes aux pieds. Pour éviter quelques rochers de la crete qui pourraient devenir gênants, nous réalisons une belle traversée sur les pentes Sud jusqu'au col Mayou. C'est là un site idéal pour le repas. 

Le temps d'admirer le cirque pastroral d'Arnousse et nous fiilons hors sentier jusqu'a la crete d'Arnoussère. C'est un lieu isolé,  très calme,  totalement désert, magnifique.

Il nous sufit alors de descendre tout droit, hors sentier, par des pentes raides et irregulières, encombrées de végétation, pour rejoindre apres quelques émotions le  chalet de Peyranère où nous avons laissé nos voitures.

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Urdos

 

3ème jour
Mercredi 21 juillet 2010.
URDOS. CABANE DE  BENDOUS. SOUM DE LAGAUBE.  CHEMIN DE LA  TURE.

Le ciel est presque dégagé ce matin, la météo se serait elle trompée? Confiants, renforcés par Françoise et Jean, nous mettons les chaussures de montagne devant l'hôtel et prenons le sentier raide et bien tracé qui monte à la borde de Rouglan située juste au dessus du village. Aujourd'hui, les voitures sont de repos.
L'endroit est magnifique, désert, mais hélas les nuages bloquent toute visibilité. Apres une petite collation, nous prenons la direction de l'Est, et gravissons la crête boisée qui monte à la cabane de Bendous. L'endroit est perdu dans un brouillard épais et humide. En rangs serrés, notre belle caravane prend rapidement de l'altitude. Au passage, certains d'entre nous (Daniel, Aline, Line, Véro...) cherchent et trouvent plusieurs magnifiques cèpes. Les autres se contentent de monter car la pente est assez rude et le sentier pas bien marqué.
Enfin, voilà après 2h environ de marche depuis l'hôtel, la cabane de Bendous, petite construction pastorale, isolée, cachée et très peu fréquentée. Nous y faisons une bonne petite halte et le brouillard nous entoure de plus belle. Heureusement Jean est là et nous mène par des pentes herbeuses et raides jusqu'au col de Bendous situé juste à l'aplomb de la cabane.
L'endroit, lui aussi noyé de brouillard, est occupé par un troupeau de vaches, un peu agitées qui courent sans arrêt d'un coin à un autre mais sans toutefois libérer l'endroit. 
A cause de ces conditions météo un peu obscures, certaines d'entre nous préfèrent sagemment rester là alors que le reste du groupe s'attaque à la rude montée de la crête Nord du Soum de Lagaube. Dès la sortie du bois, nos efforts sont récompensés, nous sortons des nuages. C'est magnifique et simplement génial.  Sous nos yeux, toute la vallée est là, bien visible . Avec une mention particulière à Ursula et Line, bravo à toutes et tous d'être montés si haut après un bel effort de plus de 1200 mètres de dénivelé. Sommet plat du Soum de Lagaube 1985m. Repas et photos collectives
Et c'est la descente par le même chemin jusqu'au col pour y rejoindre nos amies. Alors que nous retrouvons le brouillard, nous perdons Liliane. Argll!! Un petit groupe cherche crie appelle et retrouve la fugitive qui n'était d'ailleurs, même pas inquiète.
Le groupe étant en bonne forme et au complet, nous prenons alors la décision pour compléter cette belle journée, de  basculer versant Nord dans les abimes des Gorges de l'Enfer. Gorges qui porteront bien leur nom. Nous devons alors suivre un sentier, non cartographié, qui doit nous mèner au fond des gorges. C'est un itinéraire très rarement suivi que notre groupe a emprunté cet hiver, mais à cette époque le sentier était recouvert de neige.
Du col, nous trouvons  alors un petit sentier qui file ardiment vers les pentes nord. Au début, tout va bien, il nous suffit de le suivre. La marche est rapide et évidente. Mais au bout d'une demi heure de descente, le sentier est de moins en moins marqué. Nous le perdons de temps en temps puis totalement. Jean qui connait bien le secteur, reste devant et m'indique alors la direction: "-C'est simple, c'est vers le bas. Mais attention à ne pas trop appuyer sur la gauche où les grandes falaises de la Mature rendraient tout passage impossible". Commence alors une descente de plus en plus raide, de plus en plus sportive. Le sentier et même toute trace de passage a maintenant disparu. Nous descendons, descendons dans un terrain de plus en plus sauvage. Et comble de malchance, il pleut. Nous n'avons plus le choix, il nous faut descendre, toute remontée étant quasiment impossible. Quelques cailloux roulent vers le bas de la pente, quelques glissades sont rapidement enrayées... Le sol de cette forêt sombre de sapins et de de hêtres est de plus en plus glissant, de plus en plus humide  mais les nombreux troncs, nous permettent d'assurer correctement notre progression.  Il pleut de plus en plus et nous sommes maintenant trempés. Loin devant, Isabelle et Sylvie se rient de ces difficultés et arrivent les premières au torrent qui marque le fond de la gorge et la fin de la descente et de nos émotions. 
L'ensemble du groupe se regroupe alors en quelques minutes. Tout le monde est trempé de la tête au pied, étonné par cette descente hors normes mais plutot ravi par l'exercice et l'ambiance unique du moment. 
Il nous suffit alors de suivre le sentier, bien marqué celu là, qui nous mène sur le GR10 puis sur le Chemin de la Mature.  C'est un sentier tout à fait extraordinaire, taillé dans la falaise, du temps de la marine à voile pour permettre le passage de troncs d'arbres destinés à la mature des grands bateaux.
Vers 17h c'est le moment de se sécher, de se changer et d'apprécier les gaufres chocolatées de l'Hotel des Voyageurs.  
 
4ème jour.
Jeudi 22 juillet 2010.
PENA DE OROEL.
Bimbaraboum! Les dieux de la météo nous abandonnent. Il a plu une bonne partie de la nuit et au matin il pleut encore. Impossible d'espérer une belle journée en Aspe. Après quelques cafés de reflexion, nous changeons notre piolet d'epaule: nous partons pour le grand Sud, pour les montagnes de Jaca. Tout le monde prend ses affaires de pluie, sauf ceux qui les ont oubliées, et s'engouffre dans les voitures. Nous franchissons le tunnel du Somport et filons jusqu'à Jaca. Bien évidement, nous avons un peu de mal à trouver la route qui mène  au debut de la montée mais après quelques marches arrières, nous finissons par trouver le parking adéquat. 
Il fait frais, tout est humide. Nos partons logiquement pour une journée de pluie et de froid. Et bien il n'en sera rien...  

 

5ème jour.
Vendredi 23 juillet 2010.

 Montée au refuge d'Ayous.

Depuis la station de ski d'Astun, nous montons en une petite heure au col d'Astu. La vue est magnifique sur le Pic du midi d'Ossau qui apparait brusquement. Nous basculons en vallée d'Ossau. Nous grimpons pour cela cela sur la crête Nord jusqu'au col des Moines ou nous retrouvons le sentier du Parc National qui serpente au milieu des lacs d'Ayous. C'est l'un des paysages les plus beaux des Pyrénées. Nous arrivons au petit refuge d'Ayous (PNP) au milieu de l'après midi. Repas et nuit dans le refuge. Denivellé de 650 m.

6ème jour.
Samedi 24 juillet 2010.

Traversée Ayous. Larry. Lagaube.

Depuis le refuge nous montons au col du même nom par le sentier du Parc. La vue sur l'Ossau est extraordinaire. Du col nous rejoignons la Hourquette de Larry et gravissons alors la crête Sud large et facile. Parvenus sur son faite nous filons bon train traversant plusieurs  petits sommets jusqu'au Soum de Lagaube. Nous sommes alors à la verticale au dessus d'Urdos. Un plongeon de 1000 mètres de dénivellé nous attend pour arriver directement à l'hôtel. Dénivelé de 750m environ.

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Le lac d'Ayous

 

7ème jour
Dimanche 25 juillet 2010
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Serge Capdessus - dans Montagne
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