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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 21:59

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                                                                                                                     Photos de Véro et de Jean Paul.

 

Traversée en Aragon.

 

Pyrénées Espagnoles.

 

  Avril 2012.

 

 

Après avoir parcouru bien des massifs lointains,

nous avons  découvert cette belle région des Pyrénées

par une randonnée pédestre de 8 jours pleins

sur un circuit magnifique et très peu fréquenté.

Nous  avons bénéficié du service de la voiture suiveuse (merci Véro).

 


Samedi 14 avril 2012. Jour 1. Urdos (64).

Rendez vous général 18h à Urdos au fond de la vallée d'Aspe bien connue par les Usféniens. Chacun arrive aisément à Urdos soit en suivant depuis Pau la RN134 soit en prenant  train et bus Sncf jusqu'à la porte de l'hotel. Le temps est à la pluie, l'accueil est au sourire.  Repas et nuit à l'Hôtel des Voyageurs.

 

Dimanche 15 avril 2012. Jour 2. De Urdos à l'auberge Bisaltica .

Le matin, en ouvrant les volets, ô surprise, tout est blanc de neige . 5 cm recouvrent meme la route! Apres dejeuner, nous decidons au vu de ces conditions météo tout à fait extraordinaires de faire cette premiere étape en voiture, c'est peu gloriux mais nous n 'avons pas le choix. Nous montons alors en voiture au col du somport et basculons en Espagne. Nous descendons  dans les vallées  espagnoles pour arriver à l'auberge de Bisaltica 933m, balayée par les rafales de vent et les averses de pluie  

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 Lundi 16 avril 2012. Jour 3. De l'auberge Bisaltica à l'auberge de  Zuriza.

Au matin, le vent glacial n'a pas cessé mais heureusement il ne pleut pas. En suivant alors la route puis le superbe sentier du GR15,  nous  franchissons le col de Lenito Baxo à 1702m  puis celui du Paso de Chandalan pour atteindre Anso puis enfin l'auberge du  camping de  Zuriza.1227m. 

 

Mardi  17 avril 2012. De l'auberge de  Zuriza  à  celle du camping d'Asolase à Isaba.

Ce matin, tout va bien, un soleil magnifique, un ciel bleu nous jetent au pied du lit. Tout est enneigé. C'est une belle étape à travers la forêt calme et déserte, en suivant toujours le sentier facile et balisé du GR15 qui nous attend. Nous montons d'abord au Port de Navarre  et filons ensuite jjusqu'à Isaba en traversant des paysages enneigés et magnifiques. Après avoir visité  Isaba et sa belle église, nous remontons jusqu'àu camping d'Asolase. 6h de marche. 820 m de dénivelé. Nous sommes en Navarre.   

 

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Mercredi  18 avril 2012. De l'auberge d'Asolase au  gite de Logibar à Larrau. 

En voiture nous retrouvons la France par  la  route de la Pierre st Martin. Au col, impossible de sortir des voitures, il fait trop froid, il y a trop de neige. Nous roulons  jusqu'au village de Larrau. Il pleut. Nous arrivons à l'auberge de Logibar. nous montons d'abord jusqu'à la passerelle d'Holzarte puis apres redescendus à l'auberge, nous montons jusqu'à la crete de Lepoa en adimirant sous  le vent, paturages immenses et forêts profondes de la Haute  Soule.

 

Jeudi 19 avril 2012. Du gite Logibar au gite d'étape de St Engrace.

En suivant le sentier du GR10 nous traversons les grands canyons de la Haute Soule. Nous empruntons un sentier étonnant et très sauvage qui remonte une forêt émaillée de barres rocheuses magnifiques. Nous dormons dans le gité d'étape de St Engrace.

 

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Vendredi 20 avril. Du gite de Sainte Engrâce  au gite du Braca (station de ski de la Pierre St Martin).

Il nous faut maintenant monter  en traversant une nouvelle magnifique zone forestière avant d'atteindre le site incroyable de la Pierre St Martin qui est surtout le plus grand karst d'Europe. Nous dormons au gite d'étape du Braca.  

 

Samedi 21 avril.  De la station de la Pierre St Martin au gite  de Lescun.    

Après avoir traversé le karst de La Pierre, nous franchissons le col de l'Osque 1409m et le pas d'Azun avant d'arriver au refuge de  Labérouat en suivant le GR 10.

 

Dimanche 22 avril 2012. Du gîte de Lescun à l'hôtel des Voyageurs d'Urdos. 

C'est une dernière belle étape belle, classique, toujours sur le sentier du GR10, aisement raccourcible par la voiture suiveuse qui nous ramène à Urdos en traversant le plateau de Lhers puis le col de Barrancq et le village de Borce. Nous arrivons  vers 18h. 

 

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Encadrement :

Accompagnateur en montagne (Brevet d’Etat).

 

Niveau:

Randonnée accessible à toute personne (de 16 à 77 ans environ) aimant la montagne et la vie au grand air. Pas de passages techniques et un horaire de marche par jour de 5h ou 6h environ. Le poids du sac sera toujours limité par l’utilisation de la voiture suiveuse que nous retrouvons chaque soir à la fin de l’étape. Nous emprunterons des sentiers réguliers évoluant au cœur de panoramas superbes, changeant sans cesse.

 

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Equipement:

Sac à dos de 20 litres environ. Chaussures de marche. Veste de montagne. Pantalon de marche. Bonnet. Gants. Lunettes de soleil. Gourde. Couteau. Petite cuillère.

Sac de couchage ou drap cousu.

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Portage :

Le portage est limité aux affaires de la journée et au pique-nique. Les bagages sont transportés par le véhicule suiveur.

 

Hébergement :

Nous serons logés en demi pension, en hotel, gîte ou auberge, en chambre double ou dortoir.

 

Prix: 525 euros.

Ce prix comprend l’hébergement en demi-pension, les nuitées en chambre d'hôtel  d'auberge ou de gite, les pique-nique pour les randonnées, le transport quotidien des bagages l'encadrement par un accompagnateur en montagne titulaire du Brevet d'Etat  et tous les frais d'organisation.

Attention, à ce prix, il faudra rajouter le prix de la navette, le mercredi, en taxi ou bus entre Asolase et Logibar. Ce petit supplément sera fixé bien avant le départ de la randonnée.

 

Inscription :

Pour s’inscrire à cette traversée, il faut régler sa cotisation annuelle à l’Usfen33 et envoyer un simple courrier  à "Usfen33. 1717 route de Morlàas 64160 Buros" accompagné d'un chèque d'arrhes de 100 euros, à l'ordre de l'usfen33.

 

Responsable :

Serge Capdessus                                           Dimanche 8 janvier 2012

sergecapdessus@orange.fr

64160 Buros



 

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Serge Capdessus - dans Montagne
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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 15:23

 

CHAMONIX ZERMATT.

 

RECIT ILLUSTRE DE CETTE RANDONNEE GLACIAIRE

 

ETE 2010

diaporama en ligne :

http://picasaweb.google.fr/urdos2009/ChamonixZermatt2010#

Cham Zer suite 073

 

28 juillet 2010. 

Prologue.

Aprés une longue route à travers la France, nous nous retrouvons tous les 12, comme prévu, au gîte d'étape des Contamines. Les prévisions météo ne sont pas formidables mais ne devraient pas nous empêcher de partir. Avec une petite pensée pour Jean Luc et Sylvie qui n'ont pu être des notres, nous attaquons aussitôt l'apéritif apporté par Jean Pierre, il est des fondamentaux qu'il ne faut surtout pas oublier.

 

29 juillet 2010.

Montée arrosée au refuge Albert 1er (France).

A Chamonix, la couleur du ciel ne nous porte pas vers l'enthousiasme délirant. Les nuages sont de plus en plus gris et bas, nous changeons nos euros en francs suisses et partons quand même. Au hameau du Tour, c'est une belle averse, froide et drue qui stoppe notre élan. Nous mangeons notre petit repas dans le local du téléphérique. Il fait déjà froid. La pluie ne cesse pas.

Le repas avalé, nous prenons la benne. -"Dépêchez vous, le téléphérique va s'arrêter à cause des orages!!" nous glisse à l'oreille l'employée, avant de nous donner l'habituel coup de fusil.

C'est encourageant et rassurant, tout à la fois. Nous sautons dans les télésièges pour le dernier tronçon. Il pleut de plus en plus. Bien évidemment, l'engin s'arrête plein milieu du trajet. Pendant de longues minutes, nous restons suspendus, immobiles, transis, de plus en plus mouillés. Le moral tombe dans les chaussettes, déjà humides. Allons nous passer la nuit dans cette position? Non! L'engin repart. Voilà la terre ferme.

Tout le monde est déjà là. Parfait.

Juste au dessus de nous, dans les nuages, le sentier file à travers les rhododendrons, vers le haut de la montagne. Sans attendre plus longtemps, nous entamons cette première montée. Il pleut toujours mais pas de coup de tonnerre à l'horizon.

Un panneau indique; "Refuge Albert 1er1h45". Sans forcer, nous mettronsCham Zer 001 demi heure de moins. Les conditions ne sont pas extrêmes mais n'incitent pas à la flânerie, d'autant plus que des bandes de brouillard nous enveloppent de temps en temps. Pendant toute la première partie de la montée, plutôt en traversée, il pleut, le sol est glissant, les pentes restent vertigineuses et  le sentier désert. Nous marchons assez vite. Pendant la seconde partie, plus raide, il ne pleut plus et nous croisons quelques montagnards qui descendent vers le confort. Personne ne les suit. Le refuge apparaît. Toujours pas d'éclair. Nous gravissons les dernières pentes de rocher. Pierre et Véro arrivent les premiers. Les derniers de notre équipe ne sont pas loin.  

Refuge Albert 1er. Nous sommes trempés mais déjà heureux d'être là.   

 

30 juillet 2010.

Du refuge Albert 1er au  gîte de Champex.

A 5h, c'est l'heure de se lever. Dehors, il fait encore plus mauvais qu'hier. Les abords du refuge sont enneigés et gelés. Petit déjeuner pris, nous partons un peu inquiets dans ce brouillard. Comme toujours, les premiers mètres sont pénibles avec ces roches glissantes et ces capuches trop serrées. On n'y voit goutte. Je décide alors tout de même d'aller jusqu'au glacier. Ensuite on verra.

Cham Zer 011Après une bonne demi heure de combat, nous mettons les pieds sur le glacier. Rémi m'appelle "-Papa, Guillemette a fait demi tour!" Bigre. "C'est peut être elle qui a raison..." 

Le brouillard se lève peu à peu et dévoile la trace que nous allons suivre. Donc, on y va. Nous formons les cordées. nous prendrons contact avec Guigui plus tard. Cordée A; Maurice Stéphane et Jean. Cordée B: Joël, Jean Pierre et Gérard.  Cordée C: Aimé, Pierre et Rémi. Cordée D; Serge et Véro.

Le glacier est de toute façon plus enneigé que lors de nos précédentes visites. Il n'y a que peu de glace vive apparente. 

Encordés, cramponnés, pioletés nous rejoignons la trace qui remonte la partie gauche de ce grand glacier. Même si nous l'avons déjà parcouru plusieurs fois, c'est un spectacle toujours magnifique qui nous accompagne pendant ces deux premières heures. J'essaie d'imprimer un rythme deCham Zer 021 marche très lent afin de ne décourager personne. Nous franchissons les quelques bosses habituelles, apercevons quelques rares crevasses et sans faire le moindre arrêt ni technique ni physique, rattrapons les cordées parties avant nous. Tout va bien. Comme nous avons bien dépassé l'Aiguille du Tour bien reconnaissable avec sa Table, il va falloir se mettre aux choses sérieuses et piquer sur notre gauche vers le Col Supérieur du Tour. 

Cham Zer 022Nous faisons alors une petite halte "barres et pâte de Coing", histoire de bien  apprécier la majestueuse vue sur l'Aiguille du Chardonnet, avant de lui tourner le dos.     

 Nous montons donc au Col Supérieur du Tour par une pente raide et en bonnes conditions de neige. Les virages se suivent. L'effort est intense mais personne ne cale. Même les rochers terminaux d'habitude si pénibles nous laissent passer sans mots dire.

Nous atteignons le grand glacier de Trient. Le soleil est là, c'est magnifique. Nos trois cordées arrivent à quelques mètres  d'intervalle les unes des autres, ce qui est très encourageant pour la suite.

Une brève halte sur cet endroit superbe et nous nous lançons rapidement dans la grande   traversée de ce glacier. La trace est bien faite, la visibilité est bonne. Je préfère ne pas traîner, l'étape n'est pas encore terminée. 

Nous admirons  les Aiguilles Dorées, apercevons le refuge du Trient  et filons alors vers celui d'Orny. Nous descendons pour cela la langue glaciaire qui plonge vers la vallée délaissant le sentier qui remonte dans les pentes rocheuses de la rive gauche.

Après quelques acrobaties entre glace et rocher "- Allons-y, on verra bien... " nous foulons enfin le sentier qui net et balisé doit nous mener  alors jusqu'au fond de la vallée de Trient soit par une traversée suivie d'un télésiège soit par une descente directe et interminable. A l'unanimité moins une voix nous prenons la première solution.

Voilà enfin le moment de prendre le repas de midi alors que le petit déjeunerCham Zer 040 de ce matin est depuis longtemps digéré. Il ne nous reste alors qu'à suivre ce magnifique parcours en traversée, coupant des pentes hautes et très raides pour arriver au télésiège de la Roya. 

La descente mécanique et aérienne nous mène à Champex. Tout va bien sauf que nous n'y trouvons pas la moindre trace de Guigui! Argl! Une petite inquiétude commence à poindre... Une dizaine de minutes de marche plus tard et nous arrivons tous  en bon état, au gîte du Bon Abri. Et là, excellente surprise, notre amie est déjà là! Elle est passée par la moyenne montagne. Tout va donc très bien, on peut boire des bières, laver ses chaussettes et prendre une douche. Le bonheur du montagnard est simple.  

  Cham Zer 050

Le 31 juillet 2010.

Du village de Champex  jusqu'au  refuge de Chanrion.

Bonne surprise, ce matin, le taxi réservé nous a déjà trouvé. Après un excellent petit déjeuner, nous nous engouffrons tous dans ce magnifique véhicule. Aimé s'installe à l'avant, nous pouvons dormir tranquilles. Le transfert mécanique de près de 50 km entre le village de Champex et le lac de Mauvoisin occupe une bonne partie de la matinée. Il fait très beau. Au terminus de la route goudronnée le taxi, logiquement, nous débarque. Aimé remarque la terrasse de l'hôtel tout proche et Véro nous y paye le café! Et après cela, qui oserait dire que la vie n'est pas belle?

Cham Zer 054Nous suivons d'abord une petite route goudronnée qui monte jusqu'au grand barrage de Mauvoisin. L'endroit est grandiose avec ces gigantesques masses d'eau et de béton. Nous prenons de l'altitude. Rapidement notre petite route devient tout à fait extraordinaire car elle emprunte de nombreuses galeries et autres tunnels.  -"Vraiment, cette montagne est un gruyère. Joël. "

Devant, Gérard et Maurice caracolent en tête. D'autres regrettent de ne pas avoir pris leur VTT pour effectuer cette belle montée. D'ailleurs, de temps en temps, des cyclistes nous doublent sur cet itinéraire qui ne ressemble à aucun autre.

Pendant une ou deux heures, nous longeons ainsi le lac. Cette masse d'eau et ses furieux torrents adjacents finiraient par être angoissants s'il ne faisait pas aussi beau. Cham Zer 056

Au bout du lac, nous sommes toujours sur cette petite route mais nous n'y voyons aucun véhicule. Et avant d'entamer la montée vers le refuge, nous repérons quelques terrasses herbeuses, parfaitement orientées pour y prendre notre repas. Il ne nous reste ensuite qu'à retrouver le sentier pour  monter dans les alpages fleuris Au passage, nous admirons un vaste troupeau de vaches suisses aux dimensions tout à fait remarquables. Nous en profitons pour en

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apprécier aussitôt le lait - un litre nous est offert par les agriculteurs-

 

Voici le refuge de Chanrion bien installé à 2462 m au coeur d'un paysage magnifique de hautes et de moyennes montagnes. C'est un refuge de randonneurs plutôt que d'alpinistes. Juste avant le repas, nous animons la terrasse avec notre apéritif,merci Pierre pour le portage, qui en rend jaloux plus d'un.

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Le 1er août 2010.

Du  refuge Chanrion au  refuge des Vignettes par le grand glacier d'Otemma.

Quand le réveil sonne dans ce dortoir endormi, il est 5h, tout le monde resterait bien au lit un peu plus. Bien évidemment Gérard et Maurice sont déjà debouts alors tout le monde se lève.
Le petit déjeuner d'assez bonne qualité est rapidement avalé et nous quittons le refuge en même temps qu'un autre groupe guidé avec lequel nous jouerons au chat et à la souris pendant les 3 jours à venir. 

Du refuge, nous descendons par un sentier évident jusqu'au fond de la vallée qui nous fait face. Le temps est beau et frais, tout se présente bien. Nous allons vivre une belle journée. 

Nos pas nous mènent d'abord sur  une gorge étroite et rocheuse. De nombreux travaux hydro-électriques sont visibles. Nous y avons un rythme de marche lent et soutenu c'est à dire sans arrêts  car il faut avancer le plus efficacement possible.

Cham Zer 081Devant nous, l'immense masse du glacier d'Otemma que nous allons remonter pendant toute cette journée. Au départ, pas de glace ni de neige, le fond de la vallée large est entièrement caillouteuse. "-On se croirait au Népal,  c'est grandiose... " Vero. Nous progressons ainsi rapidement sans difficultés dans cet univers minéral: pas d'oiseau, pas de végétaux, très peu de bruit, que des cailloux, que des rochers, que du gris, que du noir. Au dessus de nos têtes, les sommets enneigés essaient de nous écraser de toute leur masse et nous sommes encore bien loin de les approcher. 

 

Voici qu'apparaît, plein champ face à nous, bien  visible, de la glace, beaucoup de glace. Première satisfaction, pas de moraine frontale croulante, pas de champ de crevasses compliquées. Nous mettons gaillardement les pieds sur cette énorme marche et ne ralentissons pas d'un pouce notre progression. Ce glacier est vraiment immense, plus de 13km disent les documents trouvés par ci par là. Large, occupant toute la largeur de la vallée, presque plat, peu torturé en surface, sans neige pour cacher ses entrailles, il est au départ, presque entièrement recouvert de cailloux.  Nous pouvons donc avancer sans irregularités ni difficultés sur cette surface beaucoup moins hostile que redoutée. 

Au loin, face à nous apparaissent les sommets qui doivent marquer la fin de la journée mais pas la moindre trace du refuge. C'est tout simplement que nous sommes encore loin de notre but.

Peu à peu, au fur et à mesure de notre progression, la quantité de rochers recouvrant la surface diminue et après une tentative malheureuse pour prendre pied sur la rive droite caillouteuse, nous restons bien sagement sur le dos du glacier profitant de minsucules moraines latérales pour continuer à marcher sans beaucoup d'arrêts. 

De temps en temps, nous faisons quand même une petite halte, histoire de bien jauger du regard les écarts entre nous. Cham Zer 087

Et pas encore de cordes nécessaires mais les crampons sont mis pour rendre la progression plus facile sur cette glace de plus en plus dure de plus plus noire.  Nous surveillons  l'altimètre, les 3000 m du col approchent. Personne ne veut s'arrêter, alors on continue.   Voici la neige qui apparait sur le sol, les cravasses deviennent alors invisibles, prudence, il faut maintenant s'encorder. Alors que le col de Chermotane, large et évident, avec ses 3053m d'altitude, occupe tout l'horizon, Pierre et Stéphane certainement agacés par cette interminable montée piquent un véritable sprint, nous laissent sur place, rejoignent la trace venant de Bertol et filent jusqu'au refuge. Nous ne le reverrons qu'à l'intérieur du bâtiment. Aimé leur fera remarquer gentiment et à juste titre qu'il ne faut pas marcher décorder sur un glacier de cette envergure.

Loin derrière, Véro, Gérard, Aimé, Maurice, arrivent au col, s'encordent et prennent la trace qui monte au refuge. C'est à ce moment que nous réalisons que nous avons toutes les cordes avec nous. Nos quatre amis qui ferment la marche n'en ont pas. Nous nous séparons alors en deux, les uns terminent cette montée épique jusqu'au refuge et les autres font un petit demi tour pour porter la corde à nos amis. Ces derniers pas du tout fatigués coupent ardemment  le fromage afin d'arriver au col le plus vite possible.  Cham Zer 095

 

L'estomac dans les talons Il ne nous reste alors plus qu'a gravir les 150 derniers mètresde dénivelé pour atteindre, après un dernier effort épuisant en pleine châleur, le refuge des Vignettes (3158 m), accrochée sur le rebord de la paroi.

Ce refuge est un véritable nid d'aigle entouré de précipices et de vides incroyables. Peu fréquenté, il est neuf et confortable. Nous apprécions sa terrasse et ses rochers pour un excellent après midi de récupération.

2 août 2010.

Du refuge des Vignettes au refuge Bertol 3311m.
La météo s'est bien dégradée pendant la nuit, il a tonné et un peu neigé. Au réveil, tout le monde resterait bien sous les couettes. On fait durer le plaisir en attendant que les guides d'à côté annulent le départ. Mais rien de tout cela ne se produit et nous devons nous lever.

Effectivement dehors il fait mauvais, les nuages gâchent tout. Nous prenons alors la décision pour rejoindre la cabane de bertol, de de ne pas passer par le glacier mais plutôt par la vallée, ce qui constituera tout de même une belle journée.

 

Bien équipés avec cagoules, gants et vestes nous nous encordons dans l'entrée du refuge pour une plongée vers le glacier. Il neige même legerement quand nous sortons du refuge. Un petit stress parcours notre équipe et tous les autres groupes du refuge font , comme nous, le tour par la vallée.

Les premières pentes glacaires sont assez soutenues et en assez bonnes conditions. La glace vive est rare et nos crampons la mordent bien.  Nous franchissons allègrement ce premier obstacle à l'ambiance des grands départs de la haute Montagne. Notre trace zigzague sans souci sur le glacier de Pièce entre quelques  petites crevasses et nous atteignons assez vite la fin du glacier. Une heure environ de descente et le mauvais temps du matin se dissipe. Le ciel bleu apparaît mais il est trop tard pour faire demi tour et nous plongeons vers le bas . Nous traversons la moraine frontale, facile et Cham Zer 126trouvons rapidement le sentier qui parfaitement balisé nous fait plonger dans la vallée d'Arolla. Gérard qui est venu skier dans ces stations nous montre la-bàs, très haut, sur la crête, le refuge Bertol, incroyable nid d’aigle, accroché sur le fil de l'arête. Et on ne sait pas encore à quel point.
Le sentier nous fait alors descendre de belles pentes de moyenne montagne ou nous retrouvons l'herbe, les plantes et les oiseaux. Quel contraste avec l'univers de cailloux et de glace d'hier. Et voilà même la forêt que nous avons quitté depuis Trient. Le sentier continue de descendre fortement et en prenant un beau raccourci, nous atteignons la route du fond de vallée.

 

C'est le moment d'un regroupement général avant d'attaquer la terrible remontée jusqu'au refuge. Tout le monde est là, suit bien le rytme collectif. Il y a bien quelques écarts entre le premier et le dernier mais 12 personnes en haute montagne ne peuvent pas avancer à la même vitesse, il y a forcement des écarts entre nous. Nous suivons donc tous ensemble la route jusqu'à son terminus occupé par des entreprises d’extraction de cailloux ou de pierres.

Quand nous quittons la route à son terminus, l'altimètre indique « 2008m » et il nous faudra remonter jusqu'aux « 3300m » de la cabane, ce qui fait une belle différence... Mais personne, là encore ne songe à faire demi tour. 

Nous suivons d'abord un sentier net et bien balisé qui nous fait prendre efficacement de l'altitude en remontant de grandes pentes raides et rocheuses. De formidables dalles rocheuses grises et noires donnent à ces paysages une sévérité tout à fait exceptionnelle. Devant Maurice et Stéphane et d'autres, filent bon train. Nous ne les rattraperons pas de sitôt. Un groupetto Guigui, Jean, Aimé, Véro, Jean Pierre se forme et mange quelques bricoles. Juste de quoi recharger les batteries avant d'aller attaquer les encore loin, pentes terminales du refuge.

Heureusement, le sentier est bien tracé et parfaitement balisé. Nous voyons donc le dénivellé diminuer régulièrement sous nos efforts. Sur notre droite arrive le sentier qui descend du refuge des Vignettes par les glaciers. «-C’est de là que nous aurions dû arriver souffle alors Véro ». Et voilà le site magnifique des Plans de Bertols à 2600m d’altitude. Nous sommes confiants, nous avons déjà gravi la moitié du dénivelé, le sentier a l’air bien marqué et balisé et il nous reste encore bien du temps pour terminer l’ascension. Et là ô surprise, voila une belle cabane qui pourrait nous servir d’abri en cas de difficultés. Nous en profitons pour manger une dernière bricole et nous repartons rapidement.

Mais là, en quelques minutes les choses vont rapidement se dégrader. D’abord après une traversée presque horizontale dans des pâturages, le sentier attaque les premières pentes d’éboulis et perds définitivement tout balisage. Presque aussitôt après, c’est le sentier qui lui-même disparaît dans les cailloux. Notre progression devient alors subitement beaucoup plus lente et pénible. Et comble de malchance, il se met à pleuvoir légèrement, rendant alors les rochers glissants. Chacun se lance dans cette bataille avec courage et ardeur. L’effort est violent et intense. Au dessus de nous, encore très haut dans les sommets, la cabane toujours bien visible Cham Zer 134sans aucune compassion nous regarde souffrir.

 

Rémi s’arrête pour mettre ses chaussures de montagne, Pierre reste avec lui, Stéphane et Maurice sont toujours devant et attaquent le vaste névé qui monte presque jusqu’au col, Joël, Gérard et Aimé sont en proie avec la mer de cailloux, Guigui, Jean et Jean Pierre sont plus bas, près de la cabane du plan Bertol (on distingue très bien les couleurs vives de leurs vestes dans cet univers gris et sombre). Avec Véro, je croise une cordée descendante. Un homme m’y conseille de ne pas prendre les câbles mais plutôt de contourner l’obstacle rocheux par la gauche en remontant des pentes de neiges raides mais en bonne condition. Et surtout il termine son propos  par ces mots qui m’étonnent un peu: « …arrivés au col, vous trouverez, en passant sur l’autre coté, toutes les chaînes et câbles pour monter au refuge… »  C’est ce pluriel qui me pose question, pourquoi parler de chaînes et de câbles au pluriel? Je comprendrai plus tard.

Effectivement le glacier passe bien et à part quelques pas en glace vive, nous parvenons sans encombre sur une petite selle rocheuse ou viennent d’arriver Maurice et Stéphane. Ils ont pris les câbles. Rémi et Pierre nous rejoignent. Je propose à tous de mettre les crampons pour terminer la montée au col qui est défendu par une pente enneigée qui pourrait se révéler bien méchante.

Cham Zer suite 010Crampons au pied, nous atteignons le col Bertol, nous pensons en avoir terminé et, comme annoncé, nous contournons l’éperon rocheux ,côté Nord pour découvrir la dernière épreuve du jour: un ensemble de câbles et  d'échelles remontant une face rocheuse verticale de 150 mètres de dénivellé. Quelle surprise! Une belle fin d'ascension qui exige donc assurance solide et pied sûr. L'ambiance est unique, vertigineuse  impressionnante. Nous atteignons demi heure plus tard, essouflés , le refuge,Cham Zer 136 véritable nid d'Aigle au sens propre. L'ambiance à l'intérieur se révelle elle aussi unique...

Quand nous pénétrons dans la salle principale, nous constatons que nius sommes le premier groupe a arriver ce jour là. Tout le monde est content d'etre là mais le plus enthousiaste est de loin Aimé qui répète à qui veut l'entendre : " ...ça au moins c'est une vrai arrivée en refuge... cela vaut vraiment le coup de se dépasser pour connaître  cela ... c'est la plus belle arrivée en refuge que j'ai connue... ". Les autres n'ont rien à rajouter.

Généreux comme toujours, Joël redescend aussitôt sur la terre ferme pour aller a la rencontre de la derniere cordeé (Jean, Guigui et Jean-Pierre) qui en termine avec le glacier. 

 

Dès qu'elle arrive, environ demi heure plus tard, notre amie distribue généreusement bières et soupe à son entourage.

Cham Zer 145Nous passons l'apres midi à manger, boire et lire. Impossible de faire autreCham Zer suite 003 chose même aller aux toilletes est une aventure. Ah vraiment personne n'oubliera le refuge BertoL

Au fil de l'après midi arrivent des groupes tous guidés qui vont remplir le refuge. "S'il y a deux services je me demande comment on va faire..." Nous avons un peu l'impression d'être des  cosmonautes dans une station spatiale tant l atmosphère est vraiment étonnante et particulière.

Les deux grandes questions qui nous mobilisent toute cette après midi est "...et la méteo de demain, qu'elle sera-t-elle? et  "...demain, s'il ne fait pas  beau, que faisons  nous?"... Même les guides plus expérimentés que nous, ne savent pas répondre à ces deux questions.

"Moi, c'est simple, j'attends demain et je ferai ce que Serge a décidé" répond alors invariablement Maurice...

 

 3 août.  Du refuge Bertol  au refuge Schönbiel. 
 A 5heures ce matin, le réveil sonne. Rapidement, nous nous apercevons que la situation se présente bien: toute l’équipe est en bonne forme et le temps semble basculer dans le beau. Bien évidemment, certains d’entre nous tombent du lit mais d’autres attendent encore quelques minutes pour quitter le doux confort des couvertures.

 Le petit dejeuner est calme et presque lent car comme le dit Gérard: "Il faut laisser les autres cordées nettoyer les barreaux des echelles ". Cham Zer suite 015Il a raison Gérard, cette nuit la température a été négative et  les barreaux des échelles sont glissants de givre... Il faut donc faire attention pour descendre jusqu'au glacier.

C'est une journée incroyable qui commence .....

 

Le ciel se découvre franchement. Nous quittons le navire. Pour cela,  certains s’encordent, d’autres s’attachent, d’autres ne font rien de tout cela. Nous nous rejoignons tous ensemble sur le col Bertol. Le soleil inonde tout. Pierre s’aperçoit alors qu’il a laissé la grande corde au refuge, il remonte la chercher, ce qui n’est pas rien.

Pendant ce temps, Maurice, Jean et Stéphane démarrent. J’annonce à tous : « Au prochain arrêt, on refera des cordées plus équilibrées… » Nos trois amis prennent la trace et se lancent aussitôt à la poursuite des cordées déjà parties.

Quelques instants plus tard, nous quittons alors ensemble le col en 3 cordées.

Au début, tout va bien. Nous suivons la trace, la visibilité est bonne. Arrivés sur le premier ressaut, une petite dizaine de minutes après le départ, j’aperçois sur le fond de la vallée, des nuages qui montent. Rapidement ils nous coupent toute la visibilité lointaine. Cela ne m’inquiète pas encore…

Alors que nous progressons sur cette belle trace, nous sommes rapidement entièrement enveloppés de brumes et de nuages. Ce ne semble pas être un phénomène passager, le brouillard devient rapidement très épais. Plus grave, il se met à neiger. Ce qui signifie que l’ensemble des nuages est probablement important. Mais nous avons toujours sous nos pas, la trace qui nous guide. Nous continuons à marcher ainsi pendant une vingtaine de minutes. La météo ne cesse de se dégrader. Craignant alors que la trace soit recouverte par cette neige et afin de ne pas tomber dans le piège qui se profile, je propose puis ordonne un demi-tour général jusqu'au refuge Bertol.

Nous prenons alors toujours dans le mauvais temps, la direction du bas, même si la trace traverse plus les pentes qu’elle ne les descend. Nous marchons pendant un bon quart d’heure et avons la joie de rencontrer la dernière cordée qui monte à son tour.

Cette dernière stoppe à quelques pas de nous. Ses membres s’habillent chaudement pour se protéger du vent et du froid. Avec l’accord du guide, nous décidons alors de faire un nouveau demi-tour en suivant, à distance, cette cordée de 6 alpinistes.

Il neige de plus en plus. Nos sacs à dos sont maintenant couverts d’une fine pellicule de neige. Après une longue attente nous reprenons la marche en avant. Nous avançons silencieux et enneigés comme des grognards de la Grande Armée mais nous avons probablement évité la Berézina.

Nous allons marcher ainsi pendant plus de deux heures dans ces conditions difficiles. La visibilité toujours réduite à quelques mètres et notre environnement visuel est blanc-gris à 100%. Nous n’avons aucun mal à suivre car visiblement, nous sommes plus entraînés que nos amis d’un jour.

Soudain j’entends la voix de Véro: « -Serge, regarde ! Il ne neige plus et le vent est tombé… » C’est là une bonne nouvelle, bien encourageante. Nous continuons à progresser toujours dans ces mêmes conditions de brouillard. Sous nos pieds, se creuse un début de pente sur notre gauche. Nous saurons plus tard que nous sommes à ce moment en train  de longer une énorme crevasse non loin du sommet.

« Véro: -Je suis étonnée mon altimètre indique: plus de 3500m et nous montons toujours ! Nous devrions redescendre.

- Aimé. Je pense qu’il n’y a pas d’inquiétude à avoir, il a un GPS ».

Et après deux heures environ de cet effort dans ces conditions si particulières, il me semble qu’effectivement la pente se radoucit puis s'inverse. Cela se confirme rapidement. Nous descendons. Les difficultés sont en train de passer derrière nous.

Rapidement maintenant la situation s'éclaire et la visibilité s’améliore peu à peu. Nous contournons quelques énormes crevasses et perdons rapidement de l’altitude. Nous commençons alors à deviner les dimensions énormes du glacier que nous traversons depuis ce matin. Notre pas s’accélère, la trace s’élargit nettement, nous sortons définitivement des difficultés. Je laisse filer la cordée de Toni et nous abordons les rochers de fin de glacier. Nous abordons le monde du rocher. Nous nous y décordons. Nous avons aussitôt après, la surprise de croiser une expédition de russes chargés de sacs énormes. Nous contournons les rochers du Stocky et avons le bonheur de voir se découvrir l’incroyable masse du Cervin, tout proche et très impressionnant. Ce sont la face Nord et les arêtes du Lion et de Zmutt qui nous font face. c'est un ensemble magnifique que beaucoup d'entre nous voient pour la première fois.

 

 
Cham Zer suite 053Cham Zer suite 056La

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il nous faut maintenant descendre par un cheminement rocheux, quelque fois un peu exposé, dans des pentes rocheuses caillouteuses  agrémentées de quelques passages  tres raides, jusqu'au grand glacier de Zmutt.

Et alors, nous realisons simplement  que nous sommes descendus plus bas que le refuge Schonbiel. Il va donc nous falloir remonter le grand glacier et ses énormes moraines et ses immenses champs d'éboulis pour atteindre les prairies vertes et accueillantes qui entourent le refuge. 

Quelle journée, que nous n'oublierons pas.  

 

 

4 août Refuge Schönbiel - chalets de Zmutt - Zermatt

 

 

Dernier jour de notre aventure.

Il fait grand beau.

Nous prenons notre temps ce matin pour admirer le paysage sublime qui nous fait face, au pied du Cervin et de ses satellites. Nous admirons à la jumelle notre parcours glaciaire de la veille, enfin ensoleillé.   

A l'opposé des journées sublimes que nous venons de vivre, la descente sur Zermatt, elle, est évidente, sans la moindre difficulté technique. Nous rejoignons par des chemins agréables et peu fréquentés les alpages jusqu'à Zermatt. Nous traversons ainsi nombre de paysages et de villages  typiquement Suisses  pour traverser, vers midi, glorieux et heureux,  la capitale helvétique des Alpes.

Apres 6 jours de marche et d'efforts, bien évidemment, les pieds chauffent un peu dans nos grosses chaussures mais nous sommes tous ravis, heureux, d'avoir réussi, ensemble, sans dommage, mais avec beaucoup d'émotions , cette belle aventure.

 

Merci à toutes et tous.

Baurech le 1er septembre 2010.

Serge Capdessus

  Cham Zer suite 073Cham Zer suite 076

 

. Photos de Véronique Prim.

  Texte de Serge Capdessus

 

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Serge Capdessus - dans Montagne
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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 13:51

bivouac taillon 038!cid 28562508C75F46188D1F30BAE86879BB@glizee8f1f8180

Hourque de la Fousserette  2072m. 2 octobre 2012. grand beau temps. Avec vélo.

Sommet Deres  Heches  2084m. 2 octobre 2012. grand beau temps. Avec vélo.

Pic du Lion 2102m. 2 octobre 2012. grand beau temps. Avec vélo.

sommets du massif d'enfer

HsOMMEts de roumanieC?J

Pène Sarriere. 1934m. 15/8/12. Beau temps pluie à la descente. Pierre Rémi Jean (face est).

Saraillé m. 28/5/12. Beau temps. Véro. Usfen. Depuis Ichère.

Pic d' m. 27/5/12. Beau temps. Véro. Usfen.  Depuis Espélunguere.

Pic d'Arnousse 2035m. 26/5/12. Beau temps. Véro. Usfen. Crete Sud depuis Péyranère.

Pic de Prada 2712m. 25/ 3/ 12. Gd beau temps. Véro, Pierre Rémi. Ski raquettes. Campan

Pic de Portarras 2697m. 25/ 3/ 12. Gd beau temps. Véro Pierre Rémi. Ski raquettes.

Pic Escurrets 1/3/12. Beau temps. Marie Françoise. Col de Marie  Blanque

Pic d'Arnousse 25/2/12. Beau temps. Usfen. Raquettes. Urdos

Pène Blanque 2193m. 24/2/12 . Gd beau temps. Usfen. Raquettes. Astun. 

Cuchet de Garay 1832m. 23/2/12 . Gd beau temps. Usfen. Raquettes. Urdos

Pic de Belonseiche 2297m. 22/2/12 . Gd beau temps. Véro. Raquettes. Astun Arnousse.

Pic de Belonseiche 2297m. 20/2/12 . Gd beau temps. Véro. Raquettes. Astun. ESP

Crete de 12 février 2012. Beau temps très froid. Stage + Véro. Raquettes. Artigues.31

Pène Lespade 1690m 28 janvier 12. Mauvais temps. Pierre Rémi Véro. Ski Raq. Accous. 64

Pic d'Anéou 2364m. 23 déc 11. Grd beau temps. Pierre Rémi. Ski raquettes. Laruns . 64.

Pic Canaourouye 2347m 23 déc11. Grd beau temps. Pierre Rémi. Ski raqu. Laruns . 64.

Les Escaldes. 11 décembre 2011. Beau temps. 17 personnes. Aspet. 31.

Montagne de Ciboure 411m. 27 novembre 2011. Beau temps. 15 personnes. 64.

Pic de Benou 26 septembre 2011.  Grand beau temps. 5 pers. Aspe 64  

Pic des Moines. 2314m. 26 septembre 2011.  Grand beau temps. 5 pers. Aspe 64

Pic de Peyreget. 2487m. 14 aout 2011. Beau temps. 7 personnes. Famille. Ossau. 64.

Stok Kangri. 6175m. aout 2011. Inde. 9 personnes. Usfen. Beau temps.

Pic des Moines. 26 février 2011. Beau temps se couvrant. 4 pers. Aspe 64 

Pic de la Cristallere. 25 février  2011. Grand beau temps. 4 pers. Aspe. 64

Cuchet de Garay. 24 février 2011. Ciel bouché se dégageant. 7 pers. Aspe 64.

Pena de Oroel m. 23 février 2011. Temps calme, ciel encore bouché. 7 pers. Aragon

La Raca 21 février 2011. Temps neigeux et bouché. Raquettes. 7 pers. Aragon.

Puy Mary 1783m. 28 octobre 2010. Grand beau temps. Approche à tandem. 2 pers. Cantal.

Puy de Lassolas. 1183m. 24 octobre 2010. Brouillard, pluies. 12 pers. Puy de Dome.

Puy de la Vache. 1162m. 24 octobre 2010. Brouillard, nuages,vent. 12 pers. Puy de Dome.

Puy de Dome. 1465m. 24 octobre 2010. Brouillard, nuages, pluies. 12 pers. Puy de Dome.

Puy de Baladou. 1455m. 23 octobre 2010. Nuages, vent, froid. 12 pers. Puy de Dome.

Puy de la Vedrine. 1311m. 23 octobre 2010. Nuages, froid, vent. 12 pers. Puy de Dome.

Cuchet de Garay. 10 octobre 2010. Brouillard, nuages, pluies. 7 pers. 64.

Pic de Pétragemme. 9 octobre 2010. Fort vent du sud. Nuages nombreux. 7 pers. 64.

Pic du Lurien. Août 10. Nuit à la cabane. Grand beau temps. 2 pers. 64.

Pic d'Anie. 2504m. Juillet 10. Brouillard dans les Arrhes. Fromage à la cabane. 17 pers. 64.

Soum de Lagaube.1985m  juillet 10. Grand beau temps. 18 personnes. 64.

Soum du Pet de Labigne. juillet 10. Vue très étendue sur la vallée.  18 personnes. 64.

Soum de la Hourquette. juillet 10. Magnifique panorama. 18 personnes. 64. 

Pic du Larry 2337m. Vue idéale sur l'Ossau. Grand beau temps. 64. 15 personnes.

Pic Los Aroujos. juillet 10. Brouillard et grand calme au sommet. 10 personnes. 

Pic d'Ayous. juillet 10. Belle vue sur les lacs d'Ayous. 10 personnes. 64.

Soum de Lagaube.  juillet 10. Sortie de la mer de nuages juste avant le sommet. 64.

Pic d'Arnousse. juillet 2010.

Pic de Belonseiche. juillet 2010.

Pic de Bénou. juillet 2010.

Pic des TENTES 2227m. 27 juin 2010. Pluie au sommet.1 personne. 65.

Pic du TAILLON 3144m. 27 juin 2010. Orage, pluie. Bivouac Brèche de Roland. 3 pers. 65.

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Serge Capdessus - dans Montagne
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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 13:08

!cid 4B51938928A64191A32055882E8D4F61@glizee8f1f8180Compte rendu


Participants: Véro/ Bernard/ Christian / Maurice / Vincent/ Evelyne / Maryse/ Dominique / Stéphane / Serge.  


Samedi 26 juin 2010.

 

 

 

  

Bivouac à la Brèche de Roland.


!cid 14BF4D06DAC2404D9B34287AAF1186B6@glizee8f1f8180A l'heure prévue soit 10h ce samedi matin, nous nous retrouvons tous sur la place de Luz St Sauveur (65). Comme la météo n'est pas fameuse, je propose alors une autre destination,plus sure  et plus accessible. Refus général du groupe "on est venus pour la Brèche... on veut la Brèche...etc"

Soit.

Nous partons donc pour la Brèche de Roland.

Nous montons d'abord  en voiture jusqu'au col des TTentes (Gavarnie), les cyclistes apprécient les pentes. Repas pris aux voitures, nous nous dirigeons

 

alors vers le Port de Boucharo par la route fermée. Arrivés au Port, comme dans la chanson, nous prenons le sentier du Parc, sentier rapidement recouvert par la neige. Nous y croisons nombre de personnes descendant de la montagne. Certaines ont l'air apeurées, c'est normal l'orage a déjà commencé à gronder... 

 

 

Tout le monde suit sans difficultés. Certains accelèrent même. Au col des Sarradets, c'est le regroupement général. Et voila le refuge. Nous squattons aussitot la terrasse ,non pour y commander une biere (trop chère) mais pour y installer notre bivouac.

Et patatras , il se met a pleuvoir!

Nous opérons alors un repli stratégique vers l'intérieur du refuge ou c'est une belle soupe à la grimace qui nous accueille.

Nous décidons alors de quitter cet endroit.

La pluie cesse.

  !cid 28562508C75F46188D1F30BAE86879BB@glizee8f1f8180

  Au refuge des Sarradets.

 

Nous montons.

En une heure environ nous voilà sur la Brèche.

Nous y sommes seuls, nous installons notre bivouac  sur les terrasses Sud. Il ne pleut plus, c'est génial. Devant nous un superbe panorama sur le versant espagnol de la chaîne.

La soirée, comme espéré, est parfaite et beaucoup moins froide que celles que nous avons déjà vécu aux grottes Russel.

  bivouac taillon 030    bivouac taillon 036

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Dimanche 27 juin 2010.

Au matin, les nuages sont revenus et nous gâchent un peu la vue. Nous nous étirons paisiblement dans nos sacs de couchage. Nous dejeunons ensuite et prenons alors la direction du sommet. Le ciel est de plus en plus chargé.

Un peu avant la Fausse Brèche, c'est le Tonnerre qui gronde à nouveau.

Nous atteignons tout de même le Doigt.

Les coups de tonnerre et les éclairs se rapprochent.La foudre serait elle la?

Loin devant, Bernard, Stéphane et Maurice filent bon train.

Les autres , prudents préfèrent une retraite calme et sage vers le lieu de bivouac, juste avant la Brèche.

L'orage nous rattrape et lache alors sur nos têtes de belles averses. Nous sommes trempés.

Il ne nous reste alors plus qu'à récupérer nos sacs et plonger dans les rafales de pluie glacée, vers le refuge. la descente est raide et glissante et tout le monde s'en sort tres bien. Certain remontent même chercher appareil photo perdu.

Après quelque sauvetage de personnes agées glissant à plat ventre, gelées et trempées, nous nous regroupons devant le refuge bondé toujours aussi peu accueillant.

Vraiment les vrais refuges, cela n'existe plus...

Et voilà nos trois héros qui nous rejoignent. Malgré les conditions, ils sont arrivés au sommet, ils ont bravé les éléments déchainés.Pic du Taillon 3144m.

Bravo à Stéphane, Maurice et Bernard, leur effort rejaillit sur tout le prestige du groupe...

Le reste de la sortie n'est alors plus qu'une belle descente jusqu'aux voitures. Descente certes humide et  glissante mais toujours aussi belle.

Au col des Tantes, un fou, sous une pluie battante, gravit le modeste mais proche pic des Tantes 2337m.

 

708 

Bernard au sommet du Taillon.

 

 

14h. Argelès. C'est la fin. Merci et bravo  à toutes et  tous. 

 

Prochain bivouac le 18 septembre 2010 dans le massif du Pic Long dpuis Luz St Sauveur.

 

SC 29/6/2010.

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Serge Capdessus - dans Montagne
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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 09:03

CHAMONIXZERMATT

 

RECIT ILLUSTRE DE CETTE RANDONNEE GLACIAIRE

 

ETE 2010

 

28 juillet 2010. 

Prologue.

Aprés une longue route à travers la France, nous nous retrouvons tous les 12, comme prévu, au gite d'étape des Contamines. Les prévisions météo ne sont pas formidables mais ne devraient pas nous empecher de partir. Avec une petite pensée pour Jean Luc et Sylvie qui n'ont pu être des notres, nous attaquons aussitot l'apéritif apporté par Jean Pierre, il est des fondamentaux qu'il ne faut surtout pas oublier.

 

29 juillet 2010.

Montée arrosée au refuge Albert 1er (France).

A Chamonix, la couleur du ciel ne nous porte pas vers l'enthousiasme délirant. Les nuages sont de plus en plus gris et bas, nous changeaons nos euros en francs suisses et partons quand même. Au hameau du Tour, c'est une belle averse, froide et drue qui stoppe notre élan. Nous mangeons notre petit repas dans le local du télépherique. Il fait déjà froid. La pluie ne cesse pas.

Le repas avalé, nous prenons la benne. -"Dépêchez vous, le télépherique va s'arrêter à cause des orages!!" nous glisse à l'oreille l'employée, avant de nous donner l'habituel coup de fusil.

C'est encourageant et rassurant, tout à la fois. Nous sautons dans les télésigespour le dernier tronçon. Il pleut de plus en plus. Bien évidemment, l'engin s'arreteen plein milieu du trajet. Pendant de longues minutes, nous restons suspendus, immobiles, transis, de plus en plus mouillés. Le moral tombe dans les chaussettes, déjà humides. Allons nous passer la nuit dans cette position? Non! L'engin repart. Voilà la terre ferme.

Tout le monde est déjà là. Parfait.

Juste au dessus de nous, dans les nuages, le sentier file à travers les rhododendrons, vers le haut de la montagne. Sans attendre plus longtemps, nous entamons cette premiere montée. Il pleut toujours mais pas de coup de tonnerre à l'horizon.

Un panneau indique; "Refuge Albert 1er1h45". Sans forcer, nous mettrons demi heure de moins. Les conditions ne sont pas extrêmes mais n'incitent pas à la flanerie, d'autant plus que des bandes de brouillard nous envelloppent de temps en temps. Pendant toute la premiere partie de la montée, plutot en traversée, il pleut, le sol est glissant, les pentes restent vertigineuses et  le sentier désert. Nous marchons assez vite. Pendant la seconde partie, plus raide, il ne pleut plus et nous croisons quelques montagnards qui descendent vers le confort. Personne ne les suit. Le refuge apparait. Toujours pas d'éclair. Nous gravissons les dernierespentes de rocher. Pierre et Véro arrivent les premiers. Les derniers de notre équipe ne sont pas loins.  

Refuge Albert 1er. Nous sommes trempés mais déjà heureux d'être là.   

 

30 juillet 2010.

Du refuge Albert 1er au  gite de Champex.

A 5h, c'est l'heure de se lever. Dehors, il fait encore plus mauvais qu'hier. Les abords du refuge sont enneigés et gelés. Petit déjeuner pris, nous partons un peu inquiets dans ce brouillard. Comme toujours, les premiers mètres sont pénibles avec ces roches glissantes et ces capuches trop serrées. On n'y voit goutte. Je décide alors tout de même d'aller jusqu'au glacier. Ensuite on verra.

Après une bonne demi heure de combat, nous mettons les pieds sur le glacier. Rémi m'appelle "-Papa, Guillemette a fait demi tour!" Bigre. "C'est peut être elle qui a raison..." 

Le brouillard se lève peu à peu et devoile la trace que nous allons suivre. Donc, on y va. Nous formons les cordées. nous prendrons contact avec Guigui plus tard. Cordée A; Maurice Stephane et Jean. Cordée B: Joël, Jean Pierre et Gérard.  Cordée C: Aimé, Pierre et Rémi. Cordée D; Serge et Véro.

Le glacier est de de toute façon plus enneigé que lors de nos précedentes visites. Il n'y a que peu de glace vive apparente. 

Encordés, cramponnés, pioletés nous rejoignons la trace qui remonté la partie gauche de ce grand glacier. Même si nous l'avons dejàparcouru plusieurs fois, c'est un spectacle toujours magnifique qui nous accompagne pendant ces deux premières heures. J'essaie d'imprimer un rythme de marche treslent afin de ne décourager personne. Nous franchissons les quelques bosses habituelles, apercevons quelques rares crevasses et sans faire le moindre arrêt ni technique ni physique, rattrapons les cordées parties avant nous. Tout va bien. Comme nous avons bien dépassé l'Aiguilledu Tour bien reconnaissable avec sa Table, il va falloir se mettre aux choses sérieuses et piquer sur notre gauche vers le Col Supérieur du Tour. 

Nous faisons alors une petite halte "barres et patede Coing", histoire de bien  apprécier la majestueuse vue sur l'Aiguille du Chardonnet, avant de lui tourner le dos.     

 Nous montons donc au Col Supérieur du Tour par une pente raide et en bonnes conditions de neige. Les virages se suivent. L'effort est intense mais personne ne cale. Même les rochers terminaux d'habitude si pénibles nous laissent passer sans mots dire.

Nous atteignons le grand glacier de Trient. Le soleil est là, c'est magnifique. Nos trois cordées arrivent à quelques mètres  d'intervalle les unes des autres, ce qui est très encourageant pour la suite.

Une brève halte sur cet endroit superbe et nous nous lançons rapidement dans la grande   traversée de ce glacier. La trace est bien faite, la visibilité est bonne. Je préfère ne pas trainer, l'etape n'est pas encore terminée. 

Nous admirons  les Aiguilles Dorées, apercevons le refuge du Trient  et filons alors vers celui d'Orny. Nous descendons pour cela la langue glaciaire qui plonge vers la vallée délaissant le sentier qui remonte dans les pentes rocheuses de la rive gauche.

Après quelques acrobaties entre glace et rocher "- Allons-y, on verra bien... " nous foulons enfin le sentier qui net et balisé doit nous mèner  alors jusqu'au fond de la vallée de Trient soit par une traversée suivie d'un télésiège soit par une descente directe et interminable. A l'unanimité moins une voix nous prenons la première solution.

Voilà enfin le moment de prendre le repas de midi alors que le petit dejeunerde ce matin est depuis longtemps digéré. Il ne nous reste alors qu'à suivre ce magnifique parcours en traversée, coupant des pentes hautes et très raides pour arriver au télésiege de la Roya. 

La descente mécanique et aérienne nous mène à Champex. Tout va bien sauf que nous n'y trouvons pas la moindre trace de Guigui! Argl! Une petite inquiétude commence à poindre... Une dizaine de minutes de marche plus tard et nous arrivons tous  en bon état, au gitedu Bon Abri. Et là, excellente surprise, notre amie est déjà là! Elle est passé par la moyenne montagne. Tout va donc très bien, on peut boire des bières, laver ses chaussettes et prendre une douche. Le bonheur du montagnard est simple.  

 

Le 31 juillet 2010.

Du village de Champex  jusqu'au  refuge de Chanrion.

Bonne surprise, ce matin, le taxi réservé nous a déjà trouvé. Après un excellent petit déjeuner, nous nous engouffrons tous dans ce magnifique véhicule. Aimé s'installe à l'avant, nous pouvons dormir tranquilles. Le transfert mécanique de près de 50 km entre le village de Champex et le lac de Mauvoisin occupe une bonne partie de la matinée. Il fait très beau. Au terminus de la route goudronnée le taxi, logiquement, nous débarque. Aimé remarque la terrasse de l'hôtel tout proche et Véro nous y paye le café! Et après cela, qui oserait dire que la vie n'est pas belle?
Nous suivons d'abord une petite route goudronnée qui monte jusqu'au grand barrage de Mauvoisin. L'endroit est grandiose avec ces gigantesques masses d'eau et de béton. Nous prenons de l'altitude. Rapidement notre petite route devient tout à fait extraordinaire car elle emprunte de nombreuses galeries et autres tunnels.  -"Vraiment, cette montagne est un gruyère. Joël. "
Devant, Aimé et Maurice caracolent en tête. D'autresregrettent de ne pas avoir pris leur VTT pour effectuer cette belle montée. D'ailleurs, de temps en temps, des cyclistes nous doublent sur cette itinéraire qui ne resemble à aucun autre.
Pendant une ou deux heures, nous longeons ainsi le lac. Cette masse d'eau et ses furieux torrents adjacents finiraient par être angoissants s'il ne faisait pas aussi beau.
Au bout du lac, nous sommes toujours sur cette petite route mais nous n'y voyons aucun véhicule. Et avant d'entamerla montée vers le refuge, nous repérons quelques terrasses herbeuses, parfaitement orientées pour y prendre notre repas. Il ne nous reste ensuite qu'à retrouver le sentier pour  monter dans les alpages fleuris Au passage, nous admirons un vaste troupeau de vaches suisses aux dimensions tout à fait remarquables. Nous en profitons pour en apprecier aussitot le lait - un litre nous est offert par les agriculteurs-
Voici le refuge de Chanrion bien installé à 2462 m au coeur d'un paysage magnifique de hautes et de moyennes montagnes. C'est un refuge de randonneurs plutot que d'alpinistes. Juste avant le repas, nous animons la terrasse avec notre apéritif,merci Pierre pour le portage, qui en rend jaloux plus d'un.

Le 1er août 2010.
Du  refuge Chanrionau  refuge des Vignettes par le grand glacier d'Otemma.
Quand le réveil sonne dans ce dortoir endormi, il est 5h, tout le monde resterait bien au lit un peu plus. Bien évidemment Gérard et Maurice sont dejà debouts alors tout le monde se lève.
Le petit dejeuner d'assez bonne qualité est rapidement avalé et nous quiitons le refuge en même temps qu'un autre groupe guidé avec lequel nous juouerons au chat et à la souris pendant les 3 jours à venir. 
Du refuge, nous descendons par un sentier evident jusqu'au fond de la vallée qui nous fait face. Le temps est beau et frais, tout se présente bien. Nous allons vivre une belle journée. 
Nos pas nous mènent d'abord sur  une gorge étroite et rocheuse. De nombreux travaux hydro-électriques sont visibles. Nous y avons un rythme de marche lent et soutenu c'est à dire sans arrets  car il faut avancer le plus efficacement possible.
Devant nous, l'immense masse du glacier d'Otemmaque nous allons remonter pendant toute cette journée. Au depart, pas de glace ni de neige, le fond de la vallée large est entièrement caillouteuse. "-On se croirait au Népal,  c'est grandiose... " Vero. Nous progressons ainsi rapidement sans difficultés dans cet univers mineral: pas d'oiseau, pas de végétaux, très peu de bruit, que des cailloux, que des rochers, que du gris, que du noir. Au dessus de nos têtes, les sommets enneigés essaient de nous écraser de toute leur masse et nous sommes encore bien loinde les approcher. 
Voici qu'apparait, plein champ face à nous, bien  visible, de la glace, beaucoup de glace. Première satisfaction, pas de moraine frontale croulante, pas de champ de crevasses compliquées. Nous mettons gaillardement les pieds sur cette enormemarche et ne ralentissons pas d'un pouce notre progression. Ce glacierest vraiment immense, plus de13km disent les documents trouvés par ci par là. Large, occupant toute la largeur de la vallée, presque plat, peu torturé en surface, sans neige pour cacherses entrailles, il est au départ, presque entièrement recouvert de cailloux.  Nous pouvons donc avancer sans irregularités ni difficultés sur cette surface beaucoup moins hostile que redoutée. 
Au loin, face à nous apparaissent les sommets qui doivent marquer la fin de la journee mais pas la moindre trace du refuge. C'est tout simplement que nous sommes encore loin de notre but.
Peu a peu, au fur et à mesure de notre progression, la quantité de rochers recouvrant la surface diminue et apresune tentative malheureuse pour prendre pied sur la rive droite caillouteuse, nous restons bien sagement sur le dos du glacier profitant de minsucules moraines latérales pour continuerà marcher sans beaucoup d'arrets. 
De temps en temps, nous faions quand memeune petite halte histoire de bien jauger du regard les écarts entre nous.
Et pas encore de cordes necessaires mais les crampns sont mis pour rendre la progression plus facile sur cette glace de plus en plus dure de plus plus noire.  Nous surveillons  l'altimètre, les 3000 m du col approchent. Personne ne veut s'arreter, alors on continue.   Voici la neige qui apparait sur le sol, les cravasses deviennent alors invisibles, prudence, il faut maintenant s'encorder. Alors que le col de Chermotane, large et évident, avec ses 3053m d'altitude, occupe tout l'horizon, Pierre et Stéphane certainement agacés par cette interminable montée piquent un véritable sprint, nous laissent sur place, rejoignent la trace venant de Bertol et filent jusqu'au refuge. Nous ne le reverrons qu'à l'intérieur du batiment. Aimé leur fera remarquergentiment et à juste titre qu'il ne faut pas marcher décordersur un glacier de cette envergure.
Loin derriere, Véro, Aimé Gérard, Aimé arrivent au col, s'encordent et prennent la trace qui monte au refuge. C'est à ce moment que nous réalisons que nous avons toutes les cordes avec nous. Nos quatre amis qui ferment la marche n'en ont pas. Nous nous separons alors en deux, les uns terminent cette montée épique jusqu'au refuge et les autres font un petit demi tour pour porterla corde à nos amis. Ces derniers pas du tout fatigués coupent ardemment  le fromage afin d'arriver au col le plus vite possible. 
L'estomac dans les talons Il ne nous reste alors plus qu'a gravir les 150 derniers mètresde dénivelé pour atteindre, après un dernier effort épuisant en pleine châleur, le refuge des Vignettes (3158 m), accrochée sur le rebord de la paroi.
Ce refuge est un véritable nid d'aigle entouré de précipices et de vides incroyables. Peu fréquenté, il est neuf et confortable. Nous apprécions sa terrasse et ses rochers pour un excellent après midi de récupération.

2 août 2010.
Du refuge des Vignettes au refuge Bertol 3311m.
La météo s'est bien dégradée pendant la nuit, il a tonné et un peu neigé. Au réveil, tout le monde resterait bien sous les couettes. On fait durer le plaisir en attendant que les guides d'à côté annulent le départ. Mais rien de tout cela ne se produit et nous devons nous lever.
Effectivement dehors il fait mauvais, les nuages gâchent tout. Nous prenons alors la décision pour rejoindre la cabane de bertol, de de ne pas passer par le glacier mais plutôt par la vallée, ce qui constituera tout de même une belle journée.
Bien équipés avec cagoules, gants et vestes nous nous encordons dans l'entrée du refuge pour une plongée vers le glacier. Il neige même legerement quand nous sortons du refuge. Un petit stress parcours notre équipe et tous les autres groupes du refuge font , comme nous, le tour par la vallée.
Les premieres pentes glacaires sont assez soutenues et en assez bonnes conditions. La glace vive est rare et nos crampons la mordent bien.  Nous franchissons allègrement ce premier obstacle à l'ambiance des grands départs de la haute Montagne. Notre trace zigzague sans souci sur le glacier de Pièce entre quelques  petites crevasses et nous atteignons assez vite la fin du glacier. Une heure environ de descente et le mauvais temps du matin se dissipe. Le ciel bleu apparaît mais il est trop tard pour faire demi tour et nous plongeons vers le bas . Nous traversons la moraine frontale, facile et trouvons rapidement le senter qui parfaitement balisé nous fait plonger dans la vallée d'Arolla. Gérard qui est venu skier dans ces stations nous montre la bàs, très haut, sur la crête, le refuge Bertol, incroyable nid d’aigle, accroché sur le fil de l'arête. Et on ne sait pas encore à quel point.
Le sentier nous fait alors descendre de belles pentes de moyenne montagne ou nous retrouvons l'herbe, les plantes et les oiseaux. Quel contraste avec l'univers de cailloux et de glace d'hier. Et voilà même la forêt que nous avons quitté depuis Trient. Le sentier continue de descendre fortement et prenant un beau raccourci nous atteignons la route du fond de vallée. C'est le moment d'un regroupement général avant d'attaquer la terrible remontée jusqu'au refuge. Quand nous quittons la route à son terminus l'altimètre indique 2008m et il nous faudra remonter jusqu'aux 3300m de la cabane, ce qui pour une après midi, fait une belle difference...Mais personne ne songe à faire demi tour. 
Nous suivons d'abord un sentier net et bien balisé qui nous fait prendre efficacement de l'altitude en remontant d egrandes pentes raides et rochises. De formidables dalles rocheuses grises ou noires donnet ca ce paysage une serverité tout a fait excpetionnelle. Devant Mauricen Stepahne et d'autres filent bon train. Nous ne les rattrapreos pas de sitot, avec Guigui, Jean, Aimé et Jean Pierre nous magbngeons quelques bricle s avant d'aller taquiener les pentes terminales du reffuge.
L M : 1150 m. D : 1000 m. 

 3 aout Refuge Bertol - tête Blanche - refuge Schönbiel

Jour faste avec la traversée d'un plateau glaciaire facile jusqu’à tête Blanche (3721 m), promontoire exceptionnel face au Cervin, et tour d’horizon à 360 degrés. Spectaculaire descente dans le labyrinthe crevassé du glacier de Stockji, puis sur un sentier escarpé avant de remonter au refuge Schönbiel (2694 m), au pied de la face nord du Cervin
7 h de marche. M : 650 m. D : 1300 m. 

4 aout Refuge Schönbiel - chalets de Zmutt - Zermatt

La descente sur Zermatt est évidente, pas de difficulté technique. Nous rejoignons des chemins agréables dans les alpages jusqu'à Zermatt . 3 h 30 de marche. D : 1100 m.  
Retour en taxi. Arrivée vers 18h à Chamonix

 

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Serge Capdessus - dans Montagne
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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 10:28
Cet été nous sommes revenus en vallée d'Aspe. 

  

 

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Groupe Usfen33

  

Lundi 19 juillet 2010.

A l'heure espérée, presque tout le monde est déjà arrivé. Nous avons donc tout le temps de nous retrouver, de nous installer et . Chacun trouve sa chambre et nous pouvons d'entamer notre premier apéritif. Pour le repas, attendu, au restaurant, pas de souci c'est Marie Hélène qui est aux fourneaux.

Mardi 20 juillet 2010.

CRETES D'ARNOUSSE.
Comme les prévisions météo de la semaine, ne sont pas extraodinaires, nous abandonnons le secteur, trop facile, d'Estaëns pour filer vers les crêtes d'Arnousse. Depuis Urdos, nous rejoignons donc en voiture le site d'Astun et prenons aussitôt le sentier qui monte au col des Moines. Il fait beau, la bonne humeur est générale, tout va bien.

En 1h30 de marche environ, nous arrivons au pied  du col,  contournons le lac du même nom par la gauche, pour aborder les pentes Sud, herbeuses et faciles de la crête d'Arnousse. Sur un minuscule névé résiduel, nous découvrons un sac à dos et des batons de ski, probablement  abandonnés par un randonneur en détresse...

Nous prenons pied sur la crête par une petite brèche pour monter jusuqu'au premier sommet de cette belle journée. Nous voila sur le Pic de Bénou. La vue est déjà tres étendue de tous cotés.

Après une petite halte, il nous faut maintenant simplement suivre le fil de cette crête. Notre caravane forte de 18 personnes  progresse sans encombre sur ce terrain spectaculaire et facile. Les monteés , les descentes, les traversées se suivent sans jamis ni se ressembler  ni etre fastidieuses.

Voilà le pic de Belonseiche.

Le temps reste ancré dans le beau et seul un peu de vent nous  empeche de nous arreter n'importe ou pour manger. Nous traversons ainsi le bien connu Pic d'Arnousse que nous avons déjà gravi plusieurs  fois, raquettes aux pieds. Pour éviter quelques rochers de la crete qui pourraient devenir gênants, nous réalisons une belle traversée sur les pentes Sud jusqu'au col Mayou. C'est là un site idéal pour le repas. 

Le temps d'admirer le cirque pastroral d'Arnousse et nous fiilons hors sentier jusqu'a la crete d'Arnoussère. C'est un lieu isolé,  très calme,  totalement désert, magnifique.

Il nous sufit alors de descendre tout droit, hors sentier, par des pentes raides et irregulières, encombrées de végétation, pour rejoindre apres quelques émotions le  chalet de Peyranère où nous avons laissé nos voitures.

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Urdos

 

3ème jour
Mercredi 21 juillet 2010.
URDOS. CABANE DE  BENDOUS. SOUM DE LAGAUBE.  CHEMIN DE LA  TURE.

Le ciel est presque dégagé ce matin, la météo se serait elle trompée? Confiants, renforcés par Françoise et Jean, nous mettons les chaussures de montagne devant l'hôtel et prenons le sentier raide et bien tracé qui monte à la borde de Rouglan située juste au dessus du village. Aujourd'hui, les voitures sont de repos.
L'endroit est magnifique, désert, mais hélas les nuages bloquent toute visibilité. Apres une petite collation, nous prenons la direction de l'Est, et gravissons la crête boisée qui monte à la cabane de Bendous. L'endroit est perdu dans un brouillard épais et humide. En rangs serrés, notre belle caravane prend rapidement de l'altitude. Au passage, certains d'entre nous (Daniel, Aline, Line, Véro...) cherchent et trouvent plusieurs magnifiques cèpes. Les autres se contentent de monter car la pente est assez rude et le sentier pas bien marqué.
Enfin, voilà après 2h environ de marche depuis l'hôtel, la cabane de Bendous, petite construction pastorale, isolée, cachée et très peu fréquentée. Nous y faisons une bonne petite halte et le brouillard nous entoure de plus belle. Heureusement Jean est là et nous mène par des pentes herbeuses et raides jusqu'au col de Bendous situé juste à l'aplomb de la cabane.
L'endroit, lui aussi noyé de brouillard, est occupé par un troupeau de vaches, un peu agitées qui courent sans arrêt d'un coin à un autre mais sans toutefois libérer l'endroit. 
A cause de ces conditions météo un peu obscures, certaines d'entre nous préfèrent sagemment rester là alors que le reste du groupe s'attaque à la rude montée de la crête Nord du Soum de Lagaube. Dès la sortie du bois, nos efforts sont récompensés, nous sortons des nuages. C'est magnifique et simplement génial.  Sous nos yeux, toute la vallée est là, bien visible . Avec une mention particulière à Ursula et Line, bravo à toutes et tous d'être montés si haut après un bel effort de plus de 1200 mètres de dénivelé. Sommet plat du Soum de Lagaube 1985m. Repas et photos collectives
Et c'est la descente par le même chemin jusqu'au col pour y rejoindre nos amies. Alors que nous retrouvons le brouillard, nous perdons Liliane. Argll!! Un petit groupe cherche crie appelle et retrouve la fugitive qui n'était d'ailleurs, même pas inquiète.
Le groupe étant en bonne forme et au complet, nous prenons alors la décision pour compléter cette belle journée, de  basculer versant Nord dans les abimes des Gorges de l'Enfer. Gorges qui porteront bien leur nom. Nous devons alors suivre un sentier, non cartographié, qui doit nous mèner au fond des gorges. C'est un itinéraire très rarement suivi que notre groupe a emprunté cet hiver, mais à cette époque le sentier était recouvert de neige.
Du col, nous trouvons  alors un petit sentier qui file ardiment vers les pentes nord. Au début, tout va bien, il nous suffit de le suivre. La marche est rapide et évidente. Mais au bout d'une demi heure de descente, le sentier est de moins en moins marqué. Nous le perdons de temps en temps puis totalement. Jean qui connait bien le secteur, reste devant et m'indique alors la direction: "-C'est simple, c'est vers le bas. Mais attention à ne pas trop appuyer sur la gauche où les grandes falaises de la Mature rendraient tout passage impossible". Commence alors une descente de plus en plus raide, de plus en plus sportive. Le sentier et même toute trace de passage a maintenant disparu. Nous descendons, descendons dans un terrain de plus en plus sauvage. Et comble de malchance, il pleut. Nous n'avons plus le choix, il nous faut descendre, toute remontée étant quasiment impossible. Quelques cailloux roulent vers le bas de la pente, quelques glissades sont rapidement enrayées... Le sol de cette forêt sombre de sapins et de de hêtres est de plus en plus glissant, de plus en plus humide  mais les nombreux troncs, nous permettent d'assurer correctement notre progression.  Il pleut de plus en plus et nous sommes maintenant trempés. Loin devant, Isabelle et Sylvie se rient de ces difficultés et arrivent les premières au torrent qui marque le fond de la gorge et la fin de la descente et de nos émotions. 
L'ensemble du groupe se regroupe alors en quelques minutes. Tout le monde est trempé de la tête au pied, étonné par cette descente hors normes mais plutot ravi par l'exercice et l'ambiance unique du moment. 
Il nous suffit alors de suivre le sentier, bien marqué celu là, qui nous mène sur le GR10 puis sur le Chemin de la Mature.  C'est un sentier tout à fait extraordinaire, taillé dans la falaise, du temps de la marine à voile pour permettre le passage de troncs d'arbres destinés à la mature des grands bateaux.
Vers 17h c'est le moment de se sécher, de se changer et d'apprécier les gaufres chocolatées de l'Hotel des Voyageurs.  
 
4ème jour.
Jeudi 22 juillet 2010.
PENA DE OROEL.
Bimbaraboum! Les dieux de la météo nous abandonnent. Il a plu une bonne partie de la nuit et au matin il pleut encore. Impossible d'espérer une belle journée en Aspe. Après quelques cafés de reflexion, nous changeons notre piolet d'epaule: nous partons pour le grand Sud, pour les montagnes de Jaca. Tout le monde prend ses affaires de pluie, sauf ceux qui les ont oubliées, et s'engouffre dans les voitures. Nous franchissons le tunnel du Somport et filons jusqu'à Jaca. Bien évidement, nous avons un peu de mal à trouver la route qui mène  au debut de la montée mais après quelques marches arrières, nous finissons par trouver le parking adéquat. 
Il fait frais, tout est humide. Nos partons logiquement pour une journée de pluie et de froid. Et bien il n'en sera rien...  

 

5ème jour.
Vendredi 23 juillet 2010.

 Montée au refuge d'Ayous.

Depuis la station de ski d'Astun, nous montons en une petite heure au col d'Astu. La vue est magnifique sur le Pic du midi d'Ossau qui apparait brusquement. Nous basculons en vallée d'Ossau. Nous grimpons pour cela cela sur la crête Nord jusqu'au col des Moines ou nous retrouvons le sentier du Parc National qui serpente au milieu des lacs d'Ayous. C'est l'un des paysages les plus beaux des Pyrénées. Nous arrivons au petit refuge d'Ayous (PNP) au milieu de l'après midi. Repas et nuit dans le refuge. Denivellé de 650 m.

6ème jour.
Samedi 24 juillet 2010.

Traversée Ayous. Larry. Lagaube.

Depuis le refuge nous montons au col du même nom par le sentier du Parc. La vue sur l'Ossau est extraordinaire. Du col nous rejoignons la Hourquette de Larry et gravissons alors la crête Sud large et facile. Parvenus sur son faite nous filons bon train traversant plusieurs  petits sommets jusqu'au Soum de Lagaube. Nous sommes alors à la verticale au dessus d'Urdos. Un plongeon de 1000 mètres de dénivellé nous attend pour arriver directement à l'hôtel. Dénivelé de 750m environ.

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Le lac d'Ayous

 

7ème jour
Dimanche 25 juillet 2010
.


 

 

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Serge Capdessus - dans Montagne
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 21:09

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Le sejour "Urdos 2010" a bien eu lieu

Ce fut un groupe de 32 personnes au maximum (2/3 de skieurs, 1/3 de raquetteurs et 1/3 de fondeurs) Ce drole de calcul, clin d'oeil à Marcel Pagnol s'explique par le fait que nombre d'entre nous ont pratiqué plusieurs activités.

* Ie séjour  s'est bien  déroulé du dimanche 21 février 2010 au samedi 27 février 2010.
* A notre arrvée la neige est déjà sur place, abondante, légère  et a permi prouesses et progrès  rapides.
* Il y a eut 3 moniteurs de ski et 2 accompagnateurs en montagne (BE).
* Quatre personnes ont choisi de ne venir que pendant  3  nuits. Le tarif correspondant a été trouvé apres une simple règle de trois par rapport au tarif général.

*  Tout le monde a été logé à l'hotel et 3 personnes ont préféré le gite  (chambres individuelles  sans surcout )
* La météo a été le seul point gris de ce séjour avec beaucoup de nuages et de vents et meme de la pluie.
* Les menus de l'HDV ont fait la joie des petits et des grands comme d'habitude.
* Trois personnes sont venus avec la SNCF jusqu'aux portes de l'hôtel.
* Les sorties à raquettes ont été aussi variées et inédites que possibles: pentes enneigées de la Raca, chemin de la Mature en boucle par le col d'Arras, borde de Rouglan et fort du Pourtalet, col et cabane de Bendous, Pont des Troungas et Chemin de la Mature, pic de Canaourouye et cabane de Sauquet. Il y a eut le mercredi 2 groupes de randonnées adaptés au niveau de tous.
* Les pistes d'Astun étaient aussi désertes que d'habitude.
* Seul Bernard  a pris son  vélo, mais le vent a stoppé son élan au niveau de Peyranere.

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Merci a tous pour cette agréable semaine.
Merci à l'HDV pour son accueil et son service.

Serge Capdessus
Jeudi 4 mars 2010

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Serge Capdessus - dans Montagne
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 10:55

BERNINA2009-328.jpgRefuge Diavolezza.
berninaVoie  Normale de la Berninaalpes-2009-255.jpgVers refuge Marco Rosa

BERNINA 2009.

 

 

 

      Suite à l’ascension  du Mont Blanc en 2008, nous sommes partis en cet été 2009, dans ce massif Italo-Suisse, inédit, majestueux et peu fréquenté par les Français.

 
Dimanche 2 août 2009. Après un assez long voyage en voiture, nous nous retrouvons en cette fin de journée, un peu pluvieuse, dans un haut fond de vallée perdue mais dejà bien accueillante. Les hasards de la réservation par internet nous mènent à l'hôtel "Edelweiss" du hameau de Francia. Tout le monde est là, content de se retrouver ou de se connaître: Stéphane, Guillemette, Maurice, Pierre, Aimé, Rémi, Joël, Véro et Serge. Il est 20h, tout va bien.

  Lundi 3 août. 2ème jour. Montée au refuge Marinelli 2813m. Nous montons en voiture jusqu’au terminus de la route goudronnée, à Campo Moro 1556m. Il pleut sur le parking. Ce petit crachin ne nous fait pas peur et nous empruntons aussitot une petite route puis un sentier balisé qui nous plonge dans une belle forêt montagneuse. Le sentier rude et raide mais bien tracé, nous fait prendre rapidement de l'altitude. Il pleut toujours. L'ambiance est excellente dans le groupe, malgré ce début humide. Soudain à la sortie de la forêt, entre nuages et brouillard, nous apercevons sur un col perdu, une construction, c'est le refuge Carate à 2636m d'altitude. Nous y pénétrons, trempés comme des canards mais ravis par l'accueil sympathique qui nous y est fait. Un repas plus tard, alors que la pluie n'a pas cessé, nous poursuivons jusqu’au refuge Marinelli accroché au sommet de pentes rocheuses à fort belle allure. La dernière montée jusqu'à ce nid d'Aigle se fait dans une  ambiance tout à fait extraordinaire d'autant plus que là aussi, l'accueil par le gardien est vraiment chaleureux. Nous passons donc logiquement une bonne nuit dans ce grand refuge presque vide.

Mardi 4 août. Tentative de montée au refuge Marco Rosa. 3èmejour.
    Beau temps ce matin. Nous prenons alors la direction Nord Est et franchissons par un cheminement dans les pentes d'éboulis et les ressauts rocheux, le passo Marinelli à 3087m. Pendant cette montée, Véro cherche fébrilement son appareil photo et Guillemette, sage, préfère rester au refuge. A partir du col, nous prenons pied sur le glacier.
    Pas de cairn, peu de traces, personne hormis notre groupe dans cet immense bassin de hautes montagnes.
    Par un long parcours glaciaire, nous remontons le vaste glacier supérieur de Scersen. Au dessus de nous, le refuge Marco Rosa, nous surveille. La progression n'est pas bien compliquée, il nous suffit de suivre, à distance, les bases des falaises qui bouclent le glacier sur notre droite et de trouver le meilleur cheminement possible sur ce glacier peu crevassé et peu incliné. Nous progressons rapidement en prenant de l'altitude. Mais nous savons bien qu'il ne nous sera pas possible de parvenir ainsi jusqu'au refuge, les principales difficultés sont donc encore devant nous. Effectivement, presque à l'aplomb du refuge, nous trouvons un vaste couloir de neige qui descend jusqu'au glacier. Nous nous y engageons vaillamment, la pente encore modeste ne nous  gêne pas. Nous progressons rapidement. Au dessus de nous, une zone crevassée barre toute la largeur du couloir. Les crevasses ne sont pas très ouvertes et souvent bouchées par une fine couche de neige tombée la veille. Nous mettons les crampons.  Le paysage est de plus en plus grandiose mais l'issue de notre progression n'est toujours pas évidente. Nous décidons alors de traverser complètement le couloir pour se rapprocher de la partie rocheuse, probablement plus sûre que la pente enneigée, raide, haute et surtout recouverte par une couche de neige récente.
    Mais quand nous terminons cette traversée, c'est pour découvrir, juste au dessus de nous, un ensemble d'échelles et de cables aussi raides qu'exposés et surtout entièrement glacés. Notre progression est stoppée net. Il nous reste aussi la solution de remonter le couloir par la neige, Rémi et Joël sont favorables à cette solution. Stéphane et Pierre seraient eux plus tentés par les échelles. Après y avoir bien réflechi, jaugé les deux possiblités, je préfère sonner la retraite plutot que de risquer d'engager mes amis dans un passage trop délicat. Nous faisons alors demi-tour en restant au bord du versant rocheux du couloir. Personne ne conteste ma décision. Nous croisons d'ailleurs un couple d'autrichiens qui feront demi-tour au même endroit que nous.
    Nous retrouvons le glacier puis les éboulis, le col, le sentier et le refuge. Giuseppe nous y accueille de façon toujours aussi sympathique. Guillemette est là, avec l'appareil photo de Véro! La soirée est excellente dans le refuge nettement plus fréquenté que la veille. 

Mercredi 5 août. Descente sur les voitures 4ème jour.         Après en avoir bien débattu entre nous, nous ne perdons pas de vue l'ascension du sommet de la Bernina, et pour cela nous allons contourner les difficultés qui nous ont fait reculer, pour passer par la Suisse. 
    Nous nous dirigeons vers le Sud Est pour franchir le glacier et le col de Caspoggio à 2983m. Aimable parcours, magnifique et sans la moindre difficulté. Tout le monde est content d'être là, Guillemette et Maurice apprécient particulièrement l'endroit. Depuis le col, Rémi et Pierre en profitent pour gravir, seuls et sans corde, un sommet rocheux de la crête Sud avec de nombreux passages d'escalade de 2 et même de 3, c'est le Pic de Caspoggio 3136m. 
    Du col, une belle descente sur éboulis puis sur sentier, nous mène au grand refuge de Bignami 2387m, fréquenté par une foule sympathique et bruyante. Après le repas, nous suivons le large sentier qui file d'abord au grand barrage qui coupe la vallée et ensuite aux voitures sur le parking, maintenant ensoleillé, de Campo Moro.
    Nous nous précipitons à l'hôtel Edelweiss qui ne fait aucune difficulté à nous accueillir.


    Jeudi 6 août.
5e jour. De l'hôtel de Francia (Italie) àau refuge de Diavolezza (Suisse).
   
Depuis l'hôtel, nous descendons en voiture jusqu’a Sondrio, passons le Col de la Bernina et stoppons sur le parking du téléphérique de Diavolezza. C'est une simple journée de transfert qui nous permet de nous reposer un peu, recharger nos batteries et découvrir ce coin de Suisse que seul Joël a déjà vu. Le repas de midi au bord du lac est aussi bien agréable. Du parking, il nous suffit de sortir notre carte Bleue (très utile en Suisse) de sauter dans la première benne pour se retrouver à l'hôtel de Diavolezza dans un cadre grand luxe avec un repas de cantine et un accueil de caserne. Seul le panorama sur l'ensemble du massif de la Bernina est exceptionnel.
    Pour essayer de comprendre quelque chose à cet incroyable ensemble de pics, de glaciers, de pentes et d'arêtes, je gravis avec Véro et Joël, le  Mont Pers 3207m en 1h de montée sur un sentier bien tracé.
    Ce soir, après la décevante saucisse à la purée, c'est l'ambiance des grands soirs. On interroge guides et alpinistes mais les réponses sympathiques, toujours en allemand ne sont pas faciles à suivre...enfin, nous verrons bien.
    Après une douche chaude et gratuite, la nuit dans ce refuge-hôtel est agréable mais trop courte.

Vendredi 7 août 2009. Montée au refuge italien "Marco Rosa" 3597m. 6èmejour.
    A 3h45, le réveil sonne, c'est l'heure. Dehors il fait nuit et très beau. Tout va bien. Après un petit déjeuner copieux, nous quittons le refuge en suivant le sentier repéré la veille par Joël. Sentier qui nous permet de descendre jusqu'au glacier de Pers, situé 400m plus bas. Nous mettons les pieds sur la glace sans problème ni rimaye. Il fait encore nuit, nous traversons en ligne droite cette première langue glaciaire et quand nous trouvons la neige, nous nous encordons. Tout va bien, le moral est au beau fixe. Le jour se lève, les paysages de haute montagne qui nous entourent sont  immenses et magnifiques. Nous sommes ravis d'être là.
    Après avoir traversé rapidement cette première partie glaciaire, nous abordons une belle montée qui doit nous permettre d'acceder au fil de la crête pour atteindre ensuite les terrasses Bellavista. Notre pas est lent et régulier. Nous sentons bien que le dénivellé ne sera pas un problème aujourd'hui. Effectivement, nous rattrapons plusieurs cordées de guide avec clients, parties devant nous. Nous  gravissons, comme prévu, crampons aux pieds, des pentes faciles ou en neige ou en rocher. Parvenus sur le fil de la crête, il suffit de le suivre...
    Au début, tout va bien, nous progressons rapidement mais soudain apparait face à nous, un redoutable ressaut rocheux. Certes, des spits nous permettront de progresser en sécurité mais cela ne suffit pas à nous rassurer suffisamment.
    Chacun jauge l'obstacle, bataille, hésite puis le franchit sauf Véro et Serge qui préfèrent en rester là. Comme un fait exprès, un gros nuage venant d'italie envahit pendant quelques minutes tout le secteur.
    Notre groupe se coupe donc en deux: les deux cordées de Aimé et de Joël filent bon train vers le refuge Marco Rosa et celle de  Véro  redescend  vers le refuge Boval en suivant un itinéraire peu orthodoxe: d'abord une belle pente de neige, suivie d'un cheminement sur sentier avec descente sur moraine et enfin la traversée spectaculaire du grand glacier de Morteratsch plat, crevassé mais sans neige.
    Nous passerons une bonne nuit dans le refuge Boval 2495m, malgré son accueil cavalier, ses tarifs excessifs et sa cuisine de mauvaise collectivité. "Un refuge typiquement helvétique", disent les dépliants touristiques...
    Et pendant ce temps, le groupe des 6 termine de franchir les passages rocheux et se lance dans la traversée des Terrasses Bellavista. L'endroit est terriblement magnifique avec une trace continue sur un immense glacier à la fois hérissé de séracs impressionnants et fracturé par de belles crevasses, toutes heureusement franchissables. Les arrêts pour faire des photos sont fréquents et incontournables.
     Vers 11 heures, c'est Maurice qui pénétre le premier dans le refuge Marco Rosa accroché à ses 3597m d'altitude. Mais attention, la réservation s'est elle perdue dans quelque crevasse? Non, heureusement, on finit par la retrouver!
    Forts de l'horaire favorable et du temps toujours beau, la bande des 6, décide  alors d'enchainer directement vers le sommet. Après une bonne halte-repas qui permet à chacun de refaire ses réserves, c'est à nouveau le départ. Il est midi environ. Il ne reste que 400m de dénivellé à franchir. Mais contre toute attente, ces 400m vont opposer une résistance farouche, variée et spectaculaire  à nos cordées de choc: il leur faudra ainsi pas moins de 2h30 d'efforts pour franchir cet ultime obstacle composé de passages de rochers (niveau 2 et 3) et de neige (fines arêtes courtes et vertigineuses). Après avoir franchi le sommet peu marqué de la SPEDLA 4020m, voici, apres une ultime arête rocheuse, le sommet de la BERNINA et ses 4048m. Il est 15h30. Bravo à tous. Joël appelle par téléphone l'équipe de soutien, toujours à l'affut sur la terrasse du camp 2.
    La descente de cette partie de haute montagne, sera aussi longue et éprouvante que la montée, les passages techniques étant toujours plus impressionnants à la descente qu'à la montée. Et il est plus de 18h30 quand ils pénétrent à nouveau dans le refuge. Derrière eux, plus personne dans la montagne qui se couvre alors de grands nuages et devant eux, le bar du refuge qui leur lâche des  pintes de bière, au combien, méritées.   

Samedi 8 août. Ascension du Piz Boval pour les uns et descente pour les autres.   7ème jour.
    A 4 h du matin, au refuge Boval, Véro et Serge se lèvent pour un petit dejeuner moyen suivi d'un quittage de refuge tout à fait extraordinaire. Il fait encore nuit, le refuge est enfin silencieux et la montagne toujours déserte. Ils prennent aussitôt le sentier qui serpente gentiment derrière le refuge. Il est  6h.
    A 5h du matin, au refuge Marco Rosa, ce sont nos alpinistes qui se lèvent pour une belle journée de descente. Ils prennent leur petit déjeuner, même pas inquiétés par les nuages blancs qui noient les alentours du refuge.
    Vers 7h, Véro est déjà haute, bien au-dessus du refuge. Les hauts sommets sont accrochés ou carrement invisibles. Elle continue à suivre le sentier, marqué et cairné. Parvenue sur un vaste replat rocheux, elle laisse l'itinéraire qui monte vers le Pic de Mortererash, pour prendre sur la droite du vallon, une petite sente gravissant des pentes raides de cailloux. La pente se transforme peu à peu d'abord en couloir puis en cheminée. Quelques pas faciles permettent d'atteindre la crête, la vue sur les alentours est magnifique.
    Au même moment, en altitude, c'est la sortie du refuge de Marco Rosa. Tout est payé (merci Aimé), rien n'est oublié et c'est la descente vers la vallée en suivant sagement la trace parcourue la veille. Aucun stress chez nos amis, tous ravis d'avoir déjà gravi le sommet.
    Il est environ 8h. Véro en suivant la crête, tombe en arrêt, à la fois devant un magnifique tapis de fleurs d'un mauve profond et à la fois sur un magnifique chamois qui à 20m d'elle, passe calme et impérial. Le chamoix, comme chacun sait, est l'isard des Alpes. Véro remonte maintenant la crête rocheuse de plus en plus large et facile pour parvenir au sommet. Pic Boval 3353m. Il est 8h30 ce qui fait une moyenne de 2h30 de montée pour 900m de dénivellé.
   En même temps, plus haut, c'est la descente, à bon rythme, des Terrasses Bellavista. La neige ramollie par les nuages de la nuit, botte un peu. Le groupe arrive au passage rocheux qui leur oppose une certaine resistance: Pierre descend en rappel, les autres désescaladent. Retrouvant la neige, ils accélèrent le pas mais sont tout de même rattrapés par la pluie, au milieu du grand glacier. Il ne leur reste plus qu'à tomber cordes et crampons pour entamer la terrible remontée vers le refuge de Diavolezza. Il est environ midi quand ils en atteignent, pour la squatter à 91%, la terrasse
.
    A 11h, Véro arrive au refuge Boval. Il pleut. C'est le retour vers Diavollezza qui est aussitot entamé. C'est d'abord la traversée sous une pluie de plus en plus battante, du grand glacier de Morteratsh qui nous oppose de belles crevasses, empêchant donc de le traverser en ligne droite. Arrivés enfin, sur l'autre rive mais beaucoup plus haut que prevu, négligeant la facilité de remonter sur les terrasses herbeuses descendues la veille, nous préférons longer la rive droite du glacier, descendre jusqu'au confluent avec le glacier de Pers et remonter ce dernier en suivant sa rive gauche.   Il s'ensuit alors une sévère bataille dans cet univers hostile et angoissant composé de glace blanche et noire, de rochers raides et trempés,  d'éboulis traitres et friables,  de ponts  de neige pourris et redoutables et de très peu de traces humaines. Vraiment c'est un endroit perdu. Seule la vision lointaine des deux refuges nous rassure.
    Après deux heures d'efforts, de saut de crevasses, de cramponnage, de vues magnifiques,  de joies, de bonheurs et de quelques inquiétudes, nous parvenons enfin au pied du refuge de Diavolezza. La remontée finale est encore plus pénible que prévue.
    Il est 13h30, l'équipe est réunie au grand complet sur la terrasse du refuge. Quelle journée! Merci à toutes et tous. 

         Serge Capdessus  Usfenmontagne@orange.fr.

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Serge Capdessus - dans Montagne
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 22:47

URDOS ASTUN 2010.

Fiche technique.

Séjour de ski alpin, de surf

et de raquettes à neige

 

pour adultes, adolescents et familles

avec enfant à partir de 8 ans.


Séjour organisé par l’Usfenfp 33. 54 martin 33880 Baurech.


         Présentation. Après avoir fréquenté les stations de ski de Gavarnie et de Luz Ardiden, nous avons, en 2003, découvert celle d’Astùn, située à la limite espagnole de la vallée d’Aspe (64). Très satisfaits par les prestations offertes et par la qualité de vie et de séjour dans cette superbe vallée pyrénéenne, nous avons choisi d’y revenir chaque année pour un séjour mixte, composé de sorties en raquettes à neige et de journées de ski de piste, de surf. Le site la haute vallée d’Aspe, vaste, peu fréquentée est très riche en possibilités de toutes sorte

 

Equipement pour tous .

Veste de montagne. Pull de laine.

Veste en fourrure polaire. Pantalon épais pour la marche ou le ski.

Matériel de ski ( Ski, bâtons, chaussures. Le casque est très fortement conseillé pour les enfants et même pour les adultes).

 

Equipement pour les raquetteurs.

     Petit sac à dos de 30 à 40 litres.

    Chaussures de marche.


Tarifs:

Pratiquemment identiques à ceux de 2009: Comprenant la pension complète, les forfaits des remontées, l’encadrement des sorties et la fourniture des raquettes.

Adultes skieurs: 575 euros.

Adultes raquetteurs: 515 euros

Adolescents: 480 euros.

Enfants : 415 euros. 

Supplément chambre individuelle 60 euros.

Ces tarifs comprennent les nuitées en hôtel, les repas (matin et soir à l’hôtel), les repas froids pour le midi, les frais d’encadrement et d’organisation, tous les forfaits des remontées mécaniques, l’encadrement des sorties « raquettes à neige » et « ski de piste » et la fourniture des raquettes. Les boissons ne sont pas comprises dans ces tarifs.

Le solde est à régler avant le 15 janvier 2010. Il sera possible de payer en plusieurs fois ou en chèques vacances.

 

  Dates: Du dimanche 21 février 18 h au samedi 27 février 2010 vers 17h.

Rendez vous:

Le 21 février 2010  vers 17h à l’Hôtel des Voyageurs d’Urdos.


Accès: Par le train, prendre un TGV jusqu’à Pau (64) puis suivre la ligne régulière (Pau / Canfranc) jusqu’à Urdos (64). Par la route, rejoindre Pau par l’A 64 et suivre ensuite la RN 134 qui mène en Espagne et à Urdos dernier village français.

 

Hébergement et cadre de vie:

Urdos est un village de montagne, calme au cœur de paysages magnifiques. Astùn, belle station de ski espagnole, satisfait tous les skieurs, du débutant au confirmé. Cette station d’envergure avec ses 40km de pistes, (4 vertes, 13 bleues, 20 rouges, 13 noires, et 1 snow park) ses 14 remontées mécaniques, nous a parfaitement convenu depuis 2003.

Le site restera peu fréquenté car nous serons en dehors de la période des vacances scolaires espagnoles.

L‘hébergement sera assuré par un hôtel-restaurant au service exceptionnel de qualité. http://www.hotel-voyageurs-aspe.com

Il sera possible d’arriver la veille à l’Hôtel et d’en repartir le lendemain. Veillez dans ce cas, à nous prévenir.

Activités:

Ski alpin: L’activité sera organisée sous la responsabilité de 3 moniteurs diplômés 2FOPEN: avec un encadrement par groupes de skieurs, débutants ou confirmés. Il sera aussi possible de skier seul ou en petit groupe  autonome.

Raquettes: Sorties à la journée, accessibles à toute personne âgée de 10 à 72 ans environ, encadrées par un accompagnateur en montagne, titulaire du Brevet d'Etat. Nous essaierons de réaliser des sorties inédites.

Surf et patinette: Tous les ans se forme un groupe initiation/ loisir/ sportif avec  des participants de tout âge.

Ski de fond. Il sera possible d’organiser un groupe d’initiation sur le vaste domaine de la station du Somport (toute proche d'Urdos).

 

 

Assurance:

Par l’adhésion à Usfen33. Cotisation 2009 valable pour toutes les activités de l’année: 30 euros pour les adultes, 20 euros pour enfants et adolescents.


Equipe d'encadrement:

 

Françoise C. Monitrice féd de ski et Accompagnatrice en Montagne  (BE).

Jean L . Moniteur  fédéral de ski et Accompagnateur en Montagne (BE).

Christine B. Monitrice fédérale de ski.

Serge C. Accompagnateur en Montagne. (BE).

 

Renseignements:

Serge Capdessus 54 martin 33880 Baurech. Tel: 06 10 320 120. sergecapdessus@orange.fr

                                                                  S C    vendredi 6 novembre  2009.

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Serge Capdessus - dans Montagne
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 17:47
   
Nous avons gravi le Pic du Midi d'Ossau, 2886m, la Montagne des Montagnes, le dimanche 23 août 2009, à la journée, depuis le col du Pourtalet (64).
Ce fut une grande journée, sans nuage avec quelques montagnards par ci par là, de belles cheminées à gravir et à descendre et surtout un panorama sommital exceptionnel.
Bien évidemment, nous avons beaucoup pensé aux 5 ascensions précédentes et surtout à celle du 4 octobre 1997 qui nous avait vu bivouaquer à 18 au sommet de la Pointe de France.
Avec Françoise, Véro et Pierre.
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Serge Capdessus - dans Montagne
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