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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 15:39
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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 14:17
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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 15:58
On parle de Tintin en ce moment. J’ai beaucoup d’anecdotes personnelles liées à cette Bande Dessinée qui évoque pour moi le monde de mon enfance. C’est une de ces anecdotes que je vais évoquer ici en quelques lignes.

    
«
Je devais avoir 9 ou 10 ans, c’était donc en 1967 ou 1968. Le jeudi, à cette époque, je le passais à jouer autour de la maison avec mon frère et ma sœur. Et ce jeudi là, je m’en souviens très bien, mon père est allé en ville, à Pau pour y faire des courses ou y travailler, je ne sais plus. J’ai attendu toute l’après midi son retour, avec impatience. J’ai attendu, attendu, fébrilement. La raison de cette attente était toute simple: Mon père devait m’acheter et me ramener « Objectif Lune », l'album de Tintin.
    Je ne pensais pas qu’il pouvait oublier mais je savais qu’il pourrait ne pas avoir eu le temps ou que la librairie Tonnet pouvait être en rupture d’approvisionnement. Je me vois encore, attendre et attendre.
    Le soir est venu et nous sommes rentrés pour jouer dans la maison. Dehors il faisait nuit. Dans la chambre de ma sœur, le poêle à mazout ronronnait doucement.
    En cette fin d’après midi interminable, alors que j’étais assis sur le lit de ma petite sœur, mon père est enfin arrivé. Il avait son grand manteau noir, nous étions en hiver. Dans ses bras, plusieurs objets. Il m’a tendu mon Tintin. Il l’avait. Quelle joie.
    Mon papa, s’est vraiment le plus fort, ai-je alors pensé.
    42 ans après, j’ai toujours cet album »
    Dimanche 11 janvier 2009.
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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 23:15
Quand après bien des péripéties auxquelles je ne comprenais pas grand chose, Michel est venu dire au petit groupe, dont j’étais, de quitter le bar de l’Hôtel des Voyageurs, je n’ai d‘abord rien compris (déjà dit) puis, en me rapprochant du bâtiment «Hôtel du Somport», j’ai alors vaguement deviné que quelque chose devait se tramer derrière le rideau hâtivement baissé, quelque chose d’éminemment sympathique. Quand j’ai mis le pied sur le trottoir, devant la porte d’entrée de la salle, j’ai soudain entendu chanter. Un vibrant « Montagnes Pyrénées » se faisait entendre. La vigueur du chant révélait un nombre important de chanteurs. Impressionné, j’ai fait mine de ne pas vouloir avancer, ce qui a causé un nouvel émoi cardiaque à Michel, mais je me suis raisonné et suis entré.
    Et alors là, le choc, le feu, la douche, l’éblouissement, tout à la fois, tel Moïse foulant le Mont St Catherine, Hillary arrivant au sommet de l’Everest, le Père Foucauld découvrant l’Assekrem. Je me suis retrouvé dans la pièce centrale de l’hôtel, noire de monde ou plutôt jaune de monde, jaune comme le pastis ou le safran ou le Sauternes ou comme la couleur de notre Usfen33, les présents ayant revêtu un même tee-shirt jaune tombé du ciel.
    Je me suis alors avancé au cœur de cet océan jaune qui chantait à tue tête, provoquant alors chez moi, une véritable émotion comme je n’en ai connu qu’à de quelques occasions dans toute ma vie.
    C’était incroyable, inattendu, génial. Au début, je suis resté muet de joie et de bonheur, mes yeux balayant cette foule chantante, rangée devant moi. Je reconnaissais des visages, certains bien connus, certains pas vus depuis longtemps, d’autres habitant vraiment loin d’Urdos, d’autres enfin que j’avais vu, fortuitement, le matin près du col des Moines. Ces visages, souriants, m’étaient tous familiers, tous ils représentaient des moments d’efforts, d’échange, de joie et de réussite et de bonheur. Je réalisais rapidement que presque tous mes amis des 4 coins de l’hexagone, presque tous mes amis de la montagne et des déserts, connus au fil de toutes ces années, étaient là, face à moi, ou plutôt autour de moi, pour une fête que je prédisais fraternelle, émouvante et unique.
    Je ne fus pas déçu. Ce qui suivit fut, pour moi, comme un rêve éveillé ou tout ce s’est passé m’a fait plaisir et honneur. Ce fut d’abord la présence de vous tous, ce fut ensuite les discours officiels des dignitaires départementaux et nationaux de l’Usfen, ce fut ensuite la remise de cadeaux et autres manifestations d’amitié, tous plus géniaux les uns que les autres, ce fut ensuite la projection d’un dvd rappelant sorties et voyages de ces 20 dernières années, passées si vite, et enfin, cerise sur gâteau, cairn sur montagne, corne sur tête de yak, le repas au restaurant de l’hôtel avec un menu parfait, un arrosage idéal et une atmosphère grandiose.
    Entouré de vous tous, j’étais ce soir là, le plus heureux des hommes. Ce fut un week-end de fête, de vraie fête telle que je ne la rêvais même pas, grâce à votre présence, grâce à tous vos messages. J’en suis certain, je ne l’oublierai jamais.
    Je veux donc vous remercier, tous, pour ces moments de bonheur que vous avez su me donner avec une mention particulière pour le C.O.F.U (Comite d’Organisation de la Fête d’Urdos): Gigi, Michel, Véro, Nicole, Aimé, Nicolas, Fernand, Gilberte qui a tellement travaillé pour cette réussite ainsi qu’à Josette et son équipe de l’Hôtel des Voyageurs pour leur accueil éternellement parfait. Même le ciel de la plus belle vallée du monde à laquelle je dois beaucoup, était avec nous.
    A Baurech le mardi 25 novembre 2008.
  
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